Association des Travailleurs Maghrébins de France
10 rue Affre - 75018 Paris
01 42 55 91 82 national@atmf.org

By

Régine Charot, présidente de l’ATMF : « la médiation sociale est notre priorité »

Installée dans le quartier des Chaillots, à Sens, l’Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF) a tenu son assemblée générale le 14 octobre et vient de dévoiler la composition de son nouveau bureau.
Les dirigeants de l’ATMF devaient trouver un successeur au président Larbi El Hadrachi, décédé le 1 er juin. Régine Charot a été élue à ce poste.
Comment avez-vous été amenée à prendre la présidence de l’ATMF ? Je suis adhérente et trésorière de l’association depuis 2012. Larbi (El Hadrachi) était venue me chercher. Après son décès, plusieurs personnes m’ont demandé de lui succéder. J’ai accepté à l’assemblée générale. Il n’y avait pas d’autre candidat.
Combien d’adhérents comptez-vous ? Une trentaine. L’adhésion annuelle ne coûte que 20 €.
Le projet global est-il clairement défini ? Nous devons en discuter lors du prochain bureau. Notre budget est de 38.000 €. Il est en diminution. La subvention municipale a baissé et pourrait encore reculer. Notre loyer chez Brennus Habitat représente une charge importante. Nous devons définir, dans ce contexte, ce que l’on compte faire.
Quelles missions voulez-vous poursuivre ? La médiation sociale est la priorité de l’ATMF depuis sa création en 1982. Des dizaines de personnes en bénéficient chaque année. Notre salariée, Loubna Assou, les aide dans leurs démarches administratives : Pôle emploi, CAF, retraite, avocat, médecin, etc.
Quelles autres actions poursuivrez-vous ? L’aide aux devoirs, d’abord. Elle concerne une douzaine d’enfants, du CP à la 6 e. Avec notre salariée et une autre bénévole, Asma Hamed, je m’en occupe tous les jours, de 16 heures à 18 h 30. C’est beaucoup de travail. D’autres bénévoles peuvent nous rejoindre s’ils le souhaitent. Nous continuerons aussi les ateliers travaux manuels et loisirs pour les enfants, le mercredi après-midi. Et puis, il y a la Quinzaine culturelle même si, cette année, nous ne proposons qu’une projection à Confluences-Sens le 9 novembre, en présence de l’actrice Tassadit Mandi.
Avez-vous des projets ? Un groupe de femmes est en sommeil et il faudrait le « réveiller ». Une dizaine de femmes souhaite se réunir pour parler éducation ou loisirs.
Le nouveau bureau. Régine Charot (présidente et trésorière), Larbi Kerkri (vice-président au sport), Mohamed Madani (vice-président à la culture), Abdelmoutalib Boushaba (secrétaire).
E. G.
 Source  L’YONNE Républicaine : http://www.lyonne.fr/sens/social/2017/10/27/elue-presidente-de-latmf-regine-charot-garde-le-cap_12607659.html

By

Commémoration à la mémoire de Mohsen Fikri et à toutes les victimes de la répression au Maroc.

 

Samedi 28 octobre,  l’ATMF Strasbourg a organisé une action sur la place Kléber pour  la commémoration  de Mohcine Fikri, assassiné il y a un an à El Hoceima, et pour exiger la libération des détenus politiques rifains

L’action a été simple, concrète et efficace, pour attirer l’attention du public sur la situation des droits humains, de l’état de non droit au Maroc. Il y a eu de beaux échanges avec la société civile (beaucoup de monde en ville ce jour là).

Certaines personnes, avec qui nous avons discuté, sont au courant de ce qui se passe dans le Rif, d’autres sont contents de cette initiative qui vise à éveiller la prise de conscience et à faire connaitre l’autre visage du Maroc.

 Les passants trouvent scandaleux d’enfermer des manifestants qui réclament une vie digne et une justice sociale. Comme ils trouvent aussi scandaleux d’enfermer des mineurs pour leurs opinions ! 

