Association des Travailleurs Maghrébins de France
10 rue Affre - 75018 Paris
01 42 55 91 82 national@atmf.org

By

Halte au racisme à visage découvert contre les subsahariens au Maroc

=http://www.atmf.org/spip.php?article540

By

Halte au racisme à visage découvert contre les subsahariens au Maroc

Paris le 13 septembre 2005

A la une de son édition du 12 septembre 2005, l’hebdomadaire régional marocain  »Ashamal » étale une photo représentant des immigrés subsahariens avec en grands caractères, le titre suivant :  » Les sauterelles noires envahissent le nord du Maroc » (1)

Dans l’article consacré au sujet, les Africains sont rendus responsables de tous les maux touchant Tanger et sa région : Prostitution, mendicité, occupation des lieux publics, atteinte aux biens et à la sécurité des personnes, maladies sexuellement transmissibles.

L’ATMF et ses militants sont choqués par les propos racistes et haineux du journal « Ashamal » vis à vis des migrants subsahariens et sont indignés par cet « article » qui s’apparente à un appel à la xénophobie et à la haine raciale.

Cet article est l’illustration d’une dérive constatée ces dernières années dans plusieurs journaux marocains, devenus de simples caisses de résonance servant relayer les  »exploits  » du ministère de l’intérieur : Ratissages, encerclement, expulsions, et stigmatisation visant les subsahariens.

L’auteur de l’article a franchi un pas supplémentaire dans l’abjection et l’ignominie en traitant ces immigrés africains de sauterelles noires qui envahissent tanger. Dans un état de droit, le pire des racistes n’aurait pas osé tenir ce genre de propos qui constitue un délit passible de lourdes sanctions judiciaires.

L’ATMF rappelle au gouvernement marocain qu’il est signataire, entre autres, de la convention internationale pour la protection des migrants et qu’il a l’obligation de les protéger, et demande au ministère de la justice de poursuive en justice les auteurs d’incitations à la haine raciale. L’ATMF dénonce les auteurs de cet article et entend examiner tous les moyens possibles pour se pourvoir en justice contre eux.

L’ATMF dénonce tous ceux qui se pressent à verser des larmes de crocodiles quand il s’agit d’exactions touchant des immigrés marocains à l’étranger et d’agir avec mépris quand il est question de migrants subsahariens au Maroc : la dignité d’un Homme est la même qu’il soit marocain en Europe ou subsaharien au Maghreb .

By

Non au racisme contre les migrants subsahariens au Maroc

Pétition

Le Maroc connaît depuis quelques mois une montée pernicieuse et extrêmement dangereuse d’un racisme ordinaire abject et intolérable, aussi bien dans certains médias écrits que audio-visuels; racisme orienté principalement contre des étrangers venant de pays d’Afrique subsaharienne et se trouvant aujourd’hui en situation  »administrativement irrégulière » parmi nous. Ceci est indigne des valeurs et de l’histoire de notre pays ainsi que des principes qui doivent faire de nous une société d’égalité, de justice, de tolérance et de progrès.

Pour faire face à une telle dérive nous, signataires ci-dessous, demandons:

1/ Une condamnation sans équivoque de tous les comportements, tous les écrits et tous les messages à connotation raciste de quelque origine qu’ils proviennent.

2/ Demandons l’adoption d’une loi criminalisant de tels comportements, écrits et messages quel qu’en soit le support et quelle que soit la peronne ou la communauté visée, en raison de sa couleur, de son appartenance ethnique, de ses valeurs culturelles ou de sa religion.

les signatures doivent être envoyées à :
plate-forme_l@samizdat.net

En précisant : Nom, prénom, profession et ville

By

Tunisie : Rassemblement

Rassemblement

place du Président Mithouard, Métro Saint-François Xavier

près de l’ambassade de Tunisie

vendredi 9 septembre à 18h30

Pour le respect des droits fondamentaux

Pour l’indépendance de la justice

Pour le retour à la démocratie

En Tunisie

By

Tunisie: rassemblement à Paris le ven 9 sept. à 18h30

– Libertés bafouées

– Défenseurs des droits de l’Homme, journalistes, universitaires persécutés

– Associations indépendantes réprimées

– Ligue tunisienne des droits de l’Homme interdite de congrès

A l’appel de :

la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH),

la Ligue française des droits de l’Homme (LDH),

le Comité pour le Respect des Libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT),

Reporters sans Frontières (RSF),

le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH),

le Syndicat de la magistrature (SM),

le Syndicat des avocats de France (SAF),

l’Association des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT),

la Fondation France Libertés,

le Parti communiste français (PCF),

les Verts.

