Association des Travailleurs Maghrébins de France
10 rue Affre - 75018 Paris
01 42 55 91 82 national@atmf.org

By

Errance des mineurs isolés marocains dans les rues parisiennes

Quartier de la Goutte d’Or : l’errance des mineurs isolés marocains

 

Entretien avec Driss ElKherchi, président de l’ATMF

 

Depuis quelques semaines, des mineurs marocains isolés, errant dans le Quartier de la Goutte d’Or, se sont rapprochés de l’ATMF. Pour ceux que tu as rencontrés, quel est ton sentiment ?

Nous sommes au courant qu’une centaine de mineurs marocains isolés errent dans les rues du quartier Barbès – La Chapelle, depuis plusieurs mois (janvier 2017). Nous avons interpellé les agents municipaux à ce sujet, qui nous ont expliqué que ces mineurs sont pris en charge par différentes associations, et que la Mairie de Paris a mis en place un dispositif pour les mettre à l’abri, et que c’était un travail difficile.

Depuis plusieurs semaines, quelques-uns de ces mineurs se sont rapprochés de nous et ont commencé à venir dans notre local, situé à quelques mètres du square Alain Bashung, cherchant du soutien (de quoi manger, des cigarettes, charger leur téléphone, se connecter sur Internet …) Nous avons commencé à tenter des démarches de mises à l’abri en appelant différents services, notamment le jeudi 13 juillet, en milieu d’après-midi, où un groupe de 6 mineurs était décidé à aller en foyer.

Ce jour-là, on a contacté la cellule nationale pour mineurs non accompagnés, qui nous a orientés vers l’association Hors la rue, située à Montreuil. Jointe au téléphone, celle-ci nous a précisé que pour une mise à l’abri dès le soir-même de ces mineurs, il fallait les emmener au commissariat de police du 18e, à charge pour ce dernier de les accompagner dans un foyer. Nous joignons alors au téléphone le commissariat de la Goutte d’Or, qui lui nous informe de son côté, que les mineurs n’ayant commis aucune infraction, il n’y a pas besoin d’être accompagnés par la police en foyer, ceci suite à la directive reçue du Parquet. Il nous a été indiqué de prendre contact avec la CRIP (Cellule de recueillement et d’informations préoccupantes), ce que nous avons fait. Mais cette cellule nous répond que le passage de ces mineurs par le commissariat est obligatoire avant une admission dans les foyers.

Nous décidons alors d’emmener les 6 mineurs au commissariat, (après une longue discussion avec eux). Nous étions en tout 3 adultes. Une fois sur place, l’un des policiers a contacté le Parquet, pour venir nous redire que sa position était claire : des mineurs n’ayant rien commis n’ont pas à être accompagnés par la police. Résultat, quadrature du cercle ou labyrinthe kafkaïen, les mineurs sont restés dans la rue.

C’était le long week-end du 14 juillet 2017 pour les jeunes mineurs isolés marocains…

 

Aujourd’hui, ce vendredi 21 juillet, est-ce qu’il y a du nouveau ? 

Hélas, aucune solution, en termes de protection de ces mineurs, n’a été apportée par les institutions habilitées. C’est notre constat, puisque ces mineurs sont toujours dans la rue. Ils continuent, pour certains, de venir dans notre local, à la recherche de soutiens (nourriture, repos etc …) Si on doit parler d’une avancée, elle se situe à deux niveaux :

Le premier : nous avons été reçus par le commissaire du 18e qui nous a précisé que l’accueil de ces mineurs, jusqu’à 17h30/18 heures, peut être sollicité directement auprès de la Croix-Rouge chargée du DEMIE (dispositif d’évaluation des mineurs isolés étrangers) et de la CRIP ainsi qu’auprès des autres structures d’accueils des mineurs. Et qu’au-delà de 18 heures, ses services assureront l’accompagnement des mineurs isolés.

Le second : L’association Hors la rue a parlé d’un renforcement pour le suivi de ces mineurs dans le quartier. Il est prévu de voir avec nous comment nous pouvons leur apporter un soutien dans leur mission.

