Association des Travailleurs Maghrébins de France
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Festival Migrations du 22 février au 12 mars 2016 à Forbach et environs

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L’Association des Travailleurs Maghrébins de France, l’Association d’Action Sociale et Sportive du Bassin Houiller et le Carreau – Scène Nationale de Forbach et de l’Est mosellan, avec la collaboration de l’Association Algérienne en Moselle Est organisent le festival Migrations.

Migrations, ce sont 22 projections de longs et courts métrages, 3 concerts, 6 expositions photographiques, et de nombreux débats organisés dans 13 communes du bassin houiller lorrain. Cette programmation s’adresse aux jeunes et moins jeunes, adultes, adolescents, enfants et familles, et nous invite à voyager ensemble au cœur des différentes cultures qui font l’histoire de notre territoire. Le festival a aussi pour but de faire découvrir comment la migration a été le déclencheur de l’un des plus beaux mélanges de cultures et de traditions sur le territoire français, mais aussi partout dans le monde.

Découvrez le programme ci-dessous :

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Maroc : situation alarmante de migrants au bureau de l’OIM

Chers Camarades,

Je n’ai jamais été le partisan de la politique de retour dit volontaire menée par L’Organisation Internationale de Migration, OIM.  Mais la situation que j’ai trouvée à son bureau à Rabat au Maroc, exige notre dénonciation.

Organisation-Internationales-pour-les-Migrations

En effet Vendredi  13 février 2016 en promenade  à Takkadoum, un quartier populaire de Rabat au Maroc, j’ai croisé un jeune garçon de 14 ans de nationalité guinéenne. Il avait l’air inquiétant. Je me suis approché de lui et engagé un entretien avec lui. C’est ainsi qu’il me dira qu’il venait de la Caritas et maintenant il se dirige vers le bureau de l’OIM. (Ce dernier est situé dans un chic quartier de riches à Rabat).

Tu as un rendez–vous à  l’OIM,  lui ai – je demandé ?

–          Non je n’ai pas de rendez–vous, je dors là-bas en attendant qu’il m’aide à retourner dans mon pays.

Tu dors là-bas, où ?

–          Sur le trottoir devant le bureau de l’OIM, je n’ai pas d’argent pour payer le droit de guetto. Je suis là avec d’autres camarades parce que nous voulons retourner chez nous. Je ne suis pas seule, nous sommes nombreux.

Depuis combien de jour tu dors là ?

–          Ça fait deux mois.

Est-ce que je peux partir avec toi à l’OIM ?

–          Oui si tu veux.

Je suis allé au bureau de OIM pour me rendre compte. La situation que j’ai trouvé est  non seulement indignant et  alarmante, mais montre aussi l’indifférence et le manque de considération des êtres humains par cette organisation qui crie partout à qui veut l’entendre qu’il travaille  pour   le retour dit volontaire de migrants qui désirent retourner dans leur pays. Vous n’allez pas peut être le croire mais c’est une vérité. J’ai trouvé des migrants (es)   subsahariens  en majorité de mineurs,  couchés presque partout devant et  sur le  long de trottoir  à coté de l’OIM.  Il y a parmi eux des enfants mineurs.  Ils sont là depuis des mois, la grande majorité d’entre eux viennent de la forêt de Nador et Gasiago. Je me suis entretenu avec eux, ils me disent qu’ils sont là parce qu’ils veulent retourner dans leur pays natal, ils ne peuvent plus rester dans la forêt parce que chaque jour ils sont arrêtés, frappés par la guardia civile et la force auxiliaire marocaine et ramenés dans les grandes ville comme Agadir, Fès, Rabat où ils sont abandonnés dans la rue sans couverture ni nourriture. Voilà ce que l’un  d’eux  me raconte : « Nous sommes là parce que nous voulons retourner dans nos pays. Il y a plusieurs nationalités ici : guinéenne, Camerounaise, malienne, congolaise, nigérienne etc. nous étions dans la forêt, chacun de nous ici a subit des frappes de la part de la police marocaine et de la guardia civil espagnole. On a tenté de traverser plusieurs fois, et à chaque fois qu’on traverse, il y a la guardia civile qui nous arrête, nous frappe avant de nous faire sortir et nous envoyer du coté marocain. Là aussi la force auxiliaire nous frappe. Ils nous ont dit que c’est la dernière fois, il faut retourner dans vos pays. Prochainement on va vous frapper jusqu’à la mort. Nous avons été refoulés de la forêt vers ici à Rabat. Nous avons été jetés dans la rue. c’est ainsi que nous sommes venus ici au bureau de l’ OIM en tant qu’une agence internationale pour nous aider à partir dans nos pays. Il y a ceux et celles qui ont fait déjà plus de 5 mois ici, d’autres 2 voir 3 mois. OIM nous dit qu’il faut attendre. Ils n’ont pas de fonds. Ils nous passent ici le matin et le soir. Ils roulent dans les grosses voitures et ne s’intéressent pas à nous. Même de simples couvertures, ils ne nous  donnent pas. On dort ici dehors en plein hiver et des fois il y a la police qui vient nous chasser. Il fait froid et il pleut mais nous sommes toujours là. Pour manger nous allons fouiller dans les poubelles, parfois  il y a des gens de ce quartier qui nous amènent de pains, et d’autres méchants nous chassent. Tel que tu nous vois là, nous sommes tous morts. Il y a des gens qui sont malade ici et nous avons la dépression. On ne peut pas comprendre comment ces gens nous traitent. L’Europe dit qu’il ne veut plus de nous et nous voulons retourner chez nous, mais voilà ils ne veulent pas nous aider à retourner. Ils (les agents de OIM) nous disent que l’enregistrement est suspendu et ça va commencer au début de mars et nous sommes abandonnés comme ça ».