Nous avons également distribué le communiqué de l’Atmf. Ci-joint une copie.

*Communiqué de l’Atmf : http://www.atmf.org/rif-stop-a-la-repression-et-a-limpunite/

By

RIF : STOP À LA RÉPRÉSSION ET À L’IMPUNITÉ

Nous saluons avec respect la mémoire de Mohsen Fikri, assassiné le 28 octobre 2016, broyé dans une benne à ordures, sur ordre d’agents de la police, à Al Hoceima, dans le nord du Maroc.

Le meurtre a déclenché la révolte légitime du « Hirak populaire du Rif », qui n’a pas cessé de se mobiliser jusqu’à ce jour contre la « hogra » et pour la dignité, dans toute la région. Les forces de l’ordre qui ont réprimé les manifestations populaires du 20 juillet 2017, ont fait à leur tour deux autres martyrs, Imad El Attabi et Abdelhafid El Haddad.

Nous n’oublions pas.

L’ATMF et ses associations membres s’associent à toutes les initiatives pour commémorer la mémoire de Mohsen Fikri et toutes les victimes de la répression au Maroc.

Nous exigeons :

  • La vérité sur les circonstances de l’assassinat de nos martyrs (Mohcine Fikri, Imad El Attabi, Abdelhafid El Haddad) et punir les véritables responsables de ces crimes
  • La libération immédiate et sans condition des détenus politiques du mouvement populaire dans le Rif et dans toutes les autres villes et ainsi de lever l’injustice subie par les familles des victimes
  • La levée de la militarisation du Rif ainsi que la satisfaction légitime des revendications du Hirak.

Nous dénonçons les entraves au travail des journalistes dans le Rif et exigeons la libération des journalistes emprisonnés.

Le Bureau National de l’ATMF

Paris, le 27 octobre 2017

 

——————————————————————————————————————–

L’ ATMF est une Fédération de 20 associations :

ATMF Aix en Provence ; ATMF Argenteuil ; Association des Mineurs Marocains du Nord ; ATMF Bassin Houiller Lorrain ; ATMF Bagneux ; ATMF Dijon ; ATMF Gennevilliers ; ATMF Le Mans ; ATMF Montpellier ; ATMF Nancy ; ATMF Nantes ; ATMF Rennes ; ATMF Reims ; ATMF Saint Denis ; ATMF Strasbourg ; ATMF Sens ; Compagnie Espace Temps ; El Ghorba ; Euro-Maghreb Sans Frontières ; Moussem Barbès.

By

Une rencontre avec les résidents des foyers Adoma

 

ATMF Gennevilliers a participé, le 17 octobre 2017, à la réunion des résidents des trois foyers  de Gennevilliers ( Chandon, Brenu et Chausson) qui continuent à réclamer des solutions concrètes à leurs problèmes de logements.

      

By

ATMF Argenteuil : une victoire sur les discriminations…

 

Le procès concernant la discrimination à l’embauche dont a été victime notre ami Saadi Bahri a eu lieu aujourd’hui, 18 octobre, à la sixième chambre du TGI de Pontoise.

Ceci est une synthèse très succincte.

Voici la partie du mail qui a valu à son auteur de se retrouver devant le juge :

« Or les directives que nous avons récemment mises-en-place ne nous permettent pas de travailler ensemble, car il s’avère que vous êtes arabe ou d’origine arabe et que c’est tout sauf une qualité.

