Signez la pétition
=http://www.fidh-ae.org/petition-million.htm
Jan
19
=http://www.fidh-ae.org/petition-million.htm
Jan
18
=http://www.atmf.org/spip.php?article167
Jan
18
En un mois le gouvernement marocain a expulsé plus d’un millier de subsahariens dans trois vols groupés vers le Nigeria.
Les rafles, agressions et racket des migrants africains sont monnaie courante dans un pays qui a pourtant signé la convention internationale des droits des migrants des Nations Unies et la charte de l’Organisation de l’Union Africaine .
Les associations d’immigrés marocains d’Europe impliquées dans une campagne européenne contre les charters de l’humiliation qui touchent, entre autre, des marocains migrants en Europe, s’insurgent contre le sort réservé aux migrants africains au Maroc.
Nos associations appellent le gouvernement Marocain à respecter ses engagements internationaux et à arrêter immédiatement ces charters de la honte.
Nous appelons toutes les organisations démocratiques marocaines (associations, syndicats, partis politiques…) ainsi que l’ensemble des citoyens et intellectuels marocains à se mobiliser pour assister et protéger les migrants en situation de danger d’expulsion.
Premiers signataires en Europe :
– France :
Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Union de la Jeunesse Maghrébine (UJM), Immigration Développement Démocratie ( IDD), Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc(ASDHOM),
Pays-Bas :
Association marocaine de Défense des Droits de l’Homme en Hollande ( KMMN), Centre euro-méditerranéen des migrations et développement (EMCEMO), Espagne : Coopération de Développement Nord Africain (CODENAF), Association des femmes marocaines en Espagne (Amal Andaluza), l’association des Migrants marocains aux îles Balears-
Belgique :
Centre d’Action pour le Développement des relations Euroméditeranéennes (CADRE ), Espace culturel nord-sud
Autres Soutiens :
Réseau Imazighen, Forum des O.N.G du NOrd du Maroc (FONORD), Fatiha SAIDI (Députée bruxelloise, Belgique), Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR)
Merci d’envoyer vos signatures à : national@atmf.org (objet Appel)
Ou de contacter l’ATMF
10, rue Affre, 75018. Paris.
Tel : +33 1 42 55 91 82
Fax : +33 1 42 52 60 61
Jan
18
Paris, le 18 janvier 2003
À l’heure où est annoncée une loi visant la prohibition des » signes religieux ostensibles » à l’école et où des manifestations ont lieu pour exprimer l’inquiétude que suscite cette loi, le collectif unitaire » Une Ecole pour tou-te-s, contre les lois d’exclusion » tient à préciser certains points : Nous nous sommes constitués en collectif regroupant des forces laïques, féministes et démocratiques pour réagir ensemble face à un projet de loi d’exclusion et nous y opposer au nom du combat pour la liberté et l’égalité. Un texte d’appel à la mobilisation précise nos principes et nos objectifs. Nous affirmons notre entière solidarité avec toutes les femmes et tous les hommes, musulman-e-s ou non, qui partagent ces principes fondamentaux et qui descendent dans la rue pour manifester leur inquiétude et leur refus. Nous tenons en revanche à nous démarquer radicalement des personnes ou des groupes qui s’opposent à cette loi sur d’autres bases et notamment ceux, qu’ils se réclament de l’Islam ou pas, qui ne partagent pas notre orientation : la lutte pour l’égalité des droits entre les femmes et les hommes, le combat contre le racisme sous toutes ses formes, et quelles que soient ses cibles, le combat contre les discriminations, le combat contre l’homophobie. Nous refusons notamment toute forme de complaisance vis-à-vis de l’extrême droite, du nationalisme, de l’antisémitisme ou du négationnisme. Nous, collectif unitaire » Une Ecole pour tous-es et contre les lois d’exclusion « , dénonçons fermement les déclarations des orateurs tenues lors de la manifestation du samedi 17 janvier, propos irresponsables et contraires aux valeurs et principes que nous défendons. Nous sommes convaincus que seule la mobilisation de toutes et tous, femmes et hommes épris de liberté et de justice, nous permettra de faire barrage à une loi profondément injuste, et empêchera les groupuscules les plus réactionnaires et obscurantistes de récupérer un mouvement légitime de refus contre une loi d’exclusion, et d’instrumentaliser ainsi la juste cause du combat pour l’accès aux savoir pour toutes et tous.