 

Conclusion ? …

Il est inadmissible, en République française, où la loi stipule que tout mineur isolé non accompagné (donc en danger) doit bénéficier d’une protection, de constater que depuis plusieurs mois, les moyens mis en œuvre pour cette mission de service public sont complètement insatisfaisants. Ce qui n’enlève rien au travail effectué par ces différents services, confrontés à des problématiques qui semblent les dépasser.

A noter aussi que nous n’avons pas entendu parler d’une intervention quelconque de l’ambassade du Maroc ou des consulats marocains, rien n’a été proposé par les autorités marocaines ici à Paris à ces mineurs marocains.

Aujourd’hui, des mineurs sont toujours dans la rue, avec tout ce que cela comporte comme danger. Beaucoup sont très fragilisés par manque de nourriture, de sommeil, et de prise de stupéfiants.

A rappeler aussi que malheureusement, ces mineurs marocains sont à ajouter à une longue liste de mineurs isolés étrangers qui dorment dans la rue.

Pour ce qui concerne l’ATMF, des militant.e.s ont pris l’engagement de continuer à apporter, selon nos moyens, le soutien nécessaire à ces mineurs pour une protection et une mise à l’abri le plus rapidement possible. Nous sommes conscients de la difficulté de cette tâche, mais nous allons nous appuyer sur tous les services et toutes les compétences qui peuvent nous aider.

 

Entretien réalisé par Malika Charles

 

Paris le 21 juillet 2017

 

 

L’ ATMF est une Fédération de 21 Associations :

ATMF Aix en Provence ; ATMF Argenteuil ; Association des Mineurs Marocains du Nord ; ATMF Bassin Houiller Lorrain ; ATMF Bagneux ; ATMF Dijon ; ATMF Gennevilliers ; ATMF Le Mans ; ATMF Montpellier ; ATMF Nancy ; ATMF Nantes ; ATMF Rennes ; ATMF Reims ; ATMF Saint Denis ; ATMF Strasbourg ; ATMF Sens ; Calima ; Compagnie Espace Temps ; El Ghorba ; Euro-Maghreb Sans Frontières ; Moussem Barbès.

 

Atmf – mineurs isolés marocains

By

SORTIE À LA BASE DE LOISIRS DU VAL DE SEINE

 
ATMF Argenteuil  continue ses activités estivales avec les sorties familiales, la première ayant eu lieu le 5 juillet dernier à la base de loisirs de Cergy Neuville ( 61 personnes ont participé)  et la deuxième ayant eu le 18 juillet. Une sortie familiale a été organisé  à la base de loisirs de Val de Seine située à Verneuil-sur-Seine, dans une belle ambiance très conviviale grâce notamment aux accompagnatrices(eur) Karima, Hayet, Camila, Souad et Mokhtar. 61 personnes en tout.

Prochaines sorties: le 27 à Ouistréham, le 1 aoûtsortie du 18 07 17 thumbnail_IMG_6221 thumbnail_IMG_6207 à Fort Mahon. les places sont déjà complet

By

Solidarité avec le mouvement social, populaire et pacifique du Rif

20139642_1802793549737317_7668127879522829219_n

Rassemblement devant le Ministère des Affaires Etrangères à Paris jeudi 20 juillet à partir de 18 heures

Depuis le 28 octobre 2016 un mouvement est né au RIF (Nord du Maroc), suite au meurtre tragique d’un marchand de poisson, Mohcine FIKRI, un mouvement pacifique non-violent, inclusif, autonome, et enfin porteur de revendications justes et légitimes ; depuis il n’a cessé d’être dynamique et vivace !

Fin mai, la révolte s’est intensifiée avec une campagne d’arrestations et d’emprisonnement des militants du mouvement citoyen rifain.

Les premiers verdicts sont très lourds, 18 mois de prison ferme. A l’unanimité, les organisations de défense des droits de l’Homme, l’opinion publique nationale et internationale, dénoncent les verdicts prononcés. Malgré les multiples appels à leur libération notamment à travers des rassemblements, marches et interventions dans le cadre d’organisations internationales (Haut-commissariat aux droits humains à Genève et Parlement européen à Bruxelles), toutes ces actions sont restées vaines et sans réponse. Entre temps les militants du mouvement n’ont cessé de réitérer, leurs revendications et pour la libération de tous les détenus tout en se cramponnant au caractère pacifique et à la justesse de leur cause.

