Association des Travailleurs Maghrébins de France
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Atmf communiqué : Nahel

« tu vas te prendre une balle dans la tête »,

Et il a pris une balle dans le thorax

 

Une vie de 17 printemps à peine, est arrachée lâchement

Encore une de plus !

Encore une de trop ! 

 

Nahel est exécuté.

Tenu en joue,

Victime d’un tir à bout portant

Porté et assisté par ceux qui sont censés protéger

Des policiers dotés d’un permis de tuer 

Des policiers armés de haine

 

Et comme à l’habitude,

le casier judiciaire est brandi pour légitimer ce qui ne peut être :

Ôter une vie

Mais Nahel n’en avait pas

Et combien même, a-t-on le droit d’exécuter ceux qui l’auraient ?

 

Nahel aurait été une menace pour la vie des policiers

Mais la vidéo ne laisse aucun doute

Nahel a été exécuté pour refus d’obtempérer

 

La responsabilité incombe à tous ceux

qui soufflent sur les braises du racisme

qui l’institutionnalisent

qui mènent une guerre sans nom

contre l’immigration et ses descendants français

contre les populations des quartiers défavorisés

qui couvrent les violences policières

 

À Nahel et à tous les Nahels dont on a volé la vie,

Nous lutterons pour que justice sera rendue

 

Conseil d’Administration du 28 juin 2023

 

 

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Un 1er mai 1995, au nom d’une idéologie fasciste

Brahim BOUARRAM a été exécuté, jeté dans la Seine

28 ans après, où en est-on ?

Le 1er mai 1995, Brahim Bouarram, 29 ans, profitait d’une journée ensoleillée sous le pont du Carrousel. Il ne savait pas qu’on allait le précipiter dans la Seine et mettre fin à ses jours. Les assassins venaient de quitter le défilé du Front National. La haine raciste fomentée par le FN a armé les mains de ses assassins.

Depuis, d’autres noms se sont ajoutés à la liste sinistre des victimes de crimes racistes.

C’est à sa mémoire et à celles de toutes les victimes du racisme dans ce pays, en souvenir à la souffrance de leurs proches que nous nous rassemblons ici, sur le lieu du crime innommable, le 1er mai de chaque année.

Vingt-huit ans plus tard, le racisme a aussi gangréné la société sous d’autres formes : la xénophobie, l’antisémitisme, l’islamophobie, la ségrégation, la relégation, les discriminations aux droits fondamentaux, la systématisation des contrôles au faciès, des violences policières. C’est toujours sous d’autres formes que le racisme s’enracine, avec la montée des extrêmes droites et des droites extrêmes. Avec l’instauration de la nouvelle doctrine du maintien de l’ordre public qui menace tous ceux qui s’opposent aux politiques gouvernementales, en intégrant des mesures d’exception dans le droit commun, les politiques publiques ont mis en cause les libertés fondamentales et les droits économiques et sociaux des plus défavorisés.

C’est pourquoi nous militons tous les jours et nous commémorons chaque année la mémoire de Brahim Bouarram et celles de toutes les victimes du racisme, pour ne pas oublier, pour ne pas effacer, pour se souvenir, pour prévenir et pour agir.

Nous, citoyens et organisations fidèles aux combats pour la défense des droits fondamentaux des personnes et aux valeurs de nos convictions et à nos principes universalistes, nous continuons plus que jamais de nous opposer avec la plus grande fermeté à toutes les formes de pouvoirs qui défigurent une République pour tous.

Il est de plus en plus urgent de réaffirmer notre refus face à cette dérive dangereuse pour toutes nos sociétés, nous serons toujours là pour combattre, faire front, faire barrage à la banalisation du racisme, aux politiques et aux idées de haine qui ont tué Brahim Bouarram.

Rassemblement le 1er mai 2023

de 11h à 12h

au Pont du Carrousel – Paris

 

Signataires :

ATMF, MRAP, LDH, ACDA, ACDR, ADTF, AFAPREDESA, AMF, ASDHOM, AMDH-Paris, APCV, ATF, AFA-Paris, Attac France, COPAF, Comité Vérité et Justice Ali ZIRI, CRLDHT, FASTI, La Coordination nationale Pas sans nous, Femmes Plurielles, FTCR, FUIQP, CEDETIM/IPAM, DAL, Droit devant, GISTI, L’ACORT, Fondation Frantz Fanon, L’Institut Mehdi Ben Barka – mémoire vivante, RAAR, REMCC, UJFP, UTAC,UTIT, Union Syndicale Solidaires, PEPS-Pour une Ecologie Populaire et Sociale, Ensemble!, PCOF, PCF, NPA, EELV

 

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Haro sur les maghrébins âgés !! Communiqué

La « réforme  » des retraites, véritable régression sociale, touche particulièrement et de plein fouet les couches défavorisées de la population. Premiers impactés, les immigrés le sont, parce qu’une grande partie d’entre eux travaillent dans les métiers pénibles, ont des carrières hachées, sont tributaires du minimum vieillesse (allocation de solidarité personnes âgées : ASPA) conditionné jusqu’alors par une durée de résidence en France de plus de 6 mois.

 

Discrètement et sans débat un amendement de la droite sur la loi a porté cette obligation à plus de 9 mois par an sur le sol français sous peine de perte des droits. Cet article entrera en vigueur le 1er septembre.

 

Ne nous y trompons pas : si elle vise toutes les personnes retraitées y compris les françaises, celles qui achètent des villas au Maroc, au Portugal sont rarement éligibles à ce minima social. Les premières ciblées sont les personnes âgées migrantes n’ayant pas suffisamment cotisé pour avoir une retraite décente, autrement dit les plus précaires.

 

Et ce alors même que le président Macron déclarait le 14 avril 2023, à la délégation de 9 anciens combattants reçue à l’Elysée, qu’il se réjouissait que le versement de leur allocation ne soit plus soumis à la condition de résidence en France. Une contradiction et un traitement discriminant : pour les uns réparation d’une injustice et pour les autres assignation à résidence.

 

Que faut-il voir dans cette volonté d’empêcher ces personnes âgées de passer quelques mois par an dans leur pays d’origine ? Rien d’autre qu’un moyen de supprimer des droits. Gageons en effet qu’ils ne seront pas informés de ces exigences nouvelles et que de contrôles de plus en plus stricts leur feront perdre leur droit à la première occasion.

 

Nos associations dénoncent cette politique discriminatoire et réclament que ces personnes âgées migrantes puissent bénéficier de l’ASPA sans condition de résidence, à l’instar des anciens combattants.

 

Paris,23 avril 2023

 

Association des Travailleurs Maghrébins de France – ATMF

www.atmf.org

Groupe d’Information et de Soutien des Immigré.e .s -GISTI

www.gisti.org

 

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ATMF soutient la LDH

La menace lancée par le ministre de l’intérieur à l’encontre de la Ligue des Droits de l’Homme devant la commission des lois du Sénat, de supprimer ses subventions, est grave et sans précédent.

Le chantage aux subventions, proféré par la voix du Ministre de l’intérieur, est un message clair dans sa forme, son contenu, comme dans son intention.

 

C’est une réponse à l’implication de cette ONG dans la dénonciation des violences policières ainsi que des méthodes dites de maintien de l’ordre, dans le contexte de luttes sociales actuel.

En attaquant la Ligue des Droits de l’Homme, le pouvoir en place s’attaque non seulement à toutes les organisations et associations de défense des droits humains, mais à la fonction même du contre-pouvoir en tant que rempart contre le despotisme d’état et sauvegarde des libertés individuelles.

 

Il s’agit d’une volonté d’instaurer une police de la pensée, en distillant peur et répression, une répression politique doublée d’une répression physique violente à l’encontre des protestations, avec comme fin, bâillonner toute voix libre.

Aussi, pour notre association, s’attaquer à la Ligue des Droits de l’Homme, c’est s’attaquer à la liberté et à la démocratie, c’est basculer encore plus dans une logique répressive de domination et d’exclusion des droits.

 

L’ATMF assure de son soutien la Ligue des Droits de l’Homme, estime que son combat est le sien, et dénonce avec force les tentatives d’intimidation dont fait l’objet.

 

Conseil d’Administration du 8 avril 2023

 

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Le racisme tue !

Le 23 décembre 2022, la communauté kurde de Paris a été victime d’une attaque qui a tué trois de ses membres.

Le racisme tue !