Rassemblement place du Président Mithouard, Métro Saint-François Xavier près de l’ambassade de Tunisie
vendredi 9 septembre à 18h30

Pour le respect des droits fondamentaux

Pour l’indépendance de la justice

Pour le retour à la démocratie

En Tunisie

By

AFVIC : communiqué sur le meurtre d’un jeune camerounais

Amis et Familles des Victimes de l’Immigration Clandestine


Organisation membre de la Plate Forme Migrants

« Vers deux de l’aube nous avons allé en groupe essayer de croiser la clôture que
sépare le Maroc de Melilla. La Garde Civile nous a attaquées comme toujours, avec
toutes les méthodes plus dures que torture. La massue électrique, gaz
lacrymogènes, balles de gomme, balles réelles Ils collaient beaucoup à un des
compagnons, jusqu’à ce qu’il ne soit pas levé. Ils ont ouvert la petite porte de la
clôture et ont déporté tout le groupe au Maroc avec le corps du compagnon. Le
corps mort est resté avec nous dans cette forêt en espérant qu’une certaine autorité
internationale que se fait l’écho de tout ceci. La Garde Civile peut nous assassiner
avec une impunité totale… »

C’est en ces termes qu’un témoin a rapporté les
circonstances du meurtre d’un camerounais de 17 ans, avant que son corps soit
transporté a travers une porte du Grillage et jeté du coté Marocain de ‘la frontière’.

L’annonce de ce drame a été précédée par une large compagne de désinformation de la
part de certains responsables Espagnoles, on apprend ainsi que la Guardia Civile a
utilisée des moyens légaux anti-émeutes (matraques électriques, gaz lacrymogène,
balles en caoutchouc.. » Pour faire face a la vague de quelque 300 immigrants
subsahariens ! qui tentaient de passer en ‘Espagne’, Le préfet de Melilla Mr José
Fernandez Chacon, a déclaré au journal Espagnole « El Pais » que les migrants
subsahariens « utilisent des tactiques et des stratégies militaires » allant jusqu’à
dire ; « Nous n’écartons pas l’hypothèse qu’il se trouve parmi eux des miliciens
qui ont exercé dans les nombreuses guerres africaines. » !

Le corps de la victime étendue sur le sol(coté marocain), sous le
regard des migrants. Photo (Prodein)

L’association Afvic dénonce de tels propos, et considère qu’ils constituent une tentative
de fuite en avant, venant d’un responsable qui essai de justifier l’injustifiable,

Afvic, demande au gouvernement Marocain d’ouvrir une enquête sur les circonstances
de ce drame, et rappel que parmi les subsahariens arrêtés, se trouvent des témoins qui
peuvent participer à ce que la lumière soit faite sur les circonstances de ce meurtre, et
toute opération de refoulement des migrants appréhendés, avant la clôture de l’enquête
empêchera l’éclatement de la vérité et la détermination des responsabilités.

Afvic demande la mise sur pied d’une commission d’enquête parlementaire, pour
faire toute la lumière sur les allégations de l’ouverture du grillage séparant Melilla de
Nador, pour se débarrasser du corps de la victime.
Afvic entreprends actuellement, en concertation avec ses partenaires, les démarches
nécessaires pour l’identification de la victime et l’information de sa famille.

By

Incendies en série : Ce n’est pas une fatalité !

Vincent Auriol, 7 morts rue du Roi Doré, 36 enfants décédés au total et des dizaines de blessés graves…
Les organisations signataires, réunies le 29 août à Paris, se recueillent devant les victimes des incendies qui viennent de se produire coup sur coup. Elles assurent les familles sinistrées de leur totale solidarité.
La communauté africaine et immigrée est durement frappée. Une peur légitime s’empare de tous les ménages modestes, immigrés, précaires, sans-papiers, qui vivent dans ces brasiers en puissance : taudis, bidonvilles, foyers, logements surpeuplés, hôtels meublés…

Nous n’admettrons pas que « l’inventaire » de ces lieux soit le prétexte à amplifier les expulsions.
Ces drames révèlent la situation catastrophique du logement qui perdure depuis des années. Celle-ci s’aggrave de jour en jour avec les mesures du gouvernement actuel.
L’inadmissible est dépassé, il faut des mesures d’urgence et une toute autre politique du logement à Paris, en Ile-de-France et dans tout le pays.