Contre les lois d’exclusion
1/ Rassemblement devant l Assemblée Nationale, le mercredi 4 février 2004 à 17h
2/ Réunion publique le vendredi 6 février 2004 à Paris
3/ Manifestation le samedi 14 février 2004 à Paris
Jan
6
I / – En guise d’introduction : de l’honneur militaire à la carte de RMIste
II / – Anciens combattants : réparation des injustices
III / – Des discriminations en chiffres
IV / – Quelles prestations ? Comment y accéder ?
1) La retraite du combattant
2) Les pensions militaires d’invalidité
3) Les pensions civiles et militaires de retraite
V / – Modèles des premières demandes et des recours
(Proposés par le GISTI et le CATRED)
VI / – Annexes
1) Présentation de l’ATMF
2) Liste des partenaires
3) Sources
4) Pour ne pas oublier
Jan
3
L’ATMF National est une fédération de 17 associations réparties sur le territoire.
C’est une association laïque, démocratique et indépendante qui œuvre pour l’égalité des droits entre français et immigrés et pour la citoyenneté de résidence.
Notre action se base sur le militantisme, le bénévolat et un professionnalisme nourri par une connaissance réelle des besoins des populations, grâce à notre présence sur le terrain.
L’ATMF a été créée le 19 Janvier 1982, après l’abrogation en Octobre 1981 du décret pétainiste interdisant aux immigrés de s’organiser en association.
L’ATMF plonge ses racines dans les grandes luttes qui ont marqué l’histoire de l’immigration :
– Soutien aux mouvements de libération des pays du Maghreb.
– Luttes syndicales pour la dignité et les droits des travailleurs immigrés
– Luttes des travailleurs immigrés pour un logement décent et contre les marchands de sommeil privés et institutionnels comme les foyers
SONACOTRA.
– Mobilisations contre le racisme et la xénophobie
– Luttes contre la double peine.
– Mobilisations contre les lois anti-immigrés
L’ATMF s’est fixée comme objectifs :
– Organiser la communauté maghrébine et au delà, dans un cadre associatif propice à l’émergence d’une citoyenneté active.
– Combattre le racisme et toute forme d’extrémisme ou de rejet pour une meilleure compréhension entre les populations immigrées, européennes et au-delà.
– Faire face collectivement aux problèmes liés au logement, travail, chômage, école, discriminations…
– Travailler en partenariat avec des acteurs associatifs et institutionnels pour favoriser une égalité de traitement des personnes.
– Renforcer la solidarité entre les pays des deux rives de la Méditerranée pour l’émergence d’une démocratie réelle.
– Conduire des projets et réaliser des actions visant à favoriser l’accès aux droits, à la citoyenneté, à l’insertion des populations issues de l’immigration.
C’est autour de ces conceptions et préoccupations citoyennes que s’inscrit l’action de l’ATMF et les 14 associations membres de l’ATMF National
Déc
29
=http://www.atmf.org/spip.php?article58
Déc
29
Plus de 132153 Anciens Combattants étrangers encore vivants souffrent dans leur chair d’une injustice criante de la République Française.
Alors que la valeur du point de pension de retraite est de 52.13 euros pour un français, elle n’est que de 6.23 euros pour un marocain ayant rendu les mêmes services à la République.
Par l’arrêt DIOP du 30 novembre 2001, le Conseil d’Etat a jugé illégal cette discrimination basée sur la nationalité.
La nouvelle loi dite de décristallisation ne met pas fin à cette injustice et n’apporte que des avancées minimes au niveau financier.
Malgré l’engagement du gouvernement Raffarin pour mettre en application la nouvelle loi, aucun décret d’application n’a été publié à ce jour, accentuant ainsi le sentiment d’injustice chez ceux-là même qui ont versé leur sang pour la France.
