Association des Travailleurs Maghrébins de France
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Deux journalistes condamnés pour diffamation, Reporters sans frontières dénonce une « sentence disproportionnée »

Ahmed Reda Benchemsi et Karim Boukhari, respectivement directeur et chef des actualités de l’hebdomadaire indépendant « TelQuel », ont été condamnés, le 15 août, en première instance à Casablanca à deux mois de prison avec sursis, 2 500 dirhams (255 euros) d’amende et un million de dirhams (90 000 euros) de dédommagement pour diffamation à l’encontre d’une députée. Reporters sans frontières dénonce un procès inéquitable et une « sentence disproportionnée ».

« Nous sommes indignés par la lourdeur de la peine prononcée à l’encontre des deux journalistes. Les médias marocains poursuivis pour diffamation ne devraient pas avoir à craindre des peines de prison. Cette épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête des journalistes est contraire aux standards internationaux sur la liberté de la presse. De plus, lors du procès, les droits de la défense n’ont pas été respectés », a déclaré l’organisation.

Contacté par Reporter sans frontières, l’avocat de la défense, maître Karam, a affirmé n’avoir pas pu plaider lors de l’audience et a dénoncé la partialité du jugement. Il a, par ailleurs, déclaré qu’il « est étrange que la condamnation intervienne alors que le mois d’août est un mois de repos judiciaire au Maroc, les tribunaux n’y statuant que sur des affaires urgentes ».

Dans un billet satirique intitulé « Secret d’une brune », Karim Boukhari avait retracé dans le numéro 184 de « TelQuel », l’évolution de la carrière d’une députée, « originaire du Moyen-Atlas », la désignant par le pseudonyme d »Asmaa », « pour éviter qu’elle ne crie à la diffamation ». Le journaliste racontait comment cette femme qu’il dit être une « ancienne cheïkha » (danseuse populaire), est devenue parlementaire. Malgré le pseudonyme, la députée Halima Assali s’est reconnue et a intenté une action en justice.

Joint au téléphone par Reporters sans frontières, M. Boukhari a souligné que son billet était « humoristique » et qu’il n’avait pas nommé la députée qui a porté plainte.

Les journalistes ont décidé de faire appel

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Sans-papiers : non à l’exclusion des soins

Deux décrets viennent de durcir l’accès aux soins des étrangers sans titre de séjour.

L’Aide Médicale de l’Etat (AME) est destinée aux personnes vivant en France, qui sont exclues de la couverture maladie dite universelle et dont les ressources sont inférieures à un plafond de 576 € par mois. L’accès aux soins des étrangers sans titre de séjour dépend de l’AME.
Depuis décembre 2002, le gouvernement n’a cessé de remettre en cause le dispositif d’AME par voie législative : le droit à l’admission immédiate à l’AME même dans les cas où « la situation l’exige » a été supprimé, et il est devenu obligatoire de justifier de 3 mois de présence ininterrompue sur le territoire pour obtenir l’AME.
L’application de ces mesures représentait déjà un frein majeur pour l’accès aux soins avec des conséquences sanitaires lourdes : aggravation des pathologies par retard de prise en charge aboutissant à des hospitalisations en urgence sans possibilité de poursuite de soins, car l’hospitalisation n’ouvre plus droit à l’AME, absence de toute politique de prévention au niveau de cette population déjà fragilisée par ses conditions de vie, qu’il s’agisse d’adultes ou d’enfants.
En 2004, des projets de circulaire et de décrets préparaient un nouveau durcissement des modalités d’accès. Sous la pression de nombreuses associations et syndicats, ces projets ont pu être mis en échec. La Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) avait elle-même émis un avis défavorable en février 2004, estimant que les projets du gouvernement compromettaient « l’accès aux soins » des personnes concernées et contrevenaient « aux exigences élémentaires de santé publique et de sécurité sanitaire… ».