Malgré l’interdiction, le 20 juillet, une grande mobilisation est prévue à Al Hoceima à laquelle nous sommes tous appelé(e)s, à l’intérieur comme à l’Etranger, à participer massivement à la marche en solidarité et à battre le pavé pour appeler à la libération des détenus des événements et à la satisfaction de la plateforme revendicative du mouvement.

Des convois en direction d’Al Hoceima démarreront de toutes les régions du Maroc afin de faire du 20 juillet un moment fort dans la lutte populaire.

Depuis la prison d’Oukacha, à Casablanca, les prévenus du mouvement citoyen du Rif ont entamé, depuis lundi 17 juillet 2017, une grève de la faim illimitée pour « la liberté ou la mort en martyrs », les détenus tiennent à clamer, une fois encore, leur innocence de toutes les accusations retenues à leur encontre et appellent de leur vœu tout le monde à réussir cette marche, et appellent à une grève générale à Al Hoceima et dans l’ensemble du RIF.

Par notre rassemblement en ce jeudi 2017, devant le ministère des affaires étrangères français, et qui coïncide avec une marche géante qui a lieu le jour même :

– Nous exprimons notre solidarité avec les détenus politiques rifains, leurs familles et les revendications du mouvement citoyen dans le RIF

– Dénonçons avec force et fermeté toutes formes de pressions, de répressions et de violence qui s’exercent sur le mouvement et ses militants, et dont le but suprême est de museler la liberté d’expression.

Nous faisons porter la responsabilité de la présente situation dans le RIF au gouvernement et au chef d’Etat marocains, avec toutes les conséquences dramatiques éventuelles de la présente interdiction de la marche du 20 juillet à Al Hoceima,

– Nous tenons à interpeller le ministère des affaires étrangères français pour que la France arrête son soutien politique, économique et sécuritaire au régime marocain.

De même, nous exhortons l’ensemble des forces vives, dans le RIF, l’ensemble du Maroc, et à l’Etranger à redoubler d’efforts pour la libération de tous les prisonniers du mouvement social et populaire du RIF.

En conséquence, nous soutenons et appelons conjointement avec le Comité de Soutien au Mouvement Rifain Île-De-France, la Coordination des Organisations Démocratiques Marocaines en France, ATMF et IDD, à un rassemblement ce jeudi 20 juillet 2017 à 18H, devant le Ministère des Affaires Etrangères français au 37 Quai d’Orsay, 75007 Paris, Métro Invalides.

Premières organisations signataires :

– Le Comité de Soutien au Mouvement Rifain Ile-de-France
– Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)
– La Coordination des Organisations Démocratiques Marocaines en France
– Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM-France)
– Association Marocaine des Droits Humains (AMDH – Paris/Ile de France)-
– Forum Marocain pour la Vérité et la Justice (FMVJ-France)
– Association des parents et amis des disparus au Maroc– APADM
– Fédération des Association des Marocains en France (AMF)
– Association TAMAYNUT (France)
– Rassemblement IFNI AIT BAAMRANE –
– Forum citoyen Solidarité des Marocains en Europe
– La Voie Démocratique (Région Europe) –
– Le Parti d’Avant Garde Démocratique Socialiste (PADS-Europe)
– Le Parti Socialiste Unifié (PSU-France)
– Association Clarté Ambition Courage France
– Association Interculturelle pour la Laïcité, l’Égalité et la Solidarité avec les Femmes du Maroc (AILES-femmes du Maroc)
– Association TIDI – France
– Collectif international pour défendre les victimes de la mafia immobilière et de la délimitation forestière
– Immigration Développement Démocratie (IDD)
– Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT)
– Fédération des tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR)
– Association des Tunisiens en France (ATF)
– Comité Afrique (CA)
– Forum de Solidarité euro-méditerranéenne (FORSEM)
– ASBL Na’oura-Bruxelles
– Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis (AFAPRESA)
– Comité pour le Respect des Libertés et des Droits humains (CORELSO)
– Association Démocratique des Tunisiens en France (ADTF)
– Réseau Sortir du colonialisme
– Parti Communiste Français (PCF)

 

By

Continuons de renforcer l’HIRAK du Rif – Grève de la faim de Silya

Le comité de soutien au mouvement rifain Ile de France (CSMR-idf) et l’association des Travailleurs Maghrébins de France ATMF, ont pris la décision de renforcer la défense des prisonniers politiques rifains, en désignant Maître Marie Dosé, avocate à la cour de Paris, pour rejoindre les avocats de la défense au Maroc. Maître Dosé s’est rendue au Maroc, accompagnée de Mohamed Ouachekradi, du lundi 10 juillet au mercredi 12 juillet 2017.