L’ATMF s’associe au GISTI et aux autres associations de solidarité pour aider les Anciens Combattants à porter plainte contre l’Etat Français, afin qu’il se conforme au jugement du Conseil d’Etat.
Le but de la publication* de l’ATMF, est d’informer les Anciens Combattants et les ayants droits en France et de l’autre côté de la méditerranée des voies légales de recours.
*Publication bilingue français-arabe
4 euros et gratuit pour les associations au Sud de la méditerranée
Déc
26
=http://www.rsf.fr/article.php3?id_article=8872Reporters sans frontières dénonce la peine de quatre mois de prison avec sursis prononcée le 23 décembre par le tribunal d’Alger à l’encontre d’Ali Dilem, caricaturiste du quotidien Liberté.
» Nous dénonçons, une nouvelle fois, l’utilisation abusive de l’article 144 bis du code pénal par les autorités algériennes qui, sous couvert de diffamation, visent à faire taire la presse privée, jugée trop irrévérencieuse. Le pouvoir politique cherche ainsi à briser la plume d’un des caricaturistes les plus mordants de la presse algérienne « , a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières.
Ali Dilem a été condamné pour diffamation, en vertu de l’article 144 bis du code pénal amendé, à une peine de quatre mois de prison avec sursis, et à une amende de 100 000 dinars (environ 1 200 euros), dans une affaire l’opposant au ministère de la Défense nationale. Abrous Outoudert et Hacène Ouandjeli, respectivement ex-directeur de publication et ex-directeur de la rédaction ont été condamnés dans la même affaire à verser une amende de 50 000 dinars (environ 600 euros) chacun. La caricature incriminée, datée du 3 avril 2002, mettait en scène un drame survenu la veille, quand 21 militaires avaient été victimes d’un faux barrage dressé par deux terroristes. Elle était légendée » Le code pénal protège les généraux, pas les soldats « . Le ministère de la Défense avait jugé diffamatoire cette caricature. Pour l’avocat d’Ali Dilem, Maître Bourayou, ce verdict est particulièrement sévère. » On veut non seulement le condamner, lui, mais aussi cette forme d’expression « , a-t-il déclaré au quotidien Le Matin.
L’article 144 bis du code pénal prévoit des peines de deux à douze mois de prison et des amendes allant de 50 000 à 250 000 dinars (environ 600 à 3 000 euros) pour toute mise en cause du président de la République dans des termes injurieux, insultants ou diffamatoires. Ces sanctions visent également les mêmes délits lorsqu’ils sont commis à l’encontre du « Parlement ou de l’une de ses deux Chambres, ou de l’ANP (l’Armée nationale populaire)« .
Déc
26
=http://www.telquel-online.com/104/sujet2.htmlLa police d’un côté et les dealers de drogue de l’autre. Entre les deux, il y a l’AMDH, ONG des droits de l’homme. Secouez le tout et vous obtenez le cocktail Chrii, dont l’un des principaux bourreaux passe actuellement en jugement à Safi. Par Karim Boukhari
Mohamed Rachid Chrii n’en démord pas. Du fond de sa cellule à Al-Adr, près d’El-Jadida, il a rédigé un nouvel appel à l’occasion de l’anniversaire, le 10 décembre prochain, de la déclaration mondiale des droits de l’homme. « J’entamerai, écrit Chrii, une grève de la faim les 9, 10 et 11 décembre pour protester contre mon enlèvement et la torture que j’ai subie, et je demande l’ouverture d’une enquête concernant mes ravisseurs et tortionnaires. Et ma libération immédiate et inconditionnelle en tant que détenu politique ». Cet appel coïncide avec le lancement d’une pétition internationale en faveur de Chrii (solidariterachid@yahoo.fr), à l’appel de solidarité de plusieurs députés européens qui ont adressé, le 26 novembre, un courrier en ce sens au Premier ministre, Driss Jettou, mais aussi au « réveil » d’importantes organisations de droits de l’homme comme Amnesty ou la FIDH qui, à leur tour, en sont venues à inclure Chrii parmi les détenus d’opinion au Maroc. Comme