Profitant de l’été, le gouvernement vient de publier deux décrets reprenant presque mot pour mot les dispositions rejetées l’année dernière par la CNAM et les associations. (J.O du 29 juillet 2005 ), supprimant ainsi le principe déclaratif, un principe de base de l’aide sociale depuis plus d’un demi-siècle, principe qui permettait à des personnes en situation de besoin de justifier par déclaration écrite de leur identité ou de leurs ressources et ainsi d’accéder à des droits fondamentaux même s’ils n’ont pas ou n’ont plus avec eux de papiers. Avec ces décrets au contraire, le demandeur doit justifier, à l’aide de papiers parfois très difficiles à obtenir ou très onéreux, de sa présence ininterrompue depuis 3 mois sur le territoire français, de toutes ses ressources, auxquelles il est prévu d’ajouter les avantages en nature que représenterait un logement occupé à titre gratuit, ce qui revient à surévaluer les ressources du demandeur. Il est également prévu de faire assumer les prestations, normalement prises en charge par l’AME, par les personnes tenues à l’obligation alimentaire à l’égard du demandeur…..
Ces deux décrets viennent renforcer la politique gouvernementale qui, actuellement, vise particulièrement les étrangers sans titre de séjour (arrestations, rétentions, expulsions par charters). Le gouvernement fait de ces étrangers, déjà victimes de nombreuses exclusions, des boucs émissaires, en les accusant de fraudes, sans aucune preuve, et en les dissuadant de faire valoir leur droit aux soins.

Seule une prise en charge à 100% des soins par l’Assurance maladie solidaire et obligatoire pourrait garantir un égal accès aux soins pour tous. Il nous faut nous mobiliser car :
– le gouvernement a encore sous le coude un décret qui permettrait la mise en application de la loi votée en 2002 mettant fin à la gratuité des soins pour les bénéficiaires de l’AME.
-la réforme de l’Assurance maladie votée il y a un an par le parlement organise une baisse de la couverture par l’Assurance maladie solidaire et obligatoire, ouvre de ce fait la porte aux assurances privées et aggrave les inégalités d’accès aux soins.

Mobilisons-nous pour l’accès aux soins pour tous

Le 04 08 05 : Premières organisations signataires :

-Act Up-Paris,
-AIDES,
-AFVS (Association des Familles Victimes du Saturnisme),
-AMUHF(Associations des Médecins Urgentistes Hospitaliers de France),
-ATMF (Association des Travailleurs Maghrebins de France),
-Collectif « La Santé n’est pas une marchandise »,
– Coordination Ile de France anti-vidéosurveillance,
-FASTI (Fédération des Associations de Solidarité avec les Travailleurs Immigrés),
-Fédération Syndicale SUD Santé Sociaux,
-GISTI (Groupe d’Information et de Soutien des Immigrés ),
-Médecins du Monde,
-LDH (Ligue des Droits de l’Homme),
-Sida info service,
-« souriez-vous-êtes-filmé-es! »,
-SMG ( Syndicat de la Médecine Générale),
-SNJMG (Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes)
– Union Syndicale Solidaires, …..

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Une Bavure de Trop

Association AFVIC : Commission Communication

Un jeune Marocain a été tué hier par balle dans la région de Nador lors d’un affrontement violent entre des émigrés clandestins « armés de sabres » et les forces de l’ordre, a indiqué lundi le ministère marocain de l’Intérieur à Rabat.

Soixante-douze Marocains s’apprêtaient à traverser clandestinement la Méditerranée vers l’Espagne à bord d’une embarcation de fortune à partir de la plage de Mrirt, lorsque les forces de l’ordre sont intervenues, a ajouté le ministère cité par l’agence marocaine Map.

Le communiqué de l’Agence Map a indiqué que Des éléments des Forces auxiliaires en poste à la plage de M’rirt, Caïdat de Tamsamane (Province de Nador) ont avorté, lundi tôt dans la matinée, une tentative d’émigration clandestine par « pateras » à bord de laquelle se trouvaient 72 ressortissants marocains.

Le ministère de l’intérieur Marocain, déplore qu’une balle ait « mortellement atteint un jeune homme », et a assuré que « des candidats à l’émigration clandestine, particulièrement violents (…) ont attaqué, à coups d’épées et d’armes blanches, des éléments des Forces Auxiliaires qui, en situation de légitime défense, ont fait usage de leurs armes avec des tirs de sommation ».

D’après les premières informations collectées par l’AFVIC, la victime est originaire de la région de Beni Mellal (Centre du Maroc), une autopsie sera réalisée pour déterminer les causes du décès et une enquête a été ouverte afin d’identifier les personnes impliquées !

Afvic regrette ce nouveau drame et rappel qu’en Février 2004, Deux Subsahariens, ont été tués par les balles des forces de l’ordre dans la même province.