A leur arrivée à Casablanca, ils ont rencontré par hasard Maître Abdeslam BAHI, avocat au barreau de Casablanca, qui les a assistés dans toutes les démarches institutionnelles, auprès de la cour d’appel de Casablanca, pour rejoindre le pôle de défense des prisonniers politiques, mis en examen et détenus dans le cadre de l’instruction consacrée au mouvement Hirak du RIF. La priorité pour notre avocate a été d’obtenir rapidement un permis de communiquer afin de pouvoir rendre visite à la militante Salima ZIANI, artiste engagée, chanteuse et comédienne, mise en examen et placée en détention à la prison civile de Casablanca (Okacha). Salima Ziani, symbole de la répression violente et arbitraire du mouvement rifain, rencontrerait de graves problèmes de santé à la prison civile de Casablanca liés aux conditions de détention.

Maître Dosé et Ouachekradi n’ont pas réussi à rencontrer lundi, le magistrat instructeur en charge du dossier, car ce dernier interrogeait dans son cabinet depuis le matin de ce 10 juillet, le militant Nasser ZAFZAFI, leader de la contestation assisté d’une quarantaine d’avocats.

L’autorisation ministérielle de rencontrer Salima Ziani n’a été obtenue que mardi après-midi, et une rencontre a pu avoir lieu, mercredi matin dans le bureau du juge d’instruction à la cour d’appel de Casablanca, entre Salima Ziani et Maîtres Marie Dosé, Said BENHAMMANI et Abldelslam BAHI.

Notre avocate a quitté le Maroc le mercredi 12 juillet 2017.

Mohamed Ouachekradi qui a déjà rencontré des membres des familles de détenus dont Silya est toujours sur place.

Le CSMR-Ile de France et l’ATMF réaffirment leur soutien et leur solidarité avec la population du nord contre la Hogra, et pour la dignité et le respect de ses revendications.

Nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle des prisonniers politiques rifains et de tous les prisonniers politiques au Maroc.

Dernière nouvelle : Le père de Silya M’hend Ziani a informé Mohamed Ouachekradi de l’ATMF ce matin que sa fille Silya a entamé une grève de la faim totale depuis hier. L’état de santé de Silya est très préoccupant. A la demande des avocats désignés par l’ATMF et le CSMR-idf, maîtres Dosé et Bahi, le procureur général se prononcera sur la libération provisoire de Silya dans les 24h.

L’ATMF et le CSMR-IDF mettent en garde l’état marocain et sa responsabilité sur le danger qui menace gravement la santé de Silya.

Nous appelons le chef de l’état Français à interpeller sans délai les plus hautes autorités marocaines sur ce danger.

Nous sommes solidaires avec les prisonniers du Hirak qui entameront une grève de la faim à partir du lundi 17 juillet 2017.

Nous soutenons également l’appel de Nawal Ben Aissa au nom du Hirak à la grande manifestation nationale à  jeudi 20 juillet 2017.

 

Le CSMR-IDF et l’ATMF

Paris le 15 Juillet 2017

By

Continuons de renforcer l’HIRAK du Rif

 

Communiqué

Le comité de soutien du mouvement rifain Ile de France (CSMR-idf) et l’ATMF, ont pris la décision de renforcer la défense des prisonniers politiques rifains, en désignant Maître Marie Dosé, avocate à la cour à Paris, pour rejoindre les avocats de la défense au Maroc.

Maître Dosé est au Maroc depuis lundi, accompagnée de Mohamed Ouachekradi.

Maître Dosé a obtenu hier, du ministère de la justice au Maroc, l’autorisation de rendre visite aujourd’hui mercredi 12 juillet à la militante et artiste SALIMA ZIANI (Silya), dans sa prison à Casablanca.

Maître Dosé rejoint ainsi la défense de Silya.