Il faut construire des logements sociaux en quantité et qualité pour satisfaire les besoins de toutes les familles.
Les organisations signataires appellent à manifester :

SAMEDI 3 SEPTEMBRE 2005
A 15 H 30
Métro Quai de la Gare

NOUS EXIGEONS :· des mesures d’urgence et de relogement de toutes les personnes sinistrées et menacées, dans de vrais logements aux normes et décents ;
· des mesures de protections immédiates pour les résidents en attendant leur relogement ;
· l’arrêt immédiat des expulsions locatives ;
· la construction accélérée et massive de logements sociaux pour répondre aux besoins des 345.000 demandeurs d’Ile-de-France ;
· la réquisition et la réhabilitation des logements vides, des logements sociaux viables promis à la démolition.

Nous exigeons une table ronde réunissant Etat, villes, associations, syndicats, constructeurs sociaux…

Liste des premiers signataires : AC ! (Agir conter le chômage), Act’Up Paris, Apeis (Association Pour l’Emploi, l’Information, et la Solidarité), ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France) CAL, CGT (Confédération générale du travail), CGT URIF, CNL (Confédération nationale du logement), CNSP (Coordination nationale des sans-papiers), DAL (Droit au logement), Droits devant !!, Europalestine, Gisti, Groupe CACR, IACD, LDH (Ligue des droits de l’homme), Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), Resoci, SOS Racisme, Sud-PTT, US-Solidaires…

Ainsi que Les Alternatifs, LCR (Ligue communiste révolutionnaire), LO (Lutte ouvrière), PCF (Parti communiste français), Verts 13ème.

By

Sans papiers : Manifestation

Samedi 27 aout 9ème anniversaire de l’occupation de l’église Saint-Bernard :

Manifestation nationale de République à l’église Saint-Bernard

By

9ème anniversaire de l’expulsion de St Bernard : Manifestation nationale le 24 août 2005

Il y a 9 neuf ans, le 23 août 1996, le gouvernement Juppé envoyait les CRS défoncer à coups de hache la porte de l’église St Bernard, occupée par des sans papiers qui exigeaient leur régularisation. Cet acte de violence soulevait une grande vague d’indignation.

St Bernard est le symbole de la lutte des sans papiers et des organisations qui les soutiennent.

Les ministres de l’Intérieur se sont succédés : Pasqua, Debré, Chevènement, Vaillant, Sarkozy, Villepin, Sarkozy. Les méthodes, elles, n’ont pas changé : refus d’une régularisation globale, arrestations, détentions dans les centres de rétention, expulsions, fuite en avant dans le tout répressif, discours relayant les thèses d’extrême droite et prenant les sans papiers pour cibles dans un but purement électoraliste.

Nicolas Sarkozy fait du chiffre (et prépare sa campagne pour la présidentielle) sur le dos des sans papiers.

Depuis juillet, les rafles sous prétexte de contrôles d’identité se multiplient : Stalingrad, Barbès, dans le 10^ème , contre les Rroms en banlieue, à Belleville le 6 août …

Sarkozy met en place, avec ses collègues européens des expulsions groupées de sans papiers, expulsions contraires aux conventions internationales, par vols charters spécialement affrétés.

Des Afghans, fin juillet, ont inauguré ces vols de la honte, expulsés vers un pays dont tout le monde sait à quel point il est peu sûr.

Le gouvernement promet des résultats : doubler le nombre des expulsions, construire de nouveaux centres de rétention, créer une police spéciale pour traquer les sans papiers.

Il réduit et remet en cause l’AME, privant ainsi les sans papiers de l’accès aux soins et d’un droit fondamental : le droit à la santé.

Dans le même temps, il veut faire appel à une immigration « choisie » -politique des quotas-, sélectionnant dans les pays du Sud la main d’œuvre (en la prenant et la rejetant selon les fluctuations du marché) dont les pays riches du Nord ont besoin, continuant le pillage colonial sous d’autres formes et instaurant une immigration « kleenex ».

Nous n’acceptons pas que des personnes soient ainsi utilisées et réduites à leur seule force de travail.

Les sans papiers sont là, exploités par des employeurs sans scrupules. Ils participent à la richesse culturelle et matérielle du pays où ils sont. Ils veulent vivre au grand jour et dans la dignité.

Les Français, les étrangers qui résident en France en situation régulière, les sans papiers, méritent autre chose que la peur de l’autre, les tentatives de division et au bout du compte la xénophobie.

Une autre politique de l’immigration est nécessaire, urgente, elle devra être fondée sur le respect et l’égalité des droits de tous et de chacun.

Nous demandons au gouvernement de cesser d’instrumentaliser l’immigration à des fins électoralistes !

Nous exigeons la régularisation globale de tous les sans papiers, seule solution humaine, réaliste et efficace. Et dans l’immédiat, nous exigeons l’arrêt des expulsions.

St Bernard est emblématique de la lutte de tous les sans papiers.