 

La haine de l’étranger n’est pas qu’un discours

La haine de l’étranger sème la mort

Ce sont tous les citoyens de France qui en sont la cible

Aujourd’hui, l’étranger

Demain, nous tous

Nous sommes tous, aujourd’hui et demain

Des kurdes endeuillés,

Solidarité, Condoléances et Révolte

 

                       L’extrême droite est la coupable,

                       Mais pas uniquement

                          Le sont aussi :

                     Les discours et les politiques officiels,

                     Les lois liberticides à l’encontre des immigrés et de leurs enfants,

                     La surenchère de partis politiques à la recherche de voies électorales,

                     Le poison d’une propagande xénophobe médiatique,

                     L’impunité en cas de bavures policières

 

C’est ainsi que le permis de tuer « l’étranger » deviendra normalité et banalité

Le danger de la fascisation des esprits est rampant

  Une menace pour la liberté et les droits de chacune, de chacun, de toutes et de tous

Chacune, chacun, toutes, tous devons combattre ce fléau

L’étranger reste le bouc émissaire de thèses extrêmes comme de politiques économiques et sociales

Les institutions et les autorités se doivent d’assumer leurs responsabilités

 

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ATMF : 14ème congrès et 40ème anniversaire

Programme 14ème Congrès & 40ème Anniversaire

 

Espace culturel et social Grésillons, 28 rue Paul Couturier 92230 Gennevilliers

Vendredi 11 novembre 2022

Travaux du congrès

 

Samedi 12 novembre 2022

  • 10h à 12h

Suite des travaux du congrès

 

  • 15h à 18 h 45 

Débat / Nos luttes : Devoir de Mémoire –Devoir d’Action et de Solidarité

 

  • 15h à 16h 30

Première table ronde animée par Ali El Baz : Militant associatif

  • Gustave Massiah : Economiste et personnalité incontournable du mouvement Altermondialiste
  • Pierro Galloro : Directeur du département de sociologie, Université de Lorraine
  • Omar Slaouti : Enseignant, militant associatif
  • Anzoumane Sissoko : Militant associatif

 

  • 16h45 à 18h45

Deuxième table ronde animée par Abdellah Zniber : Militant associatif

  • Florence Braud : Enseignante, Militante associative
  • Nadia Chaabane : Militante associative féministe
  • Sanhaja Akrouf : Militante associative
  • Fouad Abdelmoumni : Economiste et militant des droits de l’homme au Maroc
  • Aboubakr Jamai : Journaliste et Universitaire

 

Pause

Prises de parole de nos partenaires

 

  • 19h à 00h00

Pot de l’amitié, buffet dinatoire et soirée musicale

 

Dimanche : 13 novembre 2022

  • 10h30 à 12h00

Suite des travaux du congrès et clôture

A l’occasion de cet événement nous avons prévu, une exposition (affiches & photos), projection (Film & Photos).

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Bilan provisoire d’un carnage sans nom

Le 24 juin, à 21h, 27 corps gisent sans vie, à l’hôpital de Nador au Maroc

27 migrants assassinés, 27 vies arrachées

Et d’autres entre la vie et la mort

Un nombre inconnu de blessés laissés agonir sans secours

Un traitement d’une sauvagerie sans nom

Que les images, Que les vidéos parlent

La voix n’a plus de mots, La voix n’est plus que cris : horreur et barbarie

 

Aujourd’hui : A la frontière toute proche entre le Maroc et l’Espagne

Tout contre le mur de la honte de la ville de Melilla

Et dans les mers de la Méditerranée comme de la Manche : des Cimetières

A qui incombe la responsabilité criminelle ?

Aux commanditaires : l’Europe officielle

Aux exécutants : Les Etats voyous –

Le Régime marocain

L’Europe officielle

Celle qui sous-traite le contrôle migratoire à des États répressifs

Celle qui continue à voler en toute impunité

Les richesses de pays, pauvres de leur richesse

Celle qui continue à garder ses intérêts en Afrique et ailleurs

Au prix de guerres provoquées vidant sols et sous-sols, terres et mers

Sacrifiant des milliers de vies, réduisant à l’esclavage des enfants

Pour s’approprier : minerais rares, or, diamants, pétrole…

Celle qui attise la haine.

Accusant migrants et immigrés de manger son pain, de profiter de ses aides 

Faisant des ceux qui sont volés, les voleurs

Et les responsables de la misère des siens

Le Régime marocain

Celui qui n’hésite pas à utiliser ses propres enfants

Aux portes de Melilla

Comme une honteuse carte de négociation

Une opération marchande entre le royaume et l’Europe

Sacrifiant le droit à la protection de l’enfance

Celui qui mène la chasse aux migrants

A la demande de ses maîtres

Celui qui par les mains de sa police

Vole, maltraite, affame

Et aujourd’hui assassine

Des frères à nous dont nous portons le deuil

Que tous les coupables

Etats, Polices, Personnes

Soient jugés !

Le crime ne doit pas rester impuni

Que tous les accords de la nouvelle « traite humaine » soient abolis

Que l’humanité de toutes et de tous se soulève

Pour que la barbarie ne gagne pas !