Un autre d’entre eux s’adresse à moi en me disant : « Si vous avez la possibilité de dire à ces gens de comprendre notre souffrance et nous faire partir, fais-le. Nous sommes épuisés. Nous sommes des humains ».

Les agents de l’OIM menacent les migrants qui acceptent de parler ou de se faire prendre une photo par les  journalistes ou des activistes comme moi.  J’ai eu à prendre ces photos en cachant les visages de migrants sur leur propre demande.

De telles situations et intimidations sont inacceptables. L’Europe ferme les frontières et finance les pays tiers pour assumer le sale boulot. Mais ceux qui veulent retourner  non pas volontairement, mais parce que empêché de réaliser leur rêve,  se retrouvent maintenant abandonnés devant le bureau de cette agence qui faisait trop de bruit pour le retour dit volontaire.

Je demande à l’OIM Maroc de prendre toutes les dispositions pour trouver d’abord un logement pour tous (tes) les migrants (es) qui dorment devant son bureau en ce moment et d’accélérer la procédure pour le retour dans leurs pays respectifs. Laisser des êtres humains en plein hiver dormir dehors est un crime au même titre que ceux commis par les terroristes et les dictateurs qui dirigent les pays d’origines de ces migrants.

Je lance aussi un appel aux organisations de droits de l’homme marocain et celles qui luttent pour les droits de migrants de se mobiliser pour soutenir les migrants qui sont devant la porte de l’OIM. Ils subissent l’intimidation et la menace de la part des agents de l’OIM. Parler à un journaliste ou à un activiste leur est interdit et celui qui ose voit son dossier rejeter.

A vous tous et toutes qui pouvez contacter le bureau de l’OIM. Faites-le. Nous avons le devoir de sauver les vies, bien que détestant cette politique de retour dit volontaire.

 

Emmanuel Mbolela

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Ali Ziri – rejet du pourvoi en cassation : NON-LIEU définitif !

ob_75b3e5_145100-0Collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri.
17/02/2016

Communiqué de presse.

Mardi 16 février, la Cour de cassation a décidé de valider le non-lieu, dans l’affaire Ali Ziri, prononcé par la Cour de Rennes en décembre 2014, contrairement à sa première décision du 18 février 2014, où elle avait cassé le non-lieu confirmé par la Cour d’appel de Versailles.
Cette décision est incompréhensible, dans la mesure où la Cour de Rennes n’a pas répondu aux questions soulevées par la Cour de cassation qui estimait que la chambre de l’instruction n’avait pas « légalement motivé sa décision », et avait donc ordonné que l’affaire « soit à nouveau jugée, conformément à la loi ».
Ni les recommandations, ni le dépaysement à Rennes n’avaient empêché la nouvelle chambre de l’instruction de faire fi des recommandations de la Cour de cassation. La Cour d’appel de Rennes s’était opposée au parquet en confirmant l’ordonnance du non-lieu rendu en 2012 par le juge Jean-Marc Heller.