Les collectifs de sans papiers et organisations de soutien ci-dessous poursuivront cette lutte sans faiblir. Ils appellent à

UNE MANIFESTAION LE SAMEDI 27 AOÛT À 14 HEURES DE RÉPUBLIQUE À L’ÉGLISE ST BERNARD

Premiers signataires :

Collectifs de sans papiers :ALIF : 11ème collectif, 18ème collectif, 19ème collectif, CSP 92, CSP 77 ; 3ème collectif ; 9ème collectif, CSP Droits Devant !
Organisations de soutien : Les Alternatifs, Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (L’ACORT), Association des Tunisiens en France (ATF), Alternative citoyenne Ile-de-France, CEDETIM, Collectif des musulmans de France, Droits Devant !, Fédération des syndicats SUD-rail, FTCR, IACD (Initiatives et actions citoyennes pour la démocratie et le développement), LCR, LDH, Mission Congo Debout, MRAP, Au nom de la mémoire, Les Panthères roses, PCF, Sud Education, SUD PTT, Union syndicale Solidaires, Les Verts

By

Défendre la tenue en toute autonomie du 6ème congrès de la Ligue Tunisienne

Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie
membre du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme

Communiqué

Défendre la tenue en toute autonomie du 6ème congrès de la Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l’Homme (L.T.D.H.) les 9-10-11 septembre 2005.

Faire échec à la stratégie du pouvoir tunisien visant à faire taire les défenseurs des droits de l’homme en Tunisie.

Dimanche 21 août 2005, la LTDH, s’est vue empêcher de tenir son Conseil National, par de nombreux détracteurs, composés de milices du parti au pouvoir et de policiers en civil.
Face à ce véritable assaut d’agressions physiques et verbales et l’interdiction de sa réunion, la LTDH se mobilise. Elle organise une conférence de presse le mardi 30 août prochain et convoque, à nouveau, son Conseil national pour le mercredi 31 août 2005.

La LTDH, la plus ancienne organisation de défense des droits de l’Homme du monde arabe, est l’objet d’un harcèlement policier et judiciaire continu visant ses militant-e-s, sa direction et ses sections. Les autorités n’ont cessé d’entraver ses activités et son fonctionnement associatif, processus qui s’est intensifié depuis le dernier congrès en octobre 2000.
C’est ainsi que, depuis deux ans, les autorités tunisiennes bloquent illégalement une subvention de l’Union européenne accordée à la LTDH, alors que des associations fantoches, proches du pouvoir, bénéficient de de fonds identiques. Les procès en cours orchestrés par les sbires du pouvoir tunisien contre le comité directeur et les sections de la LTDH, visant à entacher d’illégalité les préparatifs et la tenue du 6ème Congrès national sont aujourd’hui au nombre de 14.
Désormais, les autorités tunisiennes ne cachent plus leur détermination à mettre au pas la LTDH et à empêcher ses activités, avec pour objectif immédiat, de faire échouer la tenue du prochain congrès prévu à Tunis, les 9-10-11 septembre prochain, en présence de nombreuses ONG internationales.

Le CRLDHT n’a cessé de dénoncer le harcèlement systématique que subissent la LTDH et ses militants. Il condamne fermement cette nouvelle offensive violente des autorités tunisiennes contre la tenue du Conseil national du 21 août. Il exprime sa solidarité aux militant-e-s de la LTDH et à sa direction, pour leur lutte quotidienne et sans cesse renouvelée pour l’autonomie de leur organisation qui constitue une condition indispensable pour la défense des libertés et des droits de l’Homme.

Le CRLDHT appelle à la mobilisation de tous les défenseurs des droits de l’Homme et des ONGs internationales pour soutenir la LTDH et l’épauler pour que son congrès national des 9-10-11 septembre prochain puisse se tenir librement et dans les meilleures conditions.

Le CRLDHT dénonce l’indifférence et le mutisme complices des autorités françaises et européennes face aux violations graves, répétées et systématiques des droits de l’homme en Tunisie, en particulier les atteintes à la liberté d’association et d’organisation illustrées notamment par l’interdiction du congrès constitutif du syndicat des journalistes tunisiens. Il appelle les parlementaires nationaux et européens dont une délégation va se rendre prochainement en Tunisie d’intensifier leur action en vue d’amener les autorités tunisiennes à respecter ses engagements nationaux et internationaux, notamment ceux souscrits dans le cadre des accords d’association avec l’Union européenne.

Paris, le 26 août 2005.

C.R.L.D.H. Tunisie
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie

21 ter rue Voltaire 75011 Paris- France
Téléphone / Fax : (33) 01 43 72 97 34 – Email : crldht@wanadoo.fr
Membre du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme