Association des Travailleurs Maghrébins de France
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Cercle de silence d’Aix-en-Provence

Nous vous invitons à venir en nombre au cercle de silence de

samedi prochain 12 novembre, à l’orée des Allées Provençales, de 11h30 à midi.

 

CERCLE de SILENCE d’Aix-en-Provence
comme tous les 2e samedi de chaque mois à Aix
samedi 12 novembre 2016
de 11h30 à 12h.

sur la place de la Rotonde – du côté des allées provençales
afin de protester contre l’enfermement des étrangers, les conditions de cet enfermement
et les expulsions quotidiennes
que nous constatons au mépris total des droits fondamentaux de la personne.


Pour le groupe de coordination du cercle de silence d’Aix-en-Provence

 

Rappel : Le Cercle de Silence d’Aix-en-Provence est composé de citoyen (ne)s et de membres engagés individuellement au sein de divers mouvements et associations qui le soutiennent :

ACAT Aix, AIX-SOLIDARITE, AJC Amitié Judéo-Chrétienne Aix, AMNESTY International Aix, ASTI d’Aix-Marseille, ATMF Pays d’Aix, ATTAC Pays d’Aix, CADTM Aix, CCFD-Terre Solidaire Aix, CIMADE Pays d’Aix, EMMAUS Cabriès, ENTRAIDE de l’EPU l’Eglise Protestante Unie – Aix, FPPA Féminin Pluriel en Pays d’Aix, FRATERNITE FRANCISCAINE Aix, JRS France (Accueil Jésuite des Réfugiés) LDH Ligue des droits de l’homme Aix, MAIS International, OMI Missionnaires OBLATS Aix, PASTORALE DES MIGRANTS Aix, RELAIS ST DONAT, REPAIRE DU PAYS D’AIX, RESISTER Aujourd’hui, RESF13, SECOURS CATHOLIQUE Aix, SAF Syndicat des Avocats de France Aix.

 

   

En France un mineur étranger n’est pas traité comme les autres mineurs : il est bien mineur mais il est avant tout étranger.
On l’a vu à Calais pendant plusieurs années malgré l’interpellation insistante des pouvoirs publics par les associations de solidarité, on le voit tous les jours à Marseille où ils dorment, mangent et ne se lavent que de manière intermittente, et encore à condition d’avoir été reconnus comme mineurs (au faciès la plupart du temps ou sur la base de test osseux sans fiabilité).
Plus grave, on les chasse carrément dans le département des Alpes-Maritimes selon les témoignages rapportés par Habitat et Citoyenneté et signalés par la Cimade : http://www.habitatetcitoyennete.fr/scenes-de-chasse-aux-refugies-alpes-maritimes/
Ainsi d’après Cédric, un membre de l’association Roya citoyenne, «  on voit beaucoup de mineurs isolés ces derniers jours « . Cet agriculteur raconte par exemple l’interpellation, un dimanche matin [fin septembre dernier], d’environ six «  jeunes filles de treize à quinze ans « , reconduites ensuite à Vintimille par le poste frontière de Menton. Durant la course-poursuite, il parvient tout de même à recueillir une douzaine d’autres jeunes.
Un autre jour Cédric assure qu’un témoin lui ayant signalé  » que l’armée court après des gamins  » il a été sur place et a vu des enfants sauter dans un ravin d’une dizaine de mètres. Avec des camarades il est parvenu à les retrouver, mouillés mais indemnes.
Et pourtant … la France a signé et ratifié la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, elle est donc tenue d’en respecter les principes et elle a une obligation de résultats.

Nous en sommes bien loin.

Nous vous donnons rendez-vous pour le prochain Cercle de Silence, à l’orée des Allées Provençales, samedi 12 novembre de 11h30 à 12h.

 

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Rassemblement pour la dignité et contre la Hogra au Maroc

 

Rassemblement pour la dignité et contre la Hogra au Maroc

Dimanche 6 novembre 2016 

Place de la République à Paris

 Nous sommes toutes et tous Mohcine FIKRI

Mohcine FIKRI , jeune vendeur de poissons de 31 ans, mort broyé dans un camion-benne, après la saisie de marchandises, sous les yeux des autorités marocaines dans la ville d’Al-Hoceima au Maroc.

 

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« Construisons de nouvelles dynamiques de solidarité »

 

 

L’ATMF d’Aix-en-Provence, l’ATMF National et son Réseau Femmes ont organisé une rencontre sur le thème « Construisons de nouvelles dynamiques de solidarité » les 28 et 29 octobre 2016 à Aix-en Provence.