Cette décision de justice n’est pas la seule à susciter colère et incompréhension. Récemment, une autre affaire de violences policières a été jugée aux assises de Bobigny. Le policier qui comparaissait pour avoir tué un jeune homme d’une balle dans le dos a été acquitté, alors même que ses collègues venus témoigner en sa faveur ont reconnu avoir menti sous serment lors de leur témoignage. Ils ont ainsi compromis grandement leur propre version, prétendant que leur collègue avait agi en état de légitime défense, alors même que quatre témoins invalidaient sa version des faits, alors même que le procureur général avait requis contre lui une peine de cinq ans d’emprisonnement avec sursis assortie de mesures de soins. Lors de son réquisitoire le procureur précisa « Je ne crois pas à la légitime défense ».
Précisons également que le président du tribunal n’était autre que le juge Jean-Marc Heller, le magistrat qui avait décrété le premier non-lieu dans l’affaire Ali Ziri.

En France, pays des droits de l’Homme, nous avons une justice à deux vitesses. Ainsi, dans le procès des salariés de Goodyear, huit travailleurs ont écopé de 24 mois de prison, dont 9 ferme, et 5 ans de mise à l’épreuve, alors que les 2 cadres séquestrés avaient retiré leur plainte. D’un côté, on acquitte après un meurtre, de l’autre on condamne à la prison  des syndicalistes qui défendaient leur emploi.
Dans l’affaire Ali Ziri, la décision de la Cour de cassation, qui confirme le non-lieu inique après l’avoir, dans premier temps cassé, nous incite à penser qu’il y a bien deux poids deux mesures dans notre justice. Lorsqu’on est policier, on est au-dessus de la justice, au point qu’on peut se permettre d’ignorer la loi.
Lorsqu’on est un simple citoyen, de surcroît d’origine maghrébine, on reste en dessous de la loi, au point que la justice ignore vos droits.

Ce dernier et définitif non-lieu, reçu en période d’état d’urgence, après  six ans de procédures, ne met pas fin à notre combat contre les violences policières et leur impunité.
Nous restons mobilisés pour que Vérité et Justice soient faites pour Monsieur Ali Ziri, ce chibani mort  aux  mains de la police en juin 2009, et solidaires du combat des familles de toutes les autres victimes et des collectifs qui les soutiennent.

Collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri, c/o ATMF, 26 Bd du Général Leclerc, 95100 Argenteuil.

Contacts : Omar Slaouti (0698299792)
Elise Languin (0683323369)

 

Ali Ziri – communiqué de presse mardi 16 février 2016

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Solidarité avec le défenseur sahraoui des droits humains Ali Salem TAMEK

ali_salem_tamekLe défenseur sahraoui des droits humains Ali Salem TAMEK a entamé samedi 6 février 2016 un SIT-IN ouvert au siège de la section locale de l’Association Marocaine des Droits de l’Homme à Assa, pour exiger des autorités marocaines de l’inscrire dans l’une des universités de la région.

Ali Salem TAMEK a en outre commencé le 9 février 2016 une GREVE DE LA FAIM ILLIMITÉE dans ces mêmes locaux, signifiant par-là la gravité de l’interdiction qui lui est faite de poursuivre des études supérieures.

Depuis 2007, année d’obtention de son baccalauréat, monsieur Ali Salem TAMEK est interdit d’université. Cette mesure arbitraire et illégale est bien sûr liée à son engagement en faveur de l’application du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.

L’interdiction faite à monsieur TAMEK d’accéder à l’enseignement supérieur est une grave violation de son droit fondamental à l’éducation, et constitue une violation des conventions internationales relatives aux droits humains, pourtant signées par le Maroc.

Monsieur TAMEK est ancien prisonnier politique : il a subi plusieurs arrestations et condamnations par la justice marocaine. Le 8 octobre 2009, il a été arrêté par les autorités marocaines, avec six autres militants sahraouis, après leur visite aux campements des réfugiés sahraouis à Tindouf. Après 5 audiences devant les tribunaux marocains, il a été mis en liberté conditionnelle le 14 avril 2011. Monsieur TAMEK est toujours en attente de son procès.

Nous signataires de cet appel, nous déclarons notre solidarité avec le combat mené par Ali Salem TAMEK pour faire respecter son droit à l’éducation.

Nous exigeons des autorités marocaines la levée immédiate de cette interdiction et l’inscription de Monsieur Ali Salem TAMEK dans l’université de son choix.

Nous demandons à toutes les associations, ONG, syndicats et partis politiques de faire pression sur les autorités marocaines pour mettre fin à cette nouvelle violation des droits humains.

Une grève de la faim est une chose sérieuse, aux conséquences qui peuvent être dramatiques. L’Etat marocain sera tenu responsable des suites de la grève de la faim d’Ali Salem TAMEK.

 Mise à jour :

Le 16 février 2016, monsieur TAMEK a été transporté à l’hôpital d’Assa pour y recevoir des soins suite à la dégradation de son état de santé.

 

 

Signataires :

AARASD         Association des Amis de la RASD

ACCA         Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui

ADTF         Association Démocratique des Tunisiens en France

AFAPREDESA         Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis

AFASPA         Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique

AHSETI         Association Havraise Solidarité et Échange avec tous les Immigrés

ASPS Lorraine         Association de Solidarité avec le Peuple Sahraoui Lorraine

Association ELGHORBA

ATF         Association des Tunisiens en France

ATMF         Association des Travailleurs Maghrébins de France

CGT         Confédération Générale du Travail

CNT-France         Confédération Nationale du Travail – France

Comité Belge de Soutien au Peuple Saharoui

CORELSO         Comité pour le Respect des Libertés et des Droits Humains au Sahara Occidental

CRLDHT         Comité pour le Respect des Libertés et les Droits de l’Homme en Tunisie

DROIT-SOLIDARITE

FASTI         Fédération des Associations de Solidarité avec les Travailleurs Immigrés

Fédération des Travailleur-se-s de l’Education de la CNT-F (FTE-CNT)

La Voie Démocratique Paris (Annahj-Paris)

Le Mouvement de la Paix

LJESF         Ligue des Jeunes et Etudiants Sahraouis de France

MRAP         Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples

Parti Communiste Français – PCF

Plateforme pour la solidarité avec le peuple du Sahara Occidental

Solidaires Etudiant-e-s, Syndicats de luttes

Union Syndicale Solidaires

ACSF         Association de la Communauté Sahraouie en France

 

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Liberté de circulation !

arton4411Libération immédiate et retrait de toute charge (pour) contre les manifestantEs arrêtéEs à Calais !

Le samedi 23 janvier 3000 migrants, réfugiés de la jungle, réfugiés et sans-papiers de Paris, de Marseille, de Lille et d’ailleurs, membres de mouvements de solidarité de Calais et sa région et d’autres villes, militantEs venus d’Angleterre, de Belgique et d’Allemagne ont manifesté à Calais. C’est la plus grosse mobilisation sur ce sujet ayant eu lieu à Calais. Au même moment des manifestations du même type ont eu lieu à Evros à la frontière entre la Grèce et la Turquie et à Lampedusa.
Malgré quelques provocations, très peu nombreuses, de l’extrême-droite, la manifestation a eu le visage de la détermination et de la solidarité.
La confiance transmise par cette magnifique manifestation a amené des centaines de migrants à décider d’obtenir ce qu’ils revendiquent légitimement, leur liberté de circulation. Après la fin de la manifestation, débordant les forces de police ils ont manifesté jusqu’au port pour tenter d’embarquer sur un bateau. Plusieurs dizaines ont même réussi à entrer sur un ferry à quai.
Suite à cette action, six migrants sont actuellement en prison et deux militants avec papiers sont sous contrôle judiciaire. Ils passeront en procès le lundi 22 février au tribunal de Boulogne sur Mer.
La manifestation a été la démonstration que la solidarité est un projet de société qui a bien plus d’avenir que les politiques menées actuellement, qui font de Calais une ville sinistrée et barbelée.
Nous exigeons donc la libération immédiate de touTEs les manifestantEs arrêtéEs quels que soient leur statut ou leur nationalité et le retrait de toutes les charges.