nous l’a confirmé un ami de Chrii, joint à Safi, « Rachid n’est plus seul. Son calvaire a souffert de la concomitance des événements du 16 mai et du procès d’Ali Lmrabet. Résultat, on a quelque peu oublié Chrii. Mais la tendance commence à s’inverser et ce n’est que justice ». Avant de devenir une affaire nationale, le cas Chrii a d’abord été une affaire locale. À Safi, la condamnation du militant à 18 mois de prison ferme assortie de 4000 DH d’amende a d’abord provoqué la colère des habitants de son quartier, Saniat, l’un des faubourgs de la ville. De pétitions en sit-in, ses voisins ont été rejoints dans leur mouvement de protestation par ses collègues de travail, ses amis de l’AMDH et d’Attac. Mais aussi par les sections locales de la CDT, de l’UMT, de la GSU, etc. Même les islamistes du PJD et d’Al-Adl Wal Ihsane ont manifesté, tôt, leur solidarité à cet homme dont l’histoire a réellement marqué l’année 2003
Qui est Rachid Chrii ? Un jeune homme de 38 ans, célibataire, employé communal, qui vit tranquillement avec sa mère et son frère cadet. Dans les années 90, et à la faveur du réveil du Maroc aux droits de l’homme, il rejoint logiquement la section locale de l’AMDH. « À Safi, nous raconte M. Mribeh, membre de cette même section, la police et les militants se livraient pratiquement une guerre de tranchées ». Comment et pourquoi ? « La paupérisation de la ville, poursuit Mribeh, a multiplié le chômage et donné un coup de fouet aux trafics en tous genres. La police judiciaire avait beaucoup de boulot, mais elle n’y allait pas de main morte avec les dealers ou supposés tels. Nous, à l’AMDH, on croulait littéralement sous les témoignages et les plaintes contre des pratiques barbares. Tel dealer se plaignait avoir été soumis au supplice dit de la bouteille, tel autre disait qu’on le rackettait ou qu’on l’obligeait à collaborer avec des éléments de la police. Sans parler des ouvriers victimes de mesures abusives, des habitants coupés d’eau ou d’électricité, etc ». L’AMDH, réceptacle de toutes ses doléances, haussait le ton et multipliait les réclamations, notamment auprès du procureur de la ville. En face, la police faisait du nettoyage à sec avec ses moyens, ses méthodes, ses hommes. Chrii, lui, était au cœur de ce combat. Issu d’un quartier pauvre, il connaissait les dealers et le citoyen lambda qui, en retour, lui vouaient, d’après plusieurs témoignages recueillis sur place, un grand respect. « Chrii, nous raconte une source policière à Safi, nous empêchait de faire correctement notre boulot de nettoyage. En s’interposant contre l’arrestation ou la brutalisation d’un suspect, il enflammait les foules et menaçait le respect dû aux forces de l’ordre ».
Tout est parti de là. « Un jour, nous explique une source à l’AMDH, nous sommes allés voir le procureur général de la ville pour nous plaindre des agissements d’un officier connu pour son non-respect des droits les plus élémentaires des individus. Les témoignages de torture accablant ce policier abondaient. La réponse du procureur a été : ‘cet élément est brillant, il compte parmi les meilleurs affectés à la sécurité et à l’ordre dans cette ville…' ». Dialogue de sourds et fin de non-recevoir. En 1999, déjà, Chrii est arrêté dans le cadre de son activisme de rue « pour outrage à agent de l’État ». Il est relaxé faute de preuves. Quelque temps plus tard, le policier le plus montré du doigt, un certain M.B, élément de la brigade des stups, est muté loin de Safi. Le soulagement de l’AMDH ne sera que de courte durée puisque, quelques mois plus tard, débarque, de Marrakech, un nouvel officier : Abdelmajid Aït Adraoui, aujourd’hui une célébrité dans la ville. « Adraoui, nous raconte Mribeh, est un adepte de la manière forte. Il mène son combat contre les dealers et les militants, de la même manière : inhumaine. Il a vite fait de repérer Chrii. Le reste n’était