« Nous avons décidé que notre boycotte serait total. »

Bahri était défendu par Maître Abci

La Licra s’était constituée partie civile. Elle était représentée par Maître Picou

Le procureur, dans le souci de ne pas donner une tribune politique au prévenu, a souhaité limiter le débat aux faits : infraction grave à la loi

L’homme comparaissait donc pour provocation, et la présidente du tribunal a déclaré à l’ouverture du procès que « c’est le Droit qui nous réunis », aussi s’est-elle attachée « au Droit rien que le Droit »

L’homme a d’emblée tenté de justifier son mail en évoquant les attentats de Charlie hebdo. Il a assumé, voire revendiqué, ses amalgames : « je fais l’amalgame, ma famille est d’extrême droite… »

La présidente du tribunal lui coupe la parole pour le ramener aux faits : la violation de l’article 225-1 du code pénal sur les discriminations.

La discrimination à l’embauche est avérée.

L’homme change alors son fusil d’épaule en prétendant qu’il gère une association et non une entreprise.

Vous prétendez que l’article 225-1 du code pénal sur les discriminations ne vous concerne pas ? lui demande la présidente.

L’homme lui répond qu’il ne cherche pas des comédiens, mais qu’il les rencontre.

Face à cette mauvaise fois, la présidente lui rappelle son mail :

« Or les directives que nous avons récemment mises-en-place ne nous permettent pas de travailler ensemble »

Ce sera comme ça tout au long du procès, ce qui bien entendu a fini par agacer la cour.

Saadi Bahri a été appelé à la barre pour s’exprimer.

Il confirme qu’il a bien répondu à une annonce qui recherchait un comédien pour un emploi. Il explique qu’il est Français, né à Bagdad en Irak.

Il a obtenu une licence en droit à l’université de Bagdad, et un doctorat de lettres française à Paris.

En tant qu’artiste et humain, il espérait faire des choses merveilleuses, c’est pourquoi, la discrimination à l’embauche, dont il a été victime, l’a profondément affecté.

Il a rappelé que l’Irak, où il était né, est également le berceau de la civilisation et de la poésie universelle.

Émue, la présidente a dû chercher ses mots avant de reprendre la parole pour la donner à l’avocate de Bahri :

Maître Abci : Je suis touchée par cette histoire. Vu le conteste dans le pays, il ne peut y avoir de place pour ce type de comportement. M. Saadi est blessé et touché au plus profond de lui-même. Le préjudice est important.

Nous demandons :

3000 € pour le préjudice moral

1500 € pour le préjudice matériel

1000 € au titre de l’article 475-1

Licra : Les discriminations portent atteinte au vivre-ensemble. Un travail est un revenu, des enfants à élever, c’est manger, c’est fondamental.

La discrimination détruit. Aujourd’hui cachée, elle tend à devenir visible.

Nous demandons 1 € symbolique pour le préjudice moral.

MRAP : nous qui intervenons dans les quartiers, les écoles, chez d’autres associations… pour diffuser de bonnes ondes, nous nous sentons blessés après de tels propos.

Nous réclamons 1000 € au titre de l’article 475-1

Le procureur : Monsieur Saadi [sur un ton amical] ; puis il s’adresse à la cour :

On ne peut pas changer l’opinion d’un homme. Sa dignité, son comportement est blâmable.

Je demande 4 mois d’emprisonnement.

La présidente donne la parole au prévenu.

L’homme s’exprime du bout des lèvres :

J’ai changé d’opinion politique. Je regrette amèrement ce que j’ai écrit.

Pourtant, il ajoute avant de partir : condamnez-moi si vous le désirez.

Délibération :

Le prévenu est absent.

Il a été condamné à 4 mois avec sursis

800 € pour le préjudice moral

400 € au titre de l’article 475-1

400 € pour le préjudice moral

400 € au titre de l’article 475-1

400 € au titre de l’article 475-1

Durant le procès, il y a eu un petit basculement lorsque Saadi Bahri a pris la parole. Je n’ai fait que résumer son intervention qui fut en réalité plus longue, mais très émouvante. Il était redevenu le merveilleux conteur que beaucoup d’entre nous connaissent. Il a su trouver les mots pour toucher la salle, au point d’émouvoir jusqu’au procureur.