 

Paris le 12 juillet 2017

Le CSMR-idf et l’ATMF

By

Une rencontre avec Rosa Moussaoui

L’ATMF et le comité de soutien au mouvement rifain Île de France ont organisé le 12/07/2017 une  rencontre avec Rosa Moussaoui, journaliste à l’Humanité, qui vient de passer une semaine dans le Rif.

 

 

19553853_10211828606168485_891253652347833792_n

19961121_10211828600808351_3626325420883522718_n

19961310_10211828607688523_6124019241175131088_n

19989299_10211828606968505_6918303078974420342_n

19961230_10211828603288413_811752025429502750_n

19959193_10211828602368390_1715156167466870353_n

19989437_10211828605728474_7086962161735616677_n

19787543_355172358234279_3015081338836301888_o

 

By

Café Populaire de l’Immigration

Après une première rencontre le 29 mai consacrée à la compréhension de la situation économique, sociale et politique dans le Rif, une  deuxième rencontre  a eu lieu samedi 8 juillet 2017  à Bagnolete , autour du film « Rif 58-59, briser le silence », était consacrée aux modalités de soutien et de solidarité entre les femmes des diasporas de l’immigration ici et nos frères et sœurs du Rif.

Khadija Ryadi (du Maroc via Skype) nous a fait un point sur la répression du Hirak, sur l’inventivité de la résistance des jeunes rifain-es, et sur le soutien pour la libération des détenu-es politiques auquel cette grande militante historique participe activement elle-même à travers l’appel « Marocaines Debout pour la libération des détenu-es politiques ».
Hanane Karimi a, en réponse à « Marocaines debout », lu notre appel de femmes des diasporas de l’immigration pour la libération des détenu-es politiques du Rif.

Merci infiniment à Khadija Ryadi, Hanane KarimiFrançoise VergèsFouzia HamhamiMany ChroniquesFarah Haddad Medarbi et Hafida Ouhami, pour leur éclairage à travers leur expérience politique et militante. Elles ont parfaitement mis en perspective la nécessité d’une démarche internationaliste, dans la tradition anti-colonialiste, pour soutenir nos frères et sœurs du Rif. 
Merci également à Rachid Oufkir, du Le comité de soutien au mouvement rifain Ile de France Csmr-Idf, organisation qui travaille d’arrache-pied et au quotidien à mobiliser et à inscrire la situation du Rif dans l’agenda politique et médiatique français.

Les échanges de ce Café Populaire de l’Immigration ont principalement fait ressortir ces quelques points :

– Stratégies à court et long terme : il y a nécessité de rester mobilisé-es sur du très court terme, à travers notamment l’organisation de manifestations aux mots d’ordre simples et strictement dédiés à la situation dans le Rif, car nos frères et sœur du Rif sont toujours réprimés, et près de 200 d’entre eux sont toujours en prison, y subissant torture et sévices sexuels. Mais parallèlement, pour construire une crédibilité et un poids réel dans le rapport de force politique à même d’être favorable aux Rifains (mobilisation des diasporas, stratégies d’alliances, ancrage territorial, enjeux de transmission, etc), il nous faut mobiliser sur les enjeux structurels de la contestation dans le Rif, et cela ne peut se faire que sur du long terme. C’est sur le long que s’inscrit le Café Populaire de l’Immigration.

– Mobilisation au niveau local : ici, il faut travailler dans les territoires, en particulier dans les quartiers populaires, c’est là que nous sommes, c’est là que nous pouvons peser réellement, c’est là que nous pouvons concrètement imposer un rapport de forces politiques favorable aux nôtres, ici et là-bas.

– Car nos destins ici et là-bas sont liés ! (Ils le sont d’autant plus quand, comme pour moi, on est né dans le Rif, on y a grandi, qu’une grande partie de sa famille y vit toujours; et qu’on vit en France, ancien pays colon et soutien actuel du pouvoir marocain…). Il faut respecter les enjeux politiques tels que posés par nos frères et sœurs du Rif (justice, justice sociale, dignité, amazighité/islamité, etc), et les mettre en perspective par rapport à nos propres enjeux politiques ici qui sont totalement liés (lutte contre les oppressions que subissent les habitant-es des quartiers populaires, lutte contre les violences policières et judiciaires qu’ils subissent, etc) : plus nous serons organisés politiquement ici, plus nous pourrons soutenir efficacement nos frères et sœurs là-bas, en imposant notamment que le régime français ne soutienne pas le régime marocain quand il opprime/réprime les nôtres. Et plus les nôtres seront organisés politiquement là-bas, moins le régime français pourra nous écraser ici.