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Non à Sharon ! Non au mur ! Non à l’occupation !

Le président de la République vient officiellement d’inviter le Premier ministre israélien, Ariel Sharon, en France, cet été.

Nos organisations, qui agissent pour la reconnaissance des droits nationaux du peuple palestinien et pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, ne peuvent accepter sans réagir cette visite officielle.

Le gouvernement israélien tente de se réhabiliter en annonçant le retrait prochain des colons de la bande de Gaza qui, en réalité, maintiendra les Palestiniens dans une prison à ciel ouvert. De plus, il poursuit simultanément sa politique de colonisation et d’annexion de la Cisjordanie et de Jérusalem.

Le mur, dont il accélère la construction, morcelle ces territoires palestiniens, confisque des terres et des points d’eau, détruit des habitations et des cultures, enferme des centaines de milliers de palestiniens dans des enclaves qui sont autant de bantoustans.

Dans le même temps, le gouvernement israélien ne cesse d’étendre les blocs de colonies. Il maintient en détention 8000 prisonniers politiques palestiniens, au mépris de la IV° Convention de Genève.

En conduisant cette politique, les dirigeants israéliens entendent priver le peuple palestinien de son droit à disposer d’un Etat souverain, sur les frontières de 1967, conformément aux résolutions des Nations unies.

Voilà tout juste un an, le 9 juillet 2004, la Cour internationale de Justice de La Haye, la plus haute instance judiciaire des Nations unies, a déclaré illégale la construction du mur, demandé son démantèlement et enjoint la communauté internationale à faire respecter par Israël le droit international humanitaire incorporé dans la Convention de Genève. L’Assemblée générale des Nations unies – dont les 25 Etats membres de l’Union européenne – a adopté ces recommandations le 20 juillet 2004. Mais rien n’a, depuis, été entrepris pour contraindre le gouvernement Sharon à renoncer à sa politique d’agression et de guerre. En France, des centaines de milliers de citoyens ont déjà signé une pétition condamnant le mur et exigeant des sanctions contre le gouvernement israélien.

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Dans ces conditions, la visite officielle d’Ariel Sharon en France est un déni du droit international et du droit des peuples à déterminer librement leur destin. La venue de ce criminel de guerre, responsable entre autres des massacres de Sabra et Chatila, est une insulte aux victimes de l’occupation et aux réfugiés. Elle est un mauvais coup porté à la perspective d’un règlement juste du conflit et à l’action des forces qui, en Israël, luttent contre la colonisation des territoires palestiniens.

C’est pour cette raison que nous appelons à manifester dans toute la France, le samedi 9 juillet, date anniversaire de l’arrêt de la Cour internationale de justice :
– pour le démantèlement total du mur d’annexion de la Cisjordanie et de Jérusalem ;
– pour la fin de l’occupation des territoires palestiniens ;
– pour la libération des prisonniers politiques détenus par Israël au mépris de la IV° Convention de Genève ;
– pour que les autorités françaises, et au-delà celles de l’Union européenne, exigent du gouvernement Sharon qu’il respecte les exigences de la Cour internationale de justice, et qu’elles s’engagent à prendre des sanctions à son égard face à son refus persistant.

Premiers signataires : Les Alternatifs, Association de défense des droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM), Association France-Palestine-Solidarité (AFPS), Association des jumelages France-Palestine (AJFP), Association des travailleurs maghrébins en France (ATMF), Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien (CCIPPP), Les Casques bleus citoyens (LCBC), Collectif des musulmans de France (CMF), Coordination des comités Palestine, Comité Paix Palestine-Israël (CPPI), Femmes en noir, Femmes solidaires, Ligue communiste révolutionnaire (LCR), Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), Parti communiste français (PCF), Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Solidaires des Israéliens contre l’occupation (SICO), Union générale des étudiants de Palestine (GUPS-France), Union juive française pour la paix (UJFP), les Verts.

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Non à la politique de Sharon !Non au mur d’annexion !Non à l’occupation !

Un rassemblement-veillée,
le mardi 26 juillet, à partir de 21 heures, place de la Madeleine. Paris

– pour le démantèlement total du mur d¹annexion de la Cisjordanie et de
Jérusalem ;
– pour la fin de l¹occupation des territoires palestiniens ;
– pour la libération des prisonniers politiques détenus par Israël au mépris
de la IV° Convention de Genève ;
– pour que les autorités françaises, et au-delà celles de l¹Union
européenne, exigent du gouvernement Sharon qu¹il respecte les exigences de
la Cour internationale de justice, et qu¹elles s¹engagent à prendre des
sanctions à son égard face à son refus persistant.