Dix-neuf personnes de différentes associations membres de l’ATMF se sont déplacées pour participer à cette initiative : Paris, Argenteuil, Nancy, le Mans, Lyon, Strasbourg. Leur présence et leur participation ont été fondamentales pour la réussite de cette rencontre.

Plus de 350 personnes étaient présentes : hommes, femmes et jeunes, d’origines et de cultures diverses.

La rencontre a débuté par une conférence/débat portant sur le thème « Construisons de nouvelles dynamiques de solidarité ». Elle a été ouverte et animée par Nacer el Idrissi.

Les interventions de Hanane Karimi, Sihame Assbague et Said Bouamama ont suscité un échange enrichissant avec le public.

Un buffet, soigneusement concocté par l’espace femmes, a été partagé et apprécié pour ses différentes saveurs (gâteaux orientaux, tagine, thé à la menthe …) avant de passer au deuxième temps de la soirée, marqué par le culturel et le divertissement.

Une danse contemporaine-orientale « Au-delà des murs, au-delà des gestes » présentée par cinq femmes de la compagnie « Saradanse » sur la thématique de la rencontre. Mouvements, mots, et messages de solidarité entre l’Orient et l’Occident, du vivre ensemble, du respect et de la tolérance.

La danse a été suivie par l’intervention de la chanteuse Mélina Leva, finaliste de la saison 1 de The Voice Kids dont le précoce talent a impressionné tout le public, jeunes et adultes.

La soirée a fini par du Chaabi et du Rai avec Hakim El Mekkaoui.

Les retours du public furent très chaleureux. Celui-ci a vécu cette rencontre comme un lieu et un cadre citoyens où les revendications, la prise de parole, le culturel, les divertissements et la convivialité se sont trouvés combinés pour faire réfléchir collectivement et individuellement aux nouvelles dynamiques de solidarité.

Un grand merci au réseau femmes de l’ATMF, particulièrement l’équipe d’Aix-en-Provence pour la réussite de cette rencontre « reprendre les initiatives de solidarité » le vendredi 28 octobre avec la belle intervention de Hanane Karimi, sociologue, qui nous a fait un exposé très intéressant  sur la situation actuelle des femmes musulmanes en France. Perçue  comme  féministe musulmane, elle milite pour les droits des femmes tout court, y compris dans sa propre communauté où elle dénonce l’exclusion sociale des femmes musulmanes et refuse que son combat se réduise à un combat contre des individus mais plutôt un combat  politique qu’il faut mener contre ceux qui maintiennent ce climat délétère. Elle mise sur la conscientisation de la communauté. Sihame  Assbague et Said Bouamama ont clôturé cette rencontre.

Ci-dessous le compte rendu de la réunion du Réseau femmes qui s’est déroulée le lendemain 29 octobre à 10 h à l’ATMF d’Aix-en-Provence, transmis par Fouzia Hamhami.

 Le 29 octobre à 10h à l’ATMF d’Aix-en-Provence 

Après un bref retour sur la réunion qui s’est tenue le 11 septembre à la fête de l’humanité à Paris pour la préparation de la rencontre à Aix et le démarrage de la caravane pour les droits des femmes autour des quartes thématiques définies :

1-Sensibiliser les jeunes aux élections

2-Femmes et liberté ?

3-Reprenons les initiatives

4-Le statut personnel des femmes maghrébines et les accords bilatéraux.
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EXPULSIONS DU TERRITOIRE DE CHIBANI-A-S ! Le tribunal annule la décision préfectorale

 

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Un Chibani algérien de 72 ans était menacé d’expulsion par une décision de la Préfecture de la Haute Garonne datant du 20 mai 2016 lui refusant le renouvellement de sa carte de séjour mention « retraité ». Les services préfectoraux lui reprochaient d’avoir séjourné trop longtemps en France. Par une décision du 15/09/2016, le tribunal administratif de Toulouse a annulé cette décision scandaleuse et enjoint le Préfet de délivrer son titre de séjour à Monsieur DOUARA dans un délai de 8 jours. (A noter qu’à ce jour, la préfecture ne s’est toujours pas exécutée)

Monsieur DOUARA est titulaire d’une carte portant la mention « retraité » depuis 2005. Selon l’article L317- 1 du CESEDA, « L’étranger qui, après avoir résidé en France sous couvert d’une carte de résident, a établi ou établit sa résidence habituelle hors de France et qui est titulaire d’une pension contributive de vieillesse, […] bénéficie, à sa demande, d’une carte de séjour portant la mention « retraité ». Cette carte lui permet d’entrer en France à tout moment pour y effectuer des séjours n’excédant pas un an. Elle est valable dix ans et est renouvelée de plein droit. […] »

Rien n’interdit donc aux titulaires de ces titres de séjourner en France, y compris pour des périodes longues et répétées, pourvu que ces séjours successifs n’excèdent pas un an par séjour. Mais l’administration a estimé que louer une chambre dans une résidence ADOMA ou encore bénéficier de droits sociaux1 suffirait à démontrer que l’intéressé a établi sa résidence en France et du coup justifie le refus de lui renouveler son titre de séjour.

Vous n’y comprenez rien ? C’est normal, tout ceci n’a pas de sens. Et ce sont les Chibani-a-s qui en paient les conséquences. Entre l’administration qui leur oppose le fait de rester trop longtemps en France au risque de perdre leur titre de séjour et les caisses de sécurité sociale (CARSAT, CAF, CPAM) qui les somment de ne pas rester trop longtemps dans leur pays d’origine au risque de perdre leurs droits sociaux, comment faire ?

Dans l’affaire de Monsieur DOUARA, la préfecture s’était déjà illustrée en refusant de lui délivrer un récépissé de renouvellement de son titre, comme la législation le prévoit pourtant, au motif que « l’informatique ne fonctionne pas pour délivrer des récépissés au titulaire de carte de retraité ». Monsieur DOUARA est donc resté sans titre pendant les 11 mois d’instruction (là où la législation oblige l’administration à instruire les dossiers en 4 mois au plus). Le Tribunal Administratif annule aussi la décision de la préfecture de ne pas délivrer de récépissé.

Dans cette affaire, la préfecture, qui ne recule devant rien, a retenu cette période de 11 mois pour « démontrer » que Monsieur DOUARA avait séjourné plus d’un an en France.

1 Aux termes d’un arrêt de la Cour de Cassation du 14 janvier 2010, le titulaire d’une carte de séjour portant la mention « retraité » peut bénéficier de l’Allocation de solidarité pour les personnes âgées en apportant la preuve de sa résidence effective sur le territoire français.

2 Dans la mesure où les premières cartes de séjour mention « retraité » ont été délivrées il y a une dizaine d’années, le Collectif Justice et Dignité pour les Chibani-a-s s s’inquiète de la possible multiplication de ce type de refus de renouvellement.

En effet, il est évident que la quasi-totalité des titulaires de carte de séjour mention « retraité » louent des logements ou, tout au moins, des chambres en résidence sociale de type ADOMA et bénéficient de certains droits sociaux en France (protection maladie, aides au logement, ASPA). Selon le raisonnement de la préfecture, ils vont donc tous et toutes être expulsé-e-s….

Le collectif “Justice et Dignité pour les Chibani-a-s” salue cette décision de justice et demande :

  •  Que des instructions soient données demandant l’arrêt du traitement à charge des demandes de renouvellement de carte de séjour mention « retraité », rappelant l’obligation de délivrance de récépissés de renouvellement et exigeant plus largement le respect de la législation et la bienveillance autour de l’évaluation de la condition de résidence
  •  La suppression de la carte de séjour « retraité », telle qu’elle existe actuellement, au profit de la délivrance d’une carte de résident pour les personnes remplissant les critères de l’article L317-1 du CESEDA

Signataires : -Le collectif “Justice et Dignité pour les Chibani-a-s” (www.chibanis.org) -Association Ayyem Zamen (Paris) -Calima (Strasbourg) -La Case de Santé (Toulouse) -Cercle des Voisins du CRA de Cornebarrieu -Association Chibanis06 (Nice) -Elghorba (Lyon) -ESMA (Toulouse) -Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR) -Le Gisti -Association Karavan (Toulouse) -L’olivier des sages (Lyon) -Pays’âges, la Maison des Sages (Grenoble) -Collectif « SOS Chibanis 66 » (Perpignan) -Tactikollectif (Toulouse) -Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)

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Au Pont Corbeau à Strasbourg Cortège vers la place du 17 octobre 1961

Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens manifestaient pacifiquement à Paris contre le couvre-feu discriminatoire qui leur avait été imposé par Maurice Papon, préfet de police de Paris. Ils défendaient leur droit à l’égalité, leur droit à l’indépendance et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce jour-là, et les jours qui suivirent, des milliers de ces manifestants furent arrêtés, emprisonnés, torturés – notamment par la force de police auxiliaire – ou pour nombre d’entre eux, refoulés en Algérie.