– Pour un internationalisme populaire : réinscrivons nos luttes de libération dans une démarche internationaliste, redéfinissons-nous comme parties prenantes de diasporas politiques, redéfinissons un espace politique pour construire nos solidarités ici/là-bas et agir en conséquence en particulier dans les quartiers populaires.

De nombreuses initiatives vont avoir lieu en juillet, notamment le 20 juillet, à Paris, Lyon, Nice, etc.
Le prochain Café Populaire de l’Immigration sera lui consacré à un débat de fond sur « les enjeux politiques de l’amazighité » que met en lumière la contestation sociale dans le Rif. Plus d’infos prochainement.

coordination Paris /Casa : Souriyya Tikki 

 Photos et vidéos : Gamal Abina et Helene Harder 

Compte rendu : Fatima Ouassek19756412_10209581850246643_13347211197514789_n

 

 19787464_1414370145336876_4830914432877850172_o 19756682_1414364055337485_4636406072913871067_n 19800729_1414370088670215_2022655435345840233_o 19801059_1414364618670762_3494671316426282837_o 19944599_1414375398669684_1895108248613573367_o 19895060_1414364832004074_2730602486054580986_n 19956000_1414364012004156_7971704815498825669_o 19983796_1414364475337443_6595049603647104159_o 19956000_1414364012004156_7971704815498825669_o

 

By

Cultures Urbaines

Pour la cinquième année consécutive, plusieurs habitants, des jeunes des quartiers et du centre-ville d’Aix en Provence étaient au rendez-vous au Parc paysager au jas de bouffan pour vivre de nouveau les « cultures urbaines » dans leur richesse et leur diversité. La rencontre des habitants, et des jeunes avec des artistes dans le parc de leur quartier a été vécue avec intérêt.
Cette manifestation a été organisée par l’ATMF, ses partenaires, les jeunes du Jas de Bouffan et Avec le soutien de l’ATMF national. Ces derniers ont fait encore une fois preuve d’un dynamisme révélateur de leur engagement dans la vie de leur quartier.

Au terme de contenu et de déroulement :

Jeux pour enfants : Structure gonflable/ Un grand plaisir pour les petits qui se sont amusés sans relâche.
Atelier Taekwondo animé par deux éducateurs sportifs (AUC Taekwondo)

Des stands tenus et gérés par des jeunes filles (la recette est prévue pour financer une partie de leur Week end à Walt Disney avec l’ATMF) : gâteaux, crêpes, glaces, bonbons, thé, café.

Un stand Barbecue (les merguez) et boissons, tenu et géré par des jeunes du quartier.

Des spectacles danse : contemporaine avec « les Etoile de l’ATMF », avec DANCE HALL LES SAUVAGES.

Des chanteurs amateurs et des artistes
1
– IMANE de THE VOICE
– CLARA LCH
– MORJANE
– MENDOZA (amateurs jeunes du quartier)
– ZIZOU ET NASS (professionnels)
– DIDJAY MIX (musique et chant multiculturel)
– TRESSYM’BEATBOX
– LE RAPPEUR MOH : Rap

Une diversité des musiques et des chants qui a répondu aux attentes du public, enfants, jeunes et adultes. Tout s’est déroulé dans la bonne ambiance, la joie et la convivialité.