NOUS APPELONS À UNE MANIFESTATION 

DE SOLIDARITÉ AVEC LES INCULPÉS
L E S A M E D I 2 0 F É V R I E R 2016 À 1 8 H

DÉPART DE MÉNILMONTANT (POUR ALLER VERS LA GARE DU NORD)

Contact  : Calais23janvier@gmail.com

Premiers signataires :ATMF, CISPM, Collectif Paris 20ème Solidaire, CSP 75, Droits Devant !!!, Écologie sociale, Mouvement Utopia, NPA, Sans-Voix Paris 18ème, Sortir du Colonialisme, SUD Culture Solidaires, UJFP, Union Locale Solidaires des 5e -13e arrondissements de Paris et d’Ivry…

 

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Solidarité avec les contestations du peuple marocain Et à l’occasion du 5ème anniversaire du mouvement du 20 février

20FFace à la prédation économique et à l’explosion des inégalités sociales, les marocain(e)s se soulèvent encore, 5 ans après la naissance de ce mouvement en scandant les mêmes revendications. En effet, les villes du Nord ont connu un soulèvement populaire avec l’un des slogans du mouvement du 20 février : « Amendis dégage ! », les étudiants en médecine ont pacifiquement manifesté pour leur droits légitimes, les habitants des régions les plus marginalisées du Maroc à l’image d’Imider, de Bouarfa, du Rif…etc. continuent leur lutte contre les politiques d’exclusion et d’appauvrissement, les enseignants stagiaires poursuivent depuis plusieurs mois leur lutte contre les réformes gouvernementales et pour la défense de l’enseignement public. C’est une large frange de la population qui fait entendre sa voix et ce malgré la répression sauvage dont elle est victime.

 

Les indicateurs économiques et les rapports nationaux et internationaux reflètent cette situation alarmante que vivent les Marocain(e)s. En 2014, l’Unesco a classé le système éducatif marocain parmi les « 21 pires systèmes éducatifs» au monde. En 2015, le rapport du PNUD sur le développement humain a placé le pays à la 126ème position (sur 188 pays analysés). Les rapports de l’Organisation International du Travail, d’Amnesty, de Transparency, de Reporters Sans Frontières, de Human Rights Watch, de l’AMDH, de l’ASDHOM… n’échappent pas à cette tendance.

Menaces, tabassages, prisons ou tortures, sont le lot quotidien des militant(e)s et des marocain(e)s libres qui luttent chaque jour pour un Maroc meilleur. On réprime les organisations des droits humains, on musèle les journalistes, mais on honore les présumés tortionnaires. L’un d’entre eux, Abdellatif HAMMOUCHI, a été promu à la légion d’honneur par le Ministre de l’Intérieur français en 2014 malgré les plaintes en cours. Ce triste événement marque ainsi un nouvel épisode du soutien de l’état français au régime marocain.

 

Le mouvement marocain du 20 février a ouvert une brèche pour un réel changement et un avenir meilleur pour tou(te)s les marocain(e)s. Il reste l’un des points d’appui pour amplifier la résistance face à la prédation économique et la politique répressive du pouvoir en place.

À travers cet appel, les organisations signataires accompagnées de toutes les personnes voulant exprimer leur solidarité avec les luttes du peuple marocain appellent à manifester pour :

 

La liberté, l’égalité, la dignité et la justice sociale

Rendez-vous, le samedi 20 février 2016 à 15h

Devant l’ambassade du Maroc à Paris

(5 Rue le Tassé, Paris, Métro 6 ou 9, station Trocadéro).

 

Premiers signataires : Mouvement du 20 Février Paris/IDF, Association Marocaine des Droits Humains Paris/IDF (AMDH Paris/IDF), Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Collectif des Amazighs de France pour le Changement Démocratique au Maroc, Taharour Dimocrati /Emancipation démocratique, Association des Marocains en France (AMF), La Voie Démocratique Paris (Annahj-Paris), Le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Association Marocaine des Droits Humains Nord/France (AMDH Nord/France) …

Appel à manifester à Paris En solidarité avec les contestations du peuple marocain

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Le coût de la déchéance

arton4721La déchéance de nationalité accapare déjà depuis des semaines, et ce n’est pas fini, le débat politique : tel est le jeu auquel jouent le président de la République et le Premier ministre avec la Constitution. Plus on en parle, et moins on débat de l’état d’urgence, mais aussi du fonctionnement de l’Europe, des conséquences du chômage et de la réforme du Code du travail ou encore de la politique à l’égard des réfugiés et des Roms. Pour autant, n’allons pas croire que cette mesure symbolique soit dépourvue de réalité. Qu’on la réserve aux Français binationaux ou pas, au risque de légaliser la production d’apatrides, elle vise à accréditer l’idée d’un terrorisme étranger à la nation. Il y aurait de vrais Français, et d’autres qui le seraient moins. Ce n’est donc pas un hasard si l’idée est empruntée à l’extrême droite.

Que les terroristes français deviennent des corps étrangers aura ainsi des effets bien réels sur le corps social. En pesant inégalement sur une partie d’entre nous, elle précariserait la nationalité. Car on s’en doute : comme d’habitude, Français musulmans, habitants des quartiers populaires et enfants d’immigrés seront les premiers suspects ; une nouvelle fois, on leur fera sentir qu’ils sont moins français que d’autres, qu’ils ne sont pas « chez eux » et qu’ils ne viennent pas de « chez nous ». C’est ainsi que cette nationalisation symbolique de la menace terroriste contribuerait effectivement à la racialisation de la nation. Bref, ce serait constitutionnaliser la politique d’« apartheid » dont Manuel Valls affecte de s’inquiéter alors qu’il en est l’un des responsables.

Nul ne croit à l’efficacité de cette réforme pour lutter contre le terrorisme – pas même ses promoteurs. Certes, il y aura des politiques pour résister à cette dérive. Pourtant, elle risque d’être adoptée. En effet, ce n’est pas seulement l’exécutif qui pèse sur les parlementaires ; ce sont aussi les sondages d’opinion. En particulier, il est des députés qui peuvent craindre de perdre la faveur de leurs électrices et électeurs s’ils ne vont pas dans le sens du vent. Bref, il n’est pas sûr que ces politiques s’apprêtent à voter selon leurs principes – et selon les nôtres. Nous allons donc les y aider. En effet, en vertu de notre engagement contre le racisme et donc contre les politiques de racialisation, nous ne pouvons rester les bras croisés. Nous souhaitons que voter cette réforme constitutionnelle soit coûteux dans les urnes. Nous voulons que nos représentants aient plus à gagner qu’à perdre en décidant d’écouter leur conscience politique.

C’est pourquoi nous nous souviendrons du choix de chaque parlementaire, et nous allons le répéter à chaque occasion – en particulier à l’heure des prochaines élections législatives. Nous voterons et nous appellerons à voter contre celles et ceux qui auront voté pour l’extension de la déchéance de nationalité. Nous ne nous laisserons plus intimider par la logique du vote utile. Nous nous engagerons, même au deuxième tour, contre les parlementaires qui s’apprêtent à laisser à leurs successeurs un arsenal juridique aussi dangereux.

Il faudra compter avec nous. L’enjeu est historique. Parlementaires, ne raisonnez pas à court terme, car nous aurons la mémoire longue. Constitutionnaliser ou légaliser l’extension de la déchéance de nationalité aux Français de naissance aurait un prix pour notre pays. Aussi ferons-nous en sorte que le coup de la déchéance ait un coût politique – pour vous aussi. Vous comptez sur nos voix ? Nous comptons sur les vôtres.

Pour signer cet appel, cliquez ici : Parlementaires, ne signez pas l’extension de la déchéance de nationalité.

Associations signataires avec le réseau Reprenons l’initiative contre les politiques de racialisation,reprenons.info :

ASEFRR (Association solidarité Essonne familles roumaines et roms) ;
ATMF (Association des travailleurs maghrébins de France) ;
CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France) ;
CEDETIM / IPAM (Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale) ;
CRI (Coordination contre le racisme et l’islamophobie) ;
CRAN (Conseil représentatif des associations noires) ;
FASTI (Fédération des associations de solidarité avec tou-te-s les immigré-e-s) ;
Femmes plurielles ;
Fondation Frantz Fanon ;
FUIQP (Front uni des immigrations et des quartiers populaires) ;
Les Indivisibles ;
MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) ;
Sortir du colonialisme ;
UJFP (Union juive française pour la paix) ;
La Voix des Rroms…

 

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Le réseau Reprenons l’initiative contre les politiques de racialisation, avec de nombreuses associations engagées contre le racisme, lance un appel aux parlementaires, à l’occasion du premier vote des députés sur l’article 2 de la réforme constitutionnelle, pour les prévenir du coût électoral d’un vote pour l’extension de la déchéance de nationalité. Cet appel est ouvert à la signature en ligne.