Des centaines perdirent la vie, victimes d’une violence et d’une brutalité extrême des forces de police.

55 ans après, la Vérité est en marche. Cependant la France n’a toujours pas reconnu sa responsabilité dans les guerres coloniales qu’elle a menées- en particulier la guerre d’Algérie – ni le cortège de drames et d’horreurs qu’elles ont entraînés, comme ce crime d’Etat que constitue le 17 octobre 1961.

Cette année, le 17 octobre 2016, nous avons appelé à lutter contre le racisme d’Etat, l’islamophobie et les violences policières à caractère raciste dont la justice est complice et dont les premières victimes sont les descendants des manifestants du massacre en 1961 et des victimes de l’Etat colonial français.

Depuis plusieurs décennies, ce sont des centaines de personnes qui ont perdu la vie dans des conditions similaires. Jeunes ou moins jeunes, presque toujours noires ou arabes, habitants de quartiers populaires, ils ont été tués dans l’indifférence générale et les responsables – directs ou indirects – de leur mort n’ont pas été condamnés.
Enquêtes bâclées, pressions politiques, indifférence médiatique, justice complice, etc. : tout est bon pour protéger policiers et gendarmes, à coup de non-lieux. Les contrôles au faciès systématiques sont ainsi autant de rappels quotidiens à un ordre raciste, auquel participe la justice, en garantissant une impunité presque totale aux agents coupables de ces violences.
Sous le label « politique de la ville », c’est en effet tout un dispositif ramifié et omniprésent de contrôle social et d’encerclement quasi-militaire des populations qui s’est construit au cours des trente dernières années dans les quartiers populaires, où sont concentrées les franges les plus opprimées du prolétariat. Conséquence de ce traitement d’exception qui prolonge, au moins en partie, les méthodes du colonialisme français : les violences policières à l’égard des non-blancs sont endémiques. Dans les quartiers populaires, on tue des noirs et des arabes en silence, et en général impunément.

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« CONSTRUISONS DE NOUVELLES DYNAMIQUES DE SOLIDARITÉ ! »

ATMF d’Aix en Provence, l’ATMF national et son réseau femmes, Organisent une journée de rencontre/conférence /débat sur le thème :
« CONSTRUISONS DE NOUVELLES DYNAMIQUES DE SOLIDARITÉ ! »
Suivie d’une soirée culturelle de danses, chants et musiques…
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L’exposition sur Mehdi Ben Barka

‘’Mehdi Ben Barka un résistant ,ouvert sur l’avenir du Monde que Saint Denis se doit d’honorer’’ telles sont les conclusions des participants à la rencontre qui s’est tenue à la maison des associations dans le but de faire connaitre cet homme exceptionnel ouvert sur le monde. Entre autres responsabilités, Mehdi Ben Barka fut membre du ’’Comité exécutif de la conférence des peuples Africains et de l’organisation de Solidarité des Peuples Afro-asiatiques ‘’(appelé ‘’ la Tricontinentale’’)

La présence de militants des associations de saint Denis et des associations marocaines ainsi que la présentation de l’exposition1 par Bachir le fils de Mehdi Ben Barka ont souligné l’importance de rappeler la mémoire d’un tel homme dont l’action 50 ans après son enlèvement à Paris reste tout à fait d’actualité….

Le 22 juin 2015 le conseil municipal de saint Denis avait adopté ‘’ le principe de donner le nom de Mehdi Ben Barka à un espace public de la ville’’ en hommage à cet homme politique à la renommée internationale …

les personnalités et les associations présentes à cette exposition ont décidé de s’adresser à la municipalité ainsi qu’aux associations regroupées au sein du collectif ’’Saint Denis solidaire et antiraciste’’ pour que la ville de saint Denis, fidèle à sa tradition de solidarité internationale, fasse connaitre clairement sa fierté de valoriser un homme qui a tant contribué à la paix et à la justice dans le monde même au péril de sa vie.

Dans ces temps où l’immigré, le réfugié n’est pas le bienvenu en Europe … Même en France, Patrie des droits de l’homme où la droite et le front national engagent des polémiques abjectes… dans ces temps là, la ville de saint Denis s’honorerait de valoriser cet homme politique au grand cœur, artisan de la paix et de la justice dans le monde.