L’auteur du mail raciste et haineux a dû se sentir bien mal à l’aise. Ce n’est pas moi qui le plaindrai. Il n’a eu, au final, que ce qu’il méritait.

Je constate juste que la poésie est parfois plus efficace que la plus redoutable des plaidoiries.

Un grand bravo a Saadi Bahri et à son avocate Maître Abci qui ont mené leur combat avec panache.

Abdallah

By

Mehdi Ben Barka -Pour la vérité e la justice

By

Un jour d’octobre 1961, la Seine a rougi d’un crime d’Etat.

Depuis, dans le silence et l’obscurité de ce même Etat, des femmes et des hommes meurtris par leur dignité arrachée se souviennent. Chaque 17 du dixième mois de chaque année, ils se retrouvent sur un pont qui enjambe la mémoire de l’eau.
Avec des fleurs à la main, avec le regard perdu au loin pour laisser réémerger ces morts sans sépulture, ils et elles témoignent. De pont en pont, d’Argenteuil à Nanterre, de Colombes à Gennevilliers, ils tissent les souvenirs avec le fil de la justice.
Rien, pas même le temps qui emporte les chibanis et les chibanias, ne dissout l’horreur perpétrée par l’Etat français. Rien, parce que tout nous y renvoie : des crimes policiers qui visent d’abord les enfants héritiers de l’immigration aux meurtres de milliers de migrants, organisés chaque année par la France et les autres gouvernements de l’Union Européenne. Des migrants qui fuient la misère et la guerre orchestrées par l’Occident.
Hier la Seine, aujourd’hui la Méditerranée, à son tour devenue le plus grand cimetière sans sépulture.
Rien ne nous fera oublier car tout fait écho au prix payé par ces Algériens et Algériennes qui se battaient pour l’indépendance.
 Rien ne nous fera oublier car d’autres peuples sous d’autres latitudes se battent pour la même indépendance et subissent les mêmes crimes racistes coloniaux, impérialistes.
 Rien ne nous fera oublier car sur les murs d’Argenteuil, l’affiche de monsieur Ali Ziri, même défraîchie avec le temps, résiste aux vents mauvais. Ali, 69 ans, tué par la police nationale un jour de printemps 2009, avait 20 ans ce jour d’automne 1961. Il savait ce que la police avait fait, il n’imaginait pas ce qu’elle ferait encore tant d’années plus tard. Là encore, lorsqu’il s’agira de condamner la police nationale, ses proches entendront la justice prononcer : « non-lieu ».
D’hier à aujourd’hui, nous poursuivons ce chemin de larmes et de recueillement car la douleur gronde encore dans nos corps. Mais nous poursuivons ce chemin de dignité en exigeant la reconnaissance de ces crimes d’Etat et la condamnation de l’Etat.
Nous ne voulons plus de ces plaques de rues, de places ou de ces frontons d’écoles et autres institutions d’Etat portant le nom d’esclavagistes et de colonialistes.
                   Il est temps de rendre hommage à celles et ceux qui ont mis leur vie au service de la lutte pour l’égalité et la dignité.
                                                 Ce 17 octobre, nous le ferons pour eux, parce qu’ils nous ont faits.
Argenteuil, 1er octobre 2017.
17 octobre 1961

17 octobre 2017     
Collectif citoyen « 17 octobre 1961 » d’Argenteuil,
pour la 56 ème commémoration.
Mardi 17 Octobre 2017 à Argenteuil.

A 19h, Hommage aux morts sur le Pont d’Argenteuil. A 20h, Projection du film « Les balles du 14 Juillet 1953»

de Daniel Kupferstein à la Maison des jeunes,
3 rue des Gobelins.
    