plus, apparemment, qu’une question de temps ». Fin 2002, Chrii conduit la délégation de l’AMDH qui enquête sur les pratiques subies par certains détenus à la prison civile de Safi. Un enregistrement visuel existe, où l’on voit le militant et ses amis, prendre la parole et la redonner aux familles des détenus. « Au-delà des conditions générales de détention, explique aujourd’hui encore Chrii, c’est contre la torture et les mauvais traitements que plusieurs détenus, dont beaucoup des dealers, se plaignaient et se plaignent encore ». Le 21 avril 2003, au bout d’une énième échauffourée ente les forces de l’ordre et les habitants (dealers et « gens normaux ») du quartier Saniat, Chrii est interpellé. « On m’a enlevé sur le chemin de mon travail, à la commune. On m’a séquestré dans une maison avant de m’envoyer au poste de police. Bandeau sur les yeux, on m’a insulté, frappé, torturé, et violé à l’aide d’un bâton surmontant une bouteille de limonade. Mes tortionnaires me disaient : tu croyais éternellement nous échapper ? Te voilà entre nos mains, et cette fois, tu l’auras dans le… ». Chrii le dira, et le confirmera par écrit : « J’ai pu reconnaître distinctement mes tortionnaires : Abdelmajid Aït El-Adraoui, Abdellah Maghari, Jalal Mustapha, Hassan Fedouach, Fettah Atouani, Rachid (le conducteur de la voiture au bord de laquelle j’ai été kidnappé) ». Aït Adraoui est du lot, mais aussi un certain Hassan Fedouach, « un presque voisin de quartier de Chrii », nous précise Mribeh. Le procès de Chrii s’ouvre, début mai, sur un coup de théâtre : le militant est accusé d’outrage et violence contre fonctionnaires, de tentative de faire évader un criminel, de rébellion… et de trafic de drogue. Chrii et ses avocats, dont un bataillon drainé des quatre coins du pays (conduit par le vétéran Abderrahman Benameur), contre-attaquent. Me Tarik se souvient : « J’ai vu Rachid dans sa cellule, il a baissé son pantalon, il n’avait pas de slip puisqu’ils l’avaient confisqué pour l’humilier ». Les audiences se déroulent dans une tension extrême. Manifestations de rues, pancartes et banderoles, interdiction de mettre le pied dans l’enceinte du tribunal, etc. Mais le verdict tombe comme un couperet : Chrii est condamné à 18 mois de prison ferme et 4000 DH d’amende. Il demandera et obtiendra une contre-expertise médicale pour prouver qu’il a été violé. « Les résultats de l’expertise médicale, nous révèle une source judiciaire, prouvent que Chrii portait des marques de traumatismes divers sur le corps. Mais rien ne prouve que ces marques ne sont pas consécutives à une bagarre… ». Classique. « J’ai été victime de la bouteille, explique aujourd’hui encore, de vive voix, Chrii. Cette pratique existe encore et je ne suis pas le seul à l’avoir connue… ».
Le 16 mai jette une chape de plomb sur le bouillonnement qui entourait le cas Chrii. Ses grèves de la faim, ses appels, les protestations officielles de ses amis et compagnons de route obtiendront un écho inattendu : un transfert loin de Safi, vers la prison de Ben Ahmed, ensuite à El-Adr près d’El-Jadida parmi les prisonniers de droit commun : « C’est une vengeance contre moi, contre ma mère et mes amis obligés de parcourir des centaines de kilomètres pour me voir ».
Pendant que Chrii continue d’explorer les échelles descendantes de la vie carcérale, la guerre des tranchées continue de sévir à Safi. Abdelmajid Aït Adraoui, pour ne citer que lui, fait toujours parler de lui. Écoutons ce dirigeant de l’AMDH : « Aït Adraoui traîne une affaire judiciaire derrière lui. Un ancien détenu, Rabiî Joudar, a porté plainte contre lui, pour sévices corporels. L’histoire a commencé en 2002, déjà. Mais ce n’est qu’à la rentrée 2003 que le procès a réellement démarré. La prochaine audience est attendue pour le 25 décembre ». En attendant, l’officier de police se fait tout discret…
TelQuel, vendredi 19 décembre 2003