Plus d’information cilquez sur ce lien  : 7-10-2016-cr-rencontre-expo-maison-des-association

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La 14ème Fête de la Réussite

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L’ATMF d’Argenteuil a organisé la 14ème fête de la réussite qui a eu lieu hier le 7 octobre 2016 à l’espace Nelson Mandela, plus de 80 personnes étaient présentes, dont 65 pour le dîner.

Premier volet : Le mot de bienvenue

La prise de parole du Président, après avoir souhaité la bienvenue aux familles, aux partenaires, dans un lieu riche de symbolique : « Nelson Mandela ».

Le Président  a souligné le travail colossal effectué par l’équipe de l’ATMF envers la population d’Argenteuil avec la multitude d’actions qu’elle mène durant toute l’année mais aussi pendant l’été touchant ainsi 480 personnes qui n’avaient pas de projets de vacances. Il a cité les deux séjours : jeunes et familial, les 2 sorties à la mer et les bases de loisirs.

Il a également assuré que l’ATMF est un acteur incontournable apprécié par les habitants, pour son ouverture sur son environnement sans aucune distinction.  L’association a un fonctionnement  démocratique et citoyen.

Enfin, pour mener à bien toutes ces actions, l’ATMF a besoin de ses partenaires qui l’aident à la mise en œuvre du projet associatif :

L’Etat est le principal partenaire. Nous venons de signer la CPO (Convention pluriannuel d’objectif) remerciant Mr JAAR, Délégué du Préfet, l’architecte de cette convention. Il a rendu hommage à son soutien constant à notre association.

Le Président a également remercié les collectivités locales : La ville d’Argenteuil, le Département, le CRIDF, la CAF..

Prise de parole du Maire pour féliciter les jeunes lauréats, le Délégué du Préfet Mr JAAR  a souligné le rôle des parents dans la réussite des jeunes, le travail de l’ATMF mérite le soutien qui lui est accordé par l’Etat à travers la CPO, le Maire lui-même était d’accord.

D’autres prises de paroles : Conseiller Départemental, Maire Adjointe à l’éducation..

Prise de parole du Coordinateur National Nacer E. pour dire que dans nos quartiers on parle souvent des jeunes délinquants mais jamais des jeunes qui réussissent remerciant ainsi l’ATMF d’Argenteuil pour cette belle initiative.

Deuxième volet de la soirée :  la mise à l’honneur des lauréats en présence de leurs parents, chacun a été appelé à la tribune et s’est fait remettre un diplôme symbolique et un bon d’achat de 20€ à faire valoir auprès de la librairie « le Presse Papier » Nous avons pu enregistrer 30 jeunes diplômés

Troisième volet : « Les mille et une nuits » pièce théâtrale interprétée bénévolement par Zahra dans le rôle de Chahrazad et Nicolas dans le rôle du bourreau.

Bien que les conditions de son et de régie n’étaient pas réunies, Zahra nous a fait voyager en Orient par son beau spectacle de danse orientale très sensuelle.

Un intermède musical assuré par Ines (jeune lauréate) à la guitare et en chanson, elle a captivé toute la salle…Nous avons aussi découvert des talents chez un de nos stagiaires : Alpha qui a accompagné Ines !

Quatrième et dernier volet : Le buffet dinatoire assuré par Fatima aidée par les charmantes Hayet, Oumaima et Camila…elles ont servi plus de 65 couverts. Merci à toute l’équipe qui a travaillé d’arrache pied pour la réussite de cet événement, Sandy, Mehdi etc. Merci à l’espace femme pour la mobilisation et à notre retraité toujours actif Brahim ! Pour le thé, un grand merci à Fatima qui a œuvré toute la journée pour la préparation du buffet

Le tout dans une belle ambiance festive et joyeuse.

 

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17 octobre 1961-17 octobre 2016 55ème Anniversaire-Vérité et Justice

Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens manifestaient pacifiquement à Paris contre le couvre-feu discriminatoire qui leur avait été imposé par Maurice Papon, préfet de police de Paris et le Gouvernement de l’époque. Ils défendaient leur droit à l’égalité, leur droit à l’indépendance et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce jour-là, et les jours qui suivirent, des milliers de ces manifestants furent arrêtés, emprisonnés, torturés – notamment par la « force de police auxiliaire » – ou, pour nombre d’entre eux, refoulés en Algérie. Des centaines perdirent la vie, victimes d’une violence et d’une brutalité extrêmes des forces de police.

