Association des Travailleurs Maghrébins de France
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Non, le centre « humanitaire » pour migrants de la porte de la Chapelle à Paris n’est pas un modèle

 

Action collective

Non, le centre « humanitaire » pour migrants de la porte de la Chapelle à Paris n’est pas un modèle

 

En écho à la demande adressée au gouvernement par Anne Hidalgo, maire de Paris, de réfléchir à « un plan général d’accueil des migrants en France » avec l’ouverture de camps de premier accueil dans les métropoles régionales – à l’image de celui qu’elle a installé en octobre 2016 porte de La Chapelle, au nord de la capitale –, le ministre de l’intérieur a annoncé mardi 20 juin la possible « ouverture de centres d’accueil » pour migrants sur le territoire français. Le même jour, plusieurs élu.e.s, qui se sont rendu.e.s dans le camp humanitaire de La Chapelle, se sont relayé.e.s pour alerter sur la situation d’engorgement que connaît ce centre, avec «  des tensions à l’entrée » et des rixes qui « se multiplient », et la reconstitution de « campements » rassemblant plus d’un millier de personnes dans le nord de Paris. « Depuis un certain temps », a expliqué Pascal Julien, conseiller de Paris (EELV), « il n’y a plus de sorties, donc plus d’entrées. Ce centre est saturé en permanence ».

Dès l’annonce de la création du centre de la porte de La Chapelle, il était clair que le dispositif n’était susceptible de fonctionner que pour autant qu’à l’issue des quelques nuitées de « mise à l’abri » offertes à Paris aux personnes migrantes ces dernières se voient proposer des places dans des lieux d’hébergement plus pérennes. Ces lieux relevant de dispositifs nationaux, le camp parisien ne peut « se vider » pour accueillir de nouveaux venus que si l’État s’engage dans l’opération, collaborant avec la Ville de Paris. Or les places en centres d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA) continuent de manquer cruellement, et si de nouvelles structures d’accueil de migrants ont été créées récemment, elles ne parviennent pas à pallier l’incapacité de l’État à abriter, constante depuis deux décennies. Ces nouvelles structures ne sont d’ailleurs, tout comme le camp de La Chapelle, que des sas, conçus pour accueillir pour de courtes durées des personnes n’ayant pas encore décidé si elles allaient demander l’asile en France. Faire se succéder des sas à un sas n’a qu’un intérêt pratique : répartir la charge d’un premier accueil sommaire. Mais aussi, ce faisant, disperser, isoler et rendre moins visible.

En réalité, le camp de la Chapelle souffre de bien d’autres défauts que le manque de « fluidité » et la saturation dénoncée par les élus qui soutiennent la maire de Paris. En effet, les personnes qui parviennent, après des jours d’attente, à être accueillies dans la « bulle » parisienne, non seulement ne se voient pas assistées correctement dans leurs démarches en vue d’obtenir la protection internationale dont elles ont besoin, mais sont même empêchées de faire ces démarches. Contraintes de faire enregistrer leurs empreintes digitales à un guichet spécialement ouvert pour elles en préfecture, elles peuvent ainsi être menacées de renvoi – voire renvoyées sans délai – vers des pays par lesquels elles ont transité ou vers leur pays d’origine sans que soit examinée leur potentielle qualité de réfugié. Le camp parisien, loin d’être un lieu d’accueil et de manifester l’hospitalité de la Ville, fonctionne de fait comme un centre de tri, auxiliaire (ou otage ?) de l’administration préfectorale.

La maltraitance administrative qui règne à l’intérieur du centre de la Chapelle, tout comme la maltraitance physique imposée aux personnes qui, jour après jour, essaient d’en franchir les portes et sont, en attendant, contraintes de dormir dans la rue dans un contexte de harcèlement policier maintes fois documenté, ne sont en rien le produit d’un « afflux » insupportable d’exilé.e.s que la France, sixième puissance mondiale, ne pourrait gérer. Conséquences du sous-dimensionnement structurel du dispositif d’accueil des migrant.e.s, elle s’inscrivent dans une stratégie de dissuasion que la France, comme plus généralement l’Europe, opposent aux personnes en besoin de protection.