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Faut-il légitimer une circulaire pour la« régularisation » des « cas dignes d’intérêt » ?

Neuf ans après le coup de hache de Saint Bernard, 2 Ministres de l’Intérieur, Villepin puis/et Sarkozy, se succèdent pour annoncer des mesures et cautionner des pratiques toujours plus liberticides, dont le but est de ramener les sans papiers dans les griffes des patrons voyous du travail non déclaré et les marchands de sommeil : mise en place de tribunaux d’exception pour sans papiers comme à Coquelles ; annonce médiatique de 20.000 expulsions plus 50% pour 2005, annonce de « charters européens » en violation du projet de constitution européenne ; création d’une police dotée de  » 600 hommes supplémentaires  » qui  » se consacrera exclusivement  » à la chasse aux sans papiers et aux expulsions; remise en cause aggravée du droit d’asile avec l’établissement d’une liste de pays dits « surs » dont les ressortissants verront l’examen de leur demande d’asile expédié en quelques jours; fichage policier systématisé et informatisé avec les visas biométriques jusqu’ici réservés à la lutte contre les terroristes, les délinquants criminels ; suspicion contre tout mariage contracté à l’étranger ou avec un étranger ; création d’un fichier national des personnes qui hébergent des étrangers ; des centaines des refus de régularisation toutes les semaines sous tous les prétextes; de jeunes lycéens sans papiers qui vivent au quotidien l’angoisse de voir leur scolarité en France brutalement interrompue; des centres de rétention pleins, y compris d’enfants de très bas âge, projet de construction de centres de rétentions pour familles; dans les zones d’attente des aéroports; des mineurs non accompagnés refoulés; obligation pour les demandeurs d’asile non francophones payer désormais eux-mêmes les interprètes; etc.En 2002, Sarkozy disait à la télé devant la France entière qu’il était « anormal que les médecins béninois restent en France alors que le Bénin avait tant besoin de médecins ». Maintenant frappée d’amnésie, il annonce une politique « d’immigration choisie » de pillage des cerveaux des pays du Sud, de quotas professionnels et ‘ethniques’.

Parallèlement, dans un communiqué daté du 6 juillet signée d’un certain nombre de nos partenaires (les Alternatifs, Cedetim, CGT, Comité de soutien aux 1000 de Cachan ( ?), Droits devant !, Fédération SUD Education, FSU, LCR, LDH, MRAP, Parti communiste français, Union syndicale Solidaires, Les Verts), il est dit que qu’ils « ont été reçus le 30 juin au ministère de l’Intérieur par Monsieur Claude Guéant, directeur de cabinet du ministre » et qu’ « à cette occasion, Monsieur Guéant a déclaré que le gouvernement avait conscience de la « misère » dans laquelle vivent les sans-papiers, des « injustices » et des inégalités de traitement dont ils sont victimes, notamment d’une préfecture à l’autre, et a reconnu la nécessité de réexaminer les « situations dignes d’intérêt » au-delà même des termes de la loi actuellement en vigueur. Il a, en particulier, jugé incompréhensible que des familles présentes depuis des années sur le sol français et dont les enfants sont scolarisés n’aient toujours pas fait l’objet d’une mesure de régularisation »

Le Ministère de l’Intérieur, après avoir précisé « qu’il n’était pas question de régularisation globale », aurait promis l’élaboration d’une niéme circulaire (depuis bientôt 10 ans de lutte, on ne les compte plus) et la mise en place d’un « groupe de travail avec 5 ou 6 personnes choisies parmi notre délégation (et par notre délégation) pour faire le point » selon des comptes rendus envoyés à notre courriel.