55 ans après, la Vérité est en marche. Cependant, la France n’a toujours pas reconnu sa responsabilité dans les guerres coloniales qu’elle a menées, – en particulier la Guerre d’Algérie – non plus que dans le cortège de drames et d’horreurs qu’elles ont entraînés, comme ce crime d’Etat que constitue le 17 octobre 1961. Le 17 octobre 2012, le Président de la République a certes fait un premier pas important, en déclarant : « Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l’indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes. » Mais le terme de crime n’est pas repris, et la responsabilité, sous entendue, n’est pas clairement définie.

Nous demandons une parole claire aux autorités de la République, au moment où certains osent encore aujourd’hui continuer à parler des « bienfaits de la colonisation », à célébrer le putsch des généraux à Alger contre la République, à « honorer » les criminels de l’OAS.

Dans ce domaine, il est donc nécessaire que des mesures significatives soient prises :

* Que la création d’un lieu de mémoire voué à cet évènement, demandée dans la résolution votée par le Sénat en octobre 2012 qui reconnaissait elle aussi ce massacre, soit rapidement mise en œuvre par les autorités de l’Etat, de la Ville de Paris et la Région Ile-de-France

* Pour être fidèles à leur mission scientifique, les historiens ont besoin de pouvoir accéder librement aux archives, échapper aux contrôles des pouvoirs ou des groupes de pression et travailler ensemble, avec leurs homologues de l’autre rive de la Méditerranée.

* La vérité doit être dite sur l’organisation criminelle de l’OAS que certains, comme à Béziers avec le Maire Robert Ménard, et au sein de l’ancienne majorité présidentielle veulent la réhabiliter.

Ce n’est qu’à ce prix que pourra disparaître la séquelle la plus grave de la Guerre d’Algérie, à savoir le racisme, l’islamophobie dont sont victimes aujourd’hui nombre de citoyennes et citoyens, ressortissants d’origine maghrébine ou des anciennes colonies, y compris sous la forme de violences policières récurrentes, parfois meurtrières.

On ne construit pas la démocratie sur des mensonges et des occultations. Après un demi-siècle, il est temps :

* Que le Président de la République, au nom de la France, confirme, par un geste symbolique, la reconnaissance et la condamnation de ce crime d’état.

* que l’Etat français reconnaisse sa responsabilité dans l’internement arbitraire, pendant la Guerre d’Algérie, d’Algériens dans des camps.

* que la liberté d’accès aux archives soit effective pour tous, historiens et citoyens.

* que la recherche historique sur ces questions soit encouragée, dans un cadre franco-algérien, international et indépendant.

A l’occasion de ce 55ème anniversaire, nous exigeons Vérité et Justice.

Rassemblement le 17 Octobre 2016 à 18heures au Pont Saint Michel à PARIS

Signataires au 10 octobre 2016

appel-17oct-2016Associations : 4 ACG (Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre), 17 octobre 61 contre l’oubli, 93 au Cœur de la République, Association Culturelle Les Oranges, ACCA (Association Contre le Colonialisme Aujourd’hui), ACDA (Association pour le changement et la démocratie en Algérie), Les Amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons, AFASPA (Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique), ANPPROMEVO (Association Nationale pour la Protection de la Mémoire des Victimes de l’OAS), Au Nom de la Mémoire, APCV (Association de promotion de la culture et du Voyage), ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France), ARAC (Association Républicaine des Anciens Combattants), Comité Vérité et Justice pour Charonne, Entre les Lignes Entre les Mots, CRLDHT (Comité pour le Respect des Libertés et des droits de l’Homme en Tunisie), FNACA de Paris (Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, Maroc et Tunisie), Fondation Frantz Fanon, Harkis et droits de l’Homme, FTCR (Fédération des tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives), LDH (Ligue des Droits de l’Homme), MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’amitié entre les peuples), Sortir du Colonialisme, SURVIE,…

Organisations Syndicales : CNT-f (Confédération Nationale du Travail ), URIF-CGT (Union Régionale Ile de France de la CGT)

Partis politiques : Alternative Libertaire, EELV (Europe Ecologie les Verts), PCF (Parti Communiste Français), PG (Parti de Gauche)

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Journée des chibanis-a-s

L’association membre Calima a organisé la 3éme édition de la journée des chibanis-a-s les 5 et le 9 octobre 2016 . Un débat échange a eu lieu le 09 octobre sur le combat des retraités pour l’égalité des droits. 

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