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Etat d’urgence et la déchéance de nationalité – Rassemblement à Cergy

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Rassemblement

samedi 13 février – 11h

Devant la préfecture de Cergy

Levée immédiate de l’état d’urgence et de l’état d’exception permanent

Abandon de la constitutionnalisation de l’état d’urgence et de la déchéance de nationalité

Arrêt de la répression et de la stigmatisation des manifestant-e-s et militant-e-s des mouvements sociaux, des migrant-e-s, des musulman-e-s ou supposé-e-s l’être, des quartiers populaires. Arrêt de la répression anti-syndicale.

Respect de la liberté de manifester, de se réunir et de s’exprimer.

Collectif stop état d’urgence 95 : ATTAC VOS, ATMF, CGT Educ’action 95, Collectif Justice et vérité pour Ali Ziri, Collectif de soutien aux sans papiers du Val d’Oise, DAL, FCPE95, Femmes Plurielles, Ligue des Droits de l’Homme et de nombreux citoyens engagés.

Avec le soutien de Ensemble !95, NPA, PCF95, PG

 

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Rassemblement pour la Syrie à Strasbourg

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Ni Poutine ! Ni Assad !

Ils sont la cause et non pas la solution des problèmes.

Nous réclamons le retrait immédiat des troupes russes et l’arrêt des bombardements de la Syrie.

Rassemblement le jeudi 11 février 2016 à 12h30 devant le consulat russe

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STOP AUX RAFLES DANS LES FOYERS ! Rassemblement le 12 février

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42 RUE CAMBRONNE – PARIS 15e Métro ligne 6 : Cambronne
À la faveur de l’état d’urgence, le 15 décembre 2015, une intervention de la police, accompagnée de chiens et en présence de la direction de l’ADOMA, a eu lieu jusque dans les chambres du foyer ADOMA Marc Seguin Paris 18e.
ADOMA, pour obtenir cette intervention, n’a pas hésité à employer des méthodes calomnieuses en accusant les résidents du foyer de recourir à la prostitution ou au trafic de drogue, alors qu’aucune infraction n’ait été constatée par la police !
Les véritables motifs de l’ADOMA sont la volonté de punir les résidents en grève de loyers depuis 18 mois pour revendiquer la réouverture de leur cuisine collective et de leur cafétéria, des travaux indispensables…
Nous n’acceptons pas qu’une telle opération se transforme, sans aucune réquisition de la force publique par le Procureur, en arrestations collectives au sein de leurs domiciles privés de personnes qui n’ont commis aucun délit et que les droits de l’homme fondamentaux soient ainsi remis en cause : mise en rétention à Vincennes d’une vingtaine de personnes, expulsion de plusieurs d’entre eux.
Le samedi 9 janvier 2016, une manifestation de plus de 1 000 personnes s’est déplacée du foyer ADOMA Marc Seguin à la Mairie du 18e arrondissement, où nous n’avons malheureusement pas été reçus.
Le vendredi 12 février, nous manifesterons encore, cette fois, en nous rassemblant devant le siège du gestionnaire ADOMA pour revendiquer : STOP AUX RAFLES DANS LES FOYERS ! ÉCOUTE, RESPECT, DIGNITÉ, DROITS POUR LES RÉSIDENTS, ET SATISFACTION DE LEURS REVENDICATIONS LÉGITIMES !
Comité des résidents du foyer Marc Seguin soutenu par : ATMF / Autremonde / CNL75 / Collectif du 15 décembre / Coordination des délégués des foyers Adef, Adoma, Coallia, Lerichemont / COPAF / CSP 75 / CSP 93 / DAL / Droits Devant / FASTI / LDH 18e / MRAP-Paris / PCOF/ UD CGT 75 / Union syndicale Solidaires…