Que certains aventuriers et carriéristes bien connus dans le mouvement des sans-papiers avancent sur ce terrain ne nous surprend guère. Et on en verra bien d’autres. Ce qui par contre à la fois surprenant et choquant pour les sans papiers, c’est que les partenaires signataires du communiqué du 6 juillet confirment à leur façon leur participation à ce groupe sous une formulation bien ambiguë : ils « n’ ont pas refusé l’offre de poursuivre les discussions avec le ministère de l’intérieur »

La CNSP, qui n’est ni de près ni de loin associée à cette rencontre, s’étonne de l’incohérence frappante entre le langage médiatique répressif et les pratiques répressives en cours, et le langage de dialogue, voire d’autocritique dans le cabinet ministériel. La CNSP rappelle que M. SARKOZY est l’auteur de la circulaire de l’automne 2002 dont le bilan n’a pas été fait et met en garde contre l’idée incroyable de « groupe de travail » associant Ministère de l’Intérieur – Associations soutiens, voire de prétendus « représentants de Sans Papiers » qui, en l’absence d’une décision claire de régularisation globale, ne peut que servir de caution à un « cas par cas » qui est actuellement imposé dans chaque Préfecture de France aux différents Collectifs de Sans papiers en lutte.

La CNSP rappelle que même à l’époque de la Circulaire Chevènement, jamais l’idée de s’associer à « l’élaboration et l’application » de cette circulaire n’a été évoqué parmi les soutiens. Le GISTI, a raison de dire que le communiqué du 6 juillet met le doigt sur les contradictions, mais n’opère pas clairement une démarcation vis à vis de ce qui n’est en réalité que stratagème ministériel. Cautionner la démagogie lepéniste de Sarkozy, en s’associant de près ou de loin à des décisions qui vont encore une fois laisser sur le carreau des milliers de sans papiers est invraisemblable, et en aucune façon admissible.

Samedi 27 juillet, 9° anniversaire de Saint-Bernard :

manifestation nationale de République à l’église Saint-Bernard

Fait à Paris le 13 juillet 2005

Le Collège des Délégués Elus

Coordination Nationale des Sans-Papiers

25, rue François Miron 75004 Paris (Métro : Saint-Paul, ligne 1)

Tél : 01 44 61 09 59 Portable : 06 33 38 52 47 fax 01 44 61 09 35

compte bancaire: CMDP N°80187841

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Non à la politique de Sharon !Non au mur d’annexion !Non à l’occupation !

Le président de la République vient officiellement d¹inviter le Premier
ministre israélien, Ariel Sharon, en France, le 27 juillet.

Nos organisations, qui agissent pour la reconnaissance des droits nationaux
du peuple palestinien et pour une paix juste et durable entre Palestiniens
et Israéliens, ne peuvent accepter sans réagir cette visite officielle.

Le gouvernement israélien tente de se réhabiliter en annonçant le retrait
prochain des colons de la bande de Gaza qui, en réalité, maintiendra les
Palestiniens dans une prison à ciel ouvert. De plus, il poursuit
simultanément sa politique de colonisation et d¹annexion de la Cisjordanie
et de Jérusalem.

Le mur, dont il accélère la construction, morcelle ces territoires
palestiniens, confisque des terres et des points d’eau, détruit des
habitations et des cultures, enferme des centaines de milliers de
palestiniens dans des enclaves qui sont autant de bantoustans.

Dans le même temps, le gouvernement israélien ne cesse d¹étendre les blocs
de colonies. Il maintient en détention 8000 prisonniers politiques
palestiniens, au mépris de la IV° Convention de Genève.

En conduisant cette politique, les dirigeants israéliens entendent priver le
peuple palestinien de son droit à disposer d¹un Etat souverain, sur les
frontières de 1967, conformément aux résolutions des Nations unies.

Voilà tout juste un an, le 9 juillet 2004, la Cour Internationale de Justice
de La Haye, la plus haute instance judiciaire des Nations unies, a déclaré
illégale la construction du mur, demandé son démantèlement et enjoint la
communauté internationale à faire respecter par Israël le droit
international humanitaire incorporé dans la Convention de Genève.
L’Assemblée générale des Nations unies – dont les 25 Etats membres de
l’Union européenne – a adopté ces recommandations le 20 juillet 2004. Mais
rien n¹a, depuis, été entrepris pour contraindre le gouvernement Sharon à
renoncer à sa politique d¹agression et de guerre. En France, des centaines
de milliers de citoyens ont déjà signé une pétition condamnant le mur et
exigeant des sanctions contre le gouvernement israélien.

Dans ces conditions, la visite officielle d¹Ariel Sharon en France est un
déni du droit international et du droit des peuples à déterminer librement
leur destin. La venue de ce criminel de guerre, responsable entre autres des
massacres de Sabra et Chatila, est une insulte aux victimes de l¹occupation
et aux réfugiés. Elle est un mauvais coup porté à la perspective d¹un
règlement juste du conflit et à l’action des forces qui, en Israël, luttent
contre la colonisation des territoires palestiniens.