Oui, des lieux de premier accueil doivent être ouverts, afin que les exilé.e.s cessent d’être réduits à la vie dans la rue, à Paris comme à Calais, à Vintimille ou ailleurs. Mais ces lieux doivent être réellement hospitaliers, conçus de telle sorte que les personnes y soient informées des possibilités qui s’offrent à elles, aidées et accompagnées dans leurs premiers pas en Europe. Accueillies, vraiment. Ensuite seulement, une répartition sur l’ensemble du territoire pourrait être organisée selon la situation de chacun, ses souhaits, les possibilités existantes dans les collectivités. Si un « plan général d’accueil des migrants en France » est mis en place, c’est dans cet esprit qu’il doit être conçu, et non sur le modèle du centre de la Chapelle.

26 juin 2017

Organisations signataires :

  • Actes & Cités
  • Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (Acat)
  • Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie (Acort)
  • Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF)
  • Association Kolone
  • Avocats pour la défense des droits des étrangers (ADDE)
  • Cedetim/Ipam
  • Coalition Internationale des Sans-Papiers et Migrants (Cispm)
  • Collectif de sans-papiers CSP 75
  • Collectif de soutien de l’EHESS aux sans papiers et aux migrants-es
  • Collectif nouvelle jungle – Lille nomade
  • Fédération des associations de solidarité avec tous-te-s les immigré-e-s (Fasti)
  • Groupe d’information et de soutien des immigrées (Gisti)
  • Itinérance Cherbourg
  • JRS France
  • La Cimade
  • La Cimade Île-de-France
  • LDH – Fédération de Paris
  • Observatoire de l’enfermement des étrangers (OEE)
  • Quartiers Solidaires
  • Réveil voyageur
  • Revue Pratiques
  • Secours catholique – Caritas France
  • Syndicat des avocats de France (SAF)
  • Syndicat de la magistrature (SM)
  • Syndicat de la médecine générale (SMG)
  • Union syndicale Solidaires

 

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La fête de l’Aid avec les résidents d’ADOMA

L’ATMF d’Aix-en-Provence a fêté l’Aid  avec les résidents d’ADOMA, des gâteaux ont été préparés par un groupe de femmes de l’ATMF.
Un grand  moment de partage en famille.
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Strasbourg solidaire de la révolte populaire du Rif

L’insurrection populaire et pacifique du Hirak perdure depuis huit mois et grandit du Rif marocain à tout le Maroc. Un large mouvement de solidarité se dessine dans de nombreuses villes d’Europe , des Etats Unis ou de Tunisie, pour soutenir le combat que mènent les citoyen-ne-s sur place et exiger la libération immédiate des prisonniers politiques.

 

Le quatrième rassemblement de soutien au Hirak se tiendra

le 24 juin 2017 de 16h place Kléber Strasbourg.

 

Le mouvement Hirak est né le 28 octobre 2016 après le lâche assassinat de Mohsine FIKRI, un marchand de poissons broyé dans un camion benne suite à une altercation avec les forces de l’ordre qui avait saisi et détruit sa marchandise qui lui permettait de nourrir sa famille.

La colère exprimée spontanément après ce meurtre, puise ses racines dans l’histoire de cette région martyrisée par les séquelles de la colonisation et du régime répressif et corruptif du « Makhzen ». Une longue liste de campagnes violentes et meurtrières ont jalonné la région du Rif en plus d’être méprisée culturellement, économiquement et historiquement. Ce territoire, désenclavé en termes d’infrastructures et de services publics, compte parmi les taux de chômage les plus élevés du Maroc. De plus, la corruption et l’injustice sont le quotidien des marocain-e-s. Cette situation alimente la révolte populaire et pacifique du Hirak. Le meurtre de Mohsine Fikri est l’humiliation et l’injustice de trop.

 

Depuis l’interpellation puis l’emprisonnement du leader de la contestation rifaine, Nasser Zefzafi le 29 mai 2017, la répression est grandissante au Maroc et le nombre de prisonnier-e-s politiques ne cessent de grandir. Le but d’une telle manœuvre est claire : intimider le mouvement de protestation et instaurer la terreur. De plus, des informations mensongères circulent sur les leaders du mouvement. Les objectifs d’une telle propagande sont de décrédibiliser et salir la figure de Nasser Zefzafi afin d’endiguer la solidarité à la révolte légitime, populaire et pacifique du Hirak.