By

17 octobre 1961- 17 octobre 2017 : 56eme anniversaire vérité et justice

Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens manifestaient  pacifiquement  à Paris contre le couvre-feu discriminatoire qui leur  avait été imposé par Maurice Papon, préfet de police de Paris et le Gouvernement de l’époque. Ils défendaient  leur droit à l’égalité, leur droit à l’indépendance et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce jour-là, et les jours qui suivirent, des milliers de ces manifestants furent arrêtés, emprisonnés, torturés – notamment par la « force de police auxiliaire » –  ou, pour nombre  d’entre eux, refoulés en Algérie. Des centaines perdirent la vie, victimes d’une violence et d’une brutalité extrêmes des forces de police.

56 ans après, la Vérité est partiellement en marche. Cependant, la France n’a toujours pas  reconnu sa responsabilité dans les guerres coloniales qu’elle a menées, – en  particulier la Guerre d’Algérie – non plus que dans le cortège de drames et  d’horreurs qu’elles ont entraînés, comme ce crime d’Etat que constitue le 17  octobre 1961. Le 17 octobre 2012, le Président de la République avait certes fait un premier pas important, en déclarant : « Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l’indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes.«  Mais le terme de crime n’est pas repris, et la responsabilité, sous entendue, n’est pas clairement définie.

Nous demandons une parole claire aux autorités de la République, au moment où certains osent encore aujourd’hui continuer à parler  des « bienfaits de la colonisation », à célébrer le putsch des généraux à Alger contre la République, à « honorer » les criminels de l’OAS.

Lors de ce rassemblement, une nouvelle plaque sera symboliquement apposée avec l’inscription suivante: “ A la mémoire des centaines d’Algériens tués lors des manifestations pacifiques du 17 octobre 1961 par des policiers agissant sous l’autorité du préfet Maurice Papon. Reconnaissance de ce crime d’Etat.

Dans ce domaine, il est donc nécessaire que des mesures significatives soient prises :

  • Que la création d’un lieu de mémoire voué à cet évènement, demandée dans la résolution votée par le Sénat en octobre 2012 qui reconnaissait elle aussi ce massacre, soit rapidement mise en œuvre par les autorités de l’Etat, de la Ville de Paris et la Région Ile-de-France
  • Pour être fidèles à leur mission scientifique, les historiens ont  besoin de pouvoir accéder librement aux archives, échapper aux contrôles des pouvoirs ou des groupes de pression et travailler ensemble, avec leurs homologues de l’autre rive de  la Méditerranée.
  • La vérité doit être dite sur l’organisation criminelle de l’OAS que certains, comme à Béziers avec le Maire Robert Ménard, et au sein de l’ancienne majorité présidentielle veulent la réhabiliter.

Ce n’est qu’à ce prix que pourra disparaître la séquelle la plus grave de la Guerre d’Algérie, à savoir le racisme, l’islamophobie dont sont  victimes aujourd’hui nombre de citoyennes et citoyens, ressortissants d’origine maghrébine ou des  anciennes colonies, y compris sous la forme de violences policières récurrentes, parfois meurtrières.

On ne construit pas la démocratie sur des mensonges et des occultations. Après plus d’un demi-siècle, il est temps  :

  • Que le Président de la République, au nom de la France, confirme, par un geste symbolique, la reconnaissance et la condamnation de ce crime d’état.
  • que l’Etat français reconnaisse sa responsabilité dans l’internement arbitraire, pendant la Guerre d’Algérie, d’Algériens dans des camps.
  • que la liberté d’accès aux archives soit effective pour tous, historiens et  citoyens.
  • que la recherche historique sur ces questions soit encouragée, dans un  cadre franco-algérien, international et indépendant.

A l’occasion de ce 56ème anniversaire, nous exigeons Vérité et Justice.