C’est pour cette raison que nous organisons un rassemblement-veillée, le
mardi 26 juillet, à partir de 21 heures, place de la Madeleine :

– pour le démantèlement total du mur d¹annexion de la Cisjordanie et de
Jérusalem ;

– pour la fin de l¹occupation des territoires palestiniens ;

– pour la libération des prisonniers politiques détenus par Israël au mépris
de la IV° Convention de Genève ;

– pour que les autorités françaises, et au-delà celles de l’Union
européenne, exigent du gouvernement Sharon qu’il respecte les exigences de
la Cour internationale de justice, et qu’elles s¹engagent à prendre des
sanctions à son égard face à son refus persistant.

Premiers signataires : Les Alternatifs, Association de défense des droits de
l¹Homme au Maroc (ASDHOM), Association France-Palestine-Solidarité (AFPS),
Association des jumelages France-Palestine (AJFP), Association des
travailleurs maghrébins en France (ATMF), Campagne civile internationale
pour la protection du peuple palestinien (CCIPPP), Les Casques bleus
citoyens (LCBC), Collectif Faty Koumba, Collectif des musulmans de France
(CMF), Collectif de pratiques et de réflexions féministes « Ruptures »,
Coordination des comités Palestine, Collectif Paix Palestine Israël de
Saint-Denis (CPPI), Femmes en noir, Femmes solidaires, Ligue communiste
révolutionnaire (LCR), Mouvement contre le racisme et pour l¹amitié entre
les peuples (MRAP), Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Réseau
féministe « Ruptures », Solidaires des Israéliens contre l¹occupation
(SICO), Union générale des étudiants de Palestine (GUPS-France), Union juive
française pour la paix (UJFP), les Verts.

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Les Serfs Maghrébins se révoltent

Saisonniers à vie, soumis aux caprices d’un patronat de type féodal, les travailleurs maghrébins ont décidé de dire stop à l’humiliation (Hogra), et au silence complice des pouvoirs publics.

Toutes les formes de résistance et de revendication de ces travailleurs étaient punies par le non-renouvellement du contrat de 6 à 8 mois, ils ont osé, et ils ont gagné.

Une réunion entre les représentants des saisonniers, le préfet des bouches du Rhône et l’exploitant de la SEDAC-SEP a permis de constater que ces salariés étaient utilisés hors du droit du travail, et de ce que stipule les contrats de travail.

– Les salariés vont enfin récupérer les arriérés d’heures supplémentaires.

– Un logement digne, et surtout la garantie de renouvellement de leur contrat.

L’Association des Travailleurs Maghrébins de France sera particulièrement vigilante sur ce dernier point et ne manquera pas d’alerter les autorités en cas de non-renouvellementt.

L’ATMF demande au préfet de procéder à la régularisation de ces saisonniers qui ont dépassé les 10 ans de séjour comme le prévoit l’art 12 bis 3 de la loi.

Seule cette régularisation leur permettra d’échapper aux griffes de ces négriers des temps modernes.

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Non à Sharon ! Non au mur ! Non à l’occupation !

Manifestation à Paris samedi 9 juillet

13h – Barbès – Un cortège organisé par le collectif ‘Bienvenue la Palestine’ partira de Barbès à 13h , conduit par un char, avec animations, musiques, lecture de poèmes…Arrivée à Châtelet à 15h.
Contact pour participer aux préparatifs : nonasharon@hotmail.fr

15h – Châtelet – Départ de la manifestation / Contact : afps@france-palestine.org
A l’appel du Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens
(Autocollants et tracts disponibles au Pianotise,12 rue du Buisson St Louis – 10è arr. )

Pour connaître toutes les actions organisées en France voir : http://www.france-palestine.org/article1964.html

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Fraternité MAROC / ALGERIE Premières personnalités signataires

EL Baki Mohamed : Retraité CGT

Hassan Boucetta : Enseignant-chercheur

Tewfik Allal : Editeur

Fatiha BenChicou : militante de la presse libre en Algérie

Noureddine Mahloul : Président de l’ATMF

Fouzia Maqsoud : Vice présidente de l’ATMF

Said Bouamama : Sociologue militant

Nasralah youss : Calligraphe – Ecrivain

Abdallah Zniber : Militant associatif

Saad Absi : Militant associatif

Samat Abdallah : Ancien mineur du Nord Pas de Calais

Abdellatif Mortajine : Professeur universitaire.