Bravo aux organisateurs et organisatrices ! : jeunes salariés de l’ATMF, des bénévoles, des volontaires, des partenaires et des jeunes du Jas de Bouffan

19667912_451995678500581_4120524692598936661_o

19620341_451995691833913_5295565605006070700_o 19679351_451995531833929_7251415414937943891_o 19693688_451996121833870_3593795837496746532_o 19702643_451995711833911_8754603801135600756_o 19875445_451995738500575_4291466545535758429_n

19601229_451996068500542_5722084447608761148_n 19656907_452193825147433_5316458156131012402_n 19702726_451996445167171_6721344615258462112_o 19601189_452193955147420_8999648865913518544_n 19693451_451995865167229_7506776773029847137_o 19620870_451996281833854_9215875473875182103_o 19702840_451996495167166_3294802984184021006_o 19577527_451995558500593_8371428525479377818_o 19732352_452194041814078_1484965107909606249_n 19620927_451996398500509_2542548653846435154_o

By

Culture Urbaine à Aix-en-Provence

Le 1er juillet 2017, l’ATMF d’Aix-en-Provence organise sa 5eme édition Culture Urbaine au théâtre de Verdure du  parc Vilers. De nombreux artistes sont invités et

plusieurs activités seront proposées.
19420406_445998832433599_9160082892607537613_n

By

« Combattre les discriminations racistes »

Formation « Combattre les discriminations racistes » au centre #ATMF Le Pollux à Aix-en-Provence jeudi 29 et vendredi 30 juin 2017.

 
Organisme : IFAR (Intervention-Formation-Action-Recherche)
Intervenant : M. Ahmed Benyachi
Nombre de participants(es) : 6 jeunes de l’ATMF d’Argenteuil – 7 jeunes et 6 adultes (salariés et bénévoles) de l’ATMF Aix en Provence.
Support : film documentaire

 – Compte rendu 

Le formateur a débuté son intervention par un rappel historique de la discrimination en relatant les différentes phases de l’histoire (début XXème siècle) qui a donné racine à ce fait social.

Qu’est-ce que la discrimination ? Quelles sont les différentes formes et situations de discriminations ? Les critères ? les lois/voie pénale/voie civile ?

Beaucoup d’échanges enrichissants autour des formes de discrimination : discrimination directe, indirecte, systémique. Savoir les différentier, les identifier et y faire face.

Les critères sont nombreux (Source : Défenseur de droits) dont voici quelques-uns : L’âge-  L’apparence physique – L’appartenance réelle ou supposée à une ethnie – Le sexe – L’appartenance à une religion déterminée-  L’état de santé- L’orientation sexuelle- La grossesse -Les activités syndicales -L’origine – Le lieu de résidence- la capacité de s’exprimer dans une langue autre que le Français.

Ces critères et d’autres sont interdits par la loi et encadrent la lutte contre les discriminations.

Le formateur a privilégié l’interview des participants(es), leur donnant l’occasion de bien maitriser le concept de discrimination, les définitions précises. Il leur a été demandé d’exprimer leur propre expérience, leur vécu…

C’est une démarche pédagogique participative et ouverte qui a mis les participant(e)s dans un état de confiance.  Le formateur a veillé à la prise de parole de chacun dans le respect, l’écoute et la compréhension mutuelle.

Des conseils pratiques ont été donnés aux jeunes : la violence n’éradique pas l’acte discriminatoire. Il faut plutôt résister, lutter et rester soi-même. Ne rien faire serait accepter et légitimer cet acte prohibé. Lutter contre c’est affirmer l’accès à la citoyenneté à part entière.

L’intervention a été appuyée par la projection de deux scénettes et du film documentaire de Yamina Benguigui » le plafond de verre » film de 2005 mais toujours d’actualités. Il démontre les jeunes issus de la deuxième génération des immigrés, qui, en dépit de leurs efforts multiples se heurteront au plafond de verre, aux aspects invisibles des pratiques sociales (préjugés racistes, les idées reçues, les clichés, les stéréotypes…)

Les participants(es) ont exprimé à la fin de la dernière séance leur satisfaction. Ils ont montré leur aptitude et capacité à prendre conscience du concept de discrimination. Ils sont partis en se posant beaucoup d’autres questions…

La formation était pertinente et s’est déroulée dans une ambiance de convivialité.

Des fiches ont été distribuées aux participants(es) :

Fiches individuelles de renseignements, d’autorisation à l’image et d’évaluation.

 

 

19429768_447473312286151_3158768407013494131_n

19554068_1569718119727188_8109103392524398643_n 19554049_1569718093060524_1223313655732985617_n 19554040_1569717963060537_2827347222963393979_n

19488896_1570779429621057_3070866975677799238_o 19467799_1570779232954410_477721904385226791_o