 

Nous, Collectif de soutien de la révolte du Rif à Strasbourg, sommes solidaires du Hirak et nous nous joignons à leur lutte. Nous nous faisons les relais de leurs revendications démocratiques pour: la libération des prisonnier-e-s politiques, la justice sociale, la répartition équitable des richesses,  l’arrêt immédiat des répressions et violences policières, la lutte contre la corruption d’Etat, l’arrêt des expropriations des terres par l’Etat, pour plus d’hôpitaux, plus d’universités, plus d’usines, plus de routes, plus de culture.

 

Nous appelons les citoyen-ne-s démocrates, les ressortissant-e-s marocain-e-s, les militant-e-s associatifs, les étudiant-e-s, les élu-e-s, les syndicats, les partis politiques, les amis du Maroc, amoureux de la liberté; à soutenir cette révolte libre, pacifique, populaire et à lui donner une audience au-delà du Maroc. Notre solidarité compte. Et c’est pourquoi nous appelons à un rassemblement samedi 24 juin de 16h place Kléber.

 

Adresse mail: strasbourg.rrpp@outlook.fr

 

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Atmf Dijon : DROIT AUX ETUDES POUR TOUS – Rassemblement 5 juillet à 18h

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3ème iftar à Argenteuil

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La 2 éme rencontre débat

l’ATMF Gennevilliers vous invitent à la 2 éme rencontre débat de ce mois de Ramadan,le vendredi 23 juin à partir de 19h 30 suivit d’un Iftar à la salle Agir au 9 Rue Georges 92 230 Gennevilliers
Nous aurons l’honneur d’avoir avec nous Imad Tahiri ,Anass Assanouci et Mohemd Boukamza,militants du comité de solidarité pour le mouvement du Rif,ils nous parleront du Hirak Amussu du RIF.
Ils apporteront un éclairage sur ce qui se passe actuellement dans cette région frondeuse du Maroc,la réponse du Makhzen a des revendications légitimes de la population Rifaine et l’écho de ce cri de révolte et sa répercussion dans le reste du Pays.

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Solidarité avec les réfugiés syriens bloqués à la frontière algéro-marocaine

 Communiqué commun 

(Alger/Paris/Rabat/Tunis, 20 juin 2017)

 

Le 20 juin est la journée internationale du réfugié. A cette occasion, nous, associations signataires, attirons l’attention de l’opinion publique – tant au Maghreb qu’en France et dans le monde – sur le drame humain qui se déroule dans le sud de la frontière algéro-marocaine, et ce, depuis le 17 avril 2017. En effet, des familles syriennes fuyant la guerre qui sévit dans leur patrie ont traversé plusieurs pays, avant de se retrouver bloquées en plein désert, sans eau, ni nourriture, ni abri.

Grâce à la solidarité des habitants de Figuig (ville marocaine frontalière), plusieurs familles ont été introduites et acheminées vers Oujda. Les autorités marocaines ont arrêté quelques-unes de ces familles et les ont renvoyées à la frontière au mépris de tout droit international de protection des réfugiés. Aujourd’hui, vint- huit réfugiés syriens, dont douze enfants et huit femmes, sont en plein désert.

La militarisation des frontières algéro-marocaines entraîne de graves violations des droits humains. Depuis plusieurs années, les autorités de deux pays chassent les migrants subsahariens d’une frontière à l’autre. Et aujourd’hui, en flagrant délit d’atteinte aux droits des réfugiés et de la Convention internationale de Genève relative à la protection des réfugiés, elles bafouent le plus élémentaire des droits humains : celui d’accueillir des demandeurs d’asile fuyant la guerre dans leur pays.