Ali El Baz : Coordinateur de l’ATMF

Ahmed Bousbaï : Militant associatif

Nassera Dutour : Porte-parole du Collectif des Familles de Disparu(e)s en Algérie

Sarie Abdeslam : Syndicaliste prépensionné

Lotfi Hamdaoui : La Rochelle

Said Dchich : UMT Maroc

Fouad Abdelmoumni Marocain.

Lefnatsa Abdellah : Syndicaliste UMT et membre Voie

Démocratique Rabat – Maroc

Said El Amrani : militant associatif bruxelles.

Said SOUGTY : La Voie Démocratique -France

Hadiri Taibi : Cadre associatif

Khouya Mhamed : FNSA-UMT, AMDH Ouarzazate Maroc

Assermouh Ahmed : Architecte et Urbaniste, militant

associatif. Marrakech. Maroc

Krimo Bouaou : Ingénieur consultant, Montréal, Québec

Omeyya Seddik : Militant associatif

Khaled Falah : Militant politique

Mohamed Haidour : Syndicaliste CCOO

Larbi Maaninou : militant associatif. France

Mohamed Moubaraki : Militant associatif

Claude RAYMOND : Membre de l’UJFP

Adel Thabet : Parti Communiste des Ouvriers de Tunisie

Mustapha Hadjarab : Journaliste et formateur

Sifeddine Fatima Zahra

Hassan Tarhouch : EMCEMO. Hollande

Lhousseine Tallal : EMCEMO. Hollande

Mohamed Mimmich : KMAN. Hollande

Abdelghafour Akariou : KMAN. Hollande

Abdou Menebhi : EMCEMO : Hollande

Abdellah Tallal : Aknarij : Hollande

Tahar Hamadache : auteur du livre : « « Nnan Imezwura, Proverbes berbères de Kabylie ».

Mustafa Boul’harrak : Association des marocains aux îles Baléares « Al Maghreb »

Brahim Ouchelh,Rabat.

Mohamed Reda TAOUJNI : militant associatif. Espagne

Mehdi Attar Semlali : Militant Associatif. Pays Bas

Michèle SIBONY : Vice-présidente de l’Union juive française pour la paix (UJFP, Immigrée marocaine.

Richard WAGMAN : Président de l’Union juive française pour la paix (UJFP)

Karim EL WASSOULI : citoyen marocain

Hassan HADJ NASSAR : cadre retraité

Ali LMRABET : Journaliste marocain

Lahcen MOUTIK : Enseignant chercheur INSEA Rabat maroc. Membre du bureau exécutif du forum vérité et justice. Ancien détenu politique sahraoui.

Rachid EL MANOUZI : maghrebin

Youssef MEZZI : attac Maroc

Mohamed KARIMI :Ouvrier marocain

Mokhtar BENAOUDA (français d’origine algérienne) : Directeur de Centre Social et Culturel, militant associatif.

Fouad FOURJI : militant associatif, Thionville. France

Abdelhaq KASS: Paris

Noufissa MIKOU : Professeur

Saâdia Souveton : Présidente de l’Association Darna

Zineddine Mjati:conseiller regional-Ile de france

Mustapha Merizak : militant associatif

Messaoudi Karim: militant associatif

Adil Fatmi : militant associatif

Faouzi Senhaji : Professeur universitaire

Jamal cherbani : Association Tinghir-France

Ahmed Manaï : Institut Tunisien des Relations Internationales

Dr. Aissaoui Ali : Pdt UNIR

Abderrahmane Atmani: ingénieur

Sofiane Belmiloud: auditeur financier

Jamal E. Ryane : Plate forme Intercontinentale des MRE

Mohamed abdelkrimi : Australie

Mohamed Nabil : Journaliste, Montréal. Canada

Reda Lemniai : Casablanca – Maroc

Signatures à envoyer à : MaghrebFraternite@ras.eu.org

Contact : Association des Travailleurs Maghrébins de France

10, rue AFFRE 75018 – PARIS tél : 01.42.55.91.82 / Fax : 01.42.52.60.61 E.mail : national@atmf.org Site : www.atmf.org