 

Rassemblement le 17 Octobre 2017 à 18 heures au Pont Saint Michel à PARIS

 

Signataires au 12 octobre 2017

Associations : 4 ACG (Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre), 17 octobre 61 contre l’oubli, 93 au Cœur de la République, Amis de l’Algérie Rennes, Association Culturelle Les Oranges, ACCA (Association Contre le Colonialisme Aujourd’hui), ACDA (Association pour le changement et la démocratie en Algérie), AFAPREDESA (L’Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis) AFASPA (Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique), Fondation Frantz Fanon, Les Amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons,  APCV (Association de promotion de la culture et du Voyage), ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France), ANPROMEVO (Association Nationale pour la Protection de la Mémoire des Victimes de l’OAS), Au Nom de la Mémoire, ARAC (Association Républicaine des Anciens Combattants), Comité Vérité et Justice pour Charonne, CDISCOM (Collectif de Défense de l’Intégrité et de la Souveraineté des Comores). C-O10MAI (Comité d’Organisation du 10 Mai), CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires), FARR (Franco Algériens Républicains Rassemblés), FNACA de Paris (Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, Maroc et Tunisie), FTCR (Fédération des tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives), Harkis et droits de l’Homme, LDH (Ligue des Droits de l’Homme), MIR(Mouvement International pour les Réparations),  (MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’amitié entre les peuples), Le Paria, Sortir du Colonialisme, UJFP (Union Juive Française pour la Paix),…

 

Organisations Syndicales : SNES (Syndicat National des Enseignements du second Degré), Union Syndicale Solidaires, URIF-CGT (Union Régionale Ile de France de la CGT)

 

Partis politiques : Alternative Libertaire, ECOLOGIE Sociale, Ensemble!, NPA (Nouveau Parti anticapitaliste), PCOF (Parti Communiste des Ouvriers de France), PCF (Parti Communiste Français), PG (Parti de Gauche).

 

 

Appel-17oct-2017

By

APPEL À PARTICIPATION à la marche de la dignité en hommage au martyr Mohcine Fikri.

Le comité de soutien au mouvement rifain île de France (CSMR-IDF) organise un défilé qui sera suivi par un rassemblement statique le samedi 28/10/2017 à 15h à Paris, nous nous adressons à la société civile et toutes les forces vives de se joindre à cette marche qui sera un moment de recueillement en hommage au martyr de la dignité Mohcine Fikri broyé dans un camion à ordures le 28 octobre 2016. Nous comptons sur votre présence, en témoignage de solidarité avec les familles des victimes et les prisonniers politiques au Maroc. Soyez nombreux(ses) au rendez-vous
(l’adresse exacte sera communiquée ultérieurement)
نداء
تكريما للشهداء و تضامنا مع معتقلينا الأبرياء و عائلاتهم.
تدعوكم لجنة باريس لمساندة الحراك الشعبي بالريف إلى إحياء الذكرى السنوية الأولى لإستشهاد محسن فكري و إنطلاق الحراك المبارك عبر تظاهرة سلمية بالشموع واللافتات وذلك يوم السبت 28 أكتوبر الحالي.
كونوا في الموعد!

By

Les semaines de l’égalité 2017

Le 21 septembre 2015, le Conseil des prud’hommes de Paris a rendu sa décision sur le plus massif et le plus long procès contre les discriminations en France. Cette décision est historique : 842 cheminots marocains, c’est-à-dire 842 familles ont été reconnues et rétablies en droit. D’abord le droit à leur dignité.
Désormais ils ne sont plus considérés comme étant inférieurs à leurs collègues français. Ensuite le droit à l’égalité. Ils ont désormais le même statut de cheminots. Enfin, ils ont obtenu une réparation financière pour compenser les discriminations dont ils ont été victimes en matière de déroulement de carrière, de calcul de retraite, d’accès à la formation, d’accès aux soins et de facilités de circulation, ainsi que le remboursement des frais de justice. (la SNCF a fait appel depuis, et la délibération des juges est prévue pour janvier 2018))
Dans chaque page du jugement, la SNCF a été déboutée, condamnée et la nature de sa pratique jugée discriminatoire reconnue par un tribunal. 40 ans de discriminations qui touchent la vie et la santé de 2000 cheminots, parce qu’ils ont un infra-statut et parce qu’ils sont immigrés.