Cette attitude illustre, dramatiquement, les conséquences de l’approche du tout-sécuritaire imposée aux peuples de la région, qui aspirent à un Maghreb des peuples ouvert, solidaire et démocratique.
Face à cette situation, les associations et organisations signataires :
– alertent l’opinion publique sur ce drame humain, qui se déroule près de Figuig, à la frontière algéro-marocaine ;
– exigent des autorités marocaines et algériennes d’assurer la protection des réfugiés, de les accueillir dignement, et de leur garantir instamment l’acheminement des vivres et des soins ;
– interpellent la France, l’Europe et les instances internationales (ONU et HCR…) pour une solution rapide dans le respect du droit, des conventions internationales et la dignité de ces hommes, femmes et enfants.
Alger/Paris/Rabat/Tunis, le 20 juin 2017.
Associations et organisations signataires :
APEL-Egalité
Appel d’Avignon à la solidarité avec le peuple syrien
Asbl Na’oura-Bruxelles
Association Alsace-Syrie
Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (ACORT)
Association Clarté Ambition Courage-France
Association de défense des droits de l’homme au Maroc (ASDHOM-France)
Association démocratique des Tunisiens en France (ADTF)
Association des familles des prisonniers et disparus sahraouis (AFAPREDESA)
Association des Marocains en France (AMF)
Association des parents et amis des disparus au Maroc (APADM)
Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF)
Association des Tunisiens de l’Isère citoyens des deux rives (ATI-CDR)
Association des Tunisiens en France (ATF)
Association interculturelle pour la laïcité, l’égalité et la solidarité avec les femmes du Maroc (AILES-femmes du Maroc)
Association marocaine des droits humains (AMDH-Paris/Ile de France)
Association Na’oura (Belgique)
Association Promotion des Cultures et du Voyage (APCV)
Association Syrie Démocratie 33
Association TAMAYNUT-France
Association TIDI-France
CEDTIM-IPAM
Comité d’initiatives et de vigilance citoyenne d’Oran (CIVIC Oran)
Collectif algérien en France ACDA (Agir pour le changement et la démocratie en Algérie)
Collectif citoyen de soutien aux luttes sociales et démocratiques en Algérie (MASSIRA)
Collectif des amis d’Alep
Collectif Démocratie et Modernité-Maroc
Collectif des familles de disparus en Algérie
Collectif international pour défendre les victimes de la mafia immobilière et de la délimitation forestière
Collectif pour une Syrie libre et démocratiqueConseil des lycées d’Algérie (CLA)
Comité pour le développement et le patrimoine-Palestine
Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Palestine (CRLDHP)
Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT)
Coordination des organisations démocratiques marocaines de France pour la dignité, contre l’impunité et la hogra
Coordination maghrébine des organisations des droits humains (CMODH)
El Ghorba
EuroMed Droits
Fédération des Amis de Figuig (FAF)
Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR)
Fédération euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées.
Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH)
Femmes plurielles
Forum citoyen solidarité des Marocains en Europe
Forum des alternatives Maroc (FMAS)
Forum marocain pour la Vérité et la Justice (FMVJ-France)
Forum Palestine Citoyenneté
Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES)
Immigration Développement Démocratie (IDD)
Ligue algérienne des droits de l’Homme (LADH)
Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH)
Ligue des droits de l’Homme (LDH)
Manifeste des libertés
Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP)
Observatoire marocain des libertés publiques
Parti communiste français (PCF)
Parti d’avant-garde démocratique socialiste (PADS-Europe)
Parti socialiste unifié (PSU Maroc), section France
Plateforme euro-marocaine (MDCD)
Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ)-Algérie
Rassemblement Ifni-Aït Baarmrane
Réseau Euromed France
Revivre (association d’aide aux réfugiés syriens primo arrivants)
Sortir du colonialisme
SOS Disparus-Algérie
Souria Houria (Syrie libre)
Union des étudiants algériens en France (UEAF)
Voie démocratique-Paris (Annahj-Paris)

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8e rencontre sur l’histoire et la situation du mouvement Rifain.

L’ATMF National et ses associations membres en Ile de France ont organisé le 14 juin 2017 leur 8 ème rencontre sur l’histoire et la situation du mouvement Rifain
Avec la participation de Imad Attahiri et Anas Assanoussi ((Membres du Comité de Soutien au Mouvement Rifain de l’Ile de France).
Le débat a été  animé par Ouissam GHMIMAT, membre de Moussem Barbès.

 

 

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Assemblée Générale de l’ATMF d’Aix-en-Provence

L’assemblée générale de l’ATMF d’Aix-en-Provence s’est tenue lundi 12 juin 2017 au Centre le Pollux en présence d’une soixantaine de personnes.
Après la présentation du rapport financier, du rapport d’activités 2016 et leur validation, Nacer a clôturé cette assemblée par un historique du mouvement du RIF et à rappeler la magnifique mobilisation des Rifaines et des Rifains malgré la répression et les arrestations .
La rupture du jeûne iftar s’en est suivie avec toutes les personnes présentes et un groupe des résidents d’Adoma. Ce moment convivial a été apprécié par tout le monde.
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Café littéraire

Le 12 juin 2017, café littéraire organisé par l’ATMF d’Argenteuil, avec Rachid Benzine, sociologue et islamologue.

Cette rencontre a rassemblé une soixantaine de personnes et fut suivie d’un Iftar, repas du ramadan.

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