 

L’ATMF appelle les instances onusiennes pour qu’elles mènent une enquête indépendante, afin de déterminer les responsabilités de ces crimes à tous les niveaux de l’Etat marocain.

L’ATMF appelle à abroger les accords bilatéraux entre le Maroc, l’Espagne et l’Union Européenne qui sont les outils de ségrégation contre les migrants et réfugiés du sud, ainsi que tous les accords de sous-traitance de l’immigration avec d’autres états.

L’ATMF appelle à la dissolution de l’Agence Frontex, bras armé de la mise en œuvre du nouveau Pacte européen sur la migration et l’asile, dont les pratiques en termes de refoulements, de violences envers des exilés, de violation des droits fondamentaux des personnes et du droit international sont mises en cause.

ATMF

Conseil d’Administration, 26 juin 2022

Vidéos Amdh Nador :

https://fb.watch/dVbOuMy8BG/

https://fb.watch/dVca2vMN8I/

https://fb.watch/dVcd1gw5ll/

https://fb.watch/dVce3kyAOl/

 

Bilan provisoire d’un carnage sans nom 24 06 2022

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Atmf communiqué : Solidarité avec le docteur Labbas Sbaï tabassé par un gardien de la prison de Zagora au Maroc

« On m’a frappé, on m’a frappé, sur la tête … Violement…

Ici, c’est Guantanamo, c’est Abu Ghraïb … »

Ici, c’est le Maroc…

Ce sont avec ces derniers mots, en toute conscience que Labbas SBAÏ, citoyen suisse d’origine marocaine, chirurgien de 67 ans reconverti au tourisme écologique, détenu à la prison de Zagora, au sud du Maroc, a dénoncé son tabassage par un gardien qui s’est acharné sur sa tête, provoquant douleurs et absences constatées par son frère Brahim, lors de sa visite du 2 juin 2022.

Depuis, c’est porté sur une chaise par 4 gardiens, qu’il a été présenté à son frère le 14 juin dernier. Le regard perdu, sans aucune expression, dans l’incapacité d’articuler un seul mot, de se mouvoir, de se maintenir ou de réagir, Labbas semblait avoir quitté tout contact avec le monde extérieur.

Maintenu dans cet état semi comateux, sans accès aux soins appropriés, en violation des droits humains, Labbas risque le pire.

Pour quel crime ?

Celui d’avoir osé dénoncer la corruption et le trafic de drogue qui sévissent à Mhamid El Ghizlane, à la frontière maroco-algérienne, celui d’avoir désigné un système mafieux où seraient impliqués des politiciens, des hauts fonctionnaires et des militaires gradés, le quotidien suisse « Le Temps », l’affirme.

Ces actes ont déjà valu à Labbas, des arrestations entre 2006 et 2010, puis son adoption au cours de cette dernière année, par Amnesty Internationale comme prisonnier politique et lanceur d’alerte qui dérange le pouvoir marocain.

Pour quelle raison ?

La raison d’état, la raison de l’arbitraire et de la muselière, qui fait de la torture et de la maltraitance violente des citoyens, une arme pour terroriser toute voix osant relever la tête, dénonçant l’abject.

 Dans quel endroit ?

« Ici ».

« Ici » C’est le Maroc. C’est le Guantanamo, l’Abu Ghraïb, où le détenu politique comme le détenu de droit commun, sont traités avec barbarie.

« Ici », c’est le Maroc « nouveau », un Maroc ne s’embarrassant plus  de sauvegarder une image policée. Un Maroc d’arrogance, dopé par des soutiens et collaborations d’organes d’espionnage et de crimes à l’encontre notamment du peuple palestinien.

« Ici », c’est le Maroc  qui jette les meilleur-e-s d’entre les filles et les fils de son peuple dans les prisons : Manifestants, militants des droits humains, militants du Rif et des zones marginalisées, journalistes, historiens, youtubeurs, rappeurs, citoyens revendiquant leur citoyenneté…

« Ici », c’est le Maroc où on doit se taire ou crever.

 

Alors, que nos voix tonnent !

Réclamons avec force, justice pour Labbas, justice pour tous les Labbas !

Que les tortionnaires soient poursuivis pour leurs crimes !

Que toutes les voix libres soient libérées !

Que tous les détenus sans distinction aucune soient traités avec dignité!

Que les prisons de la honte soient fermées !

 

 

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À la mémoire de Brahim Bouarram et toutes les victimes de crimes racistes

Rassemblement le 1er mai 2022  de 11h à 12 h, à Paris, au Pont du Carrousel

 

Le 1er  mai 1995, Brahim Bouarram, 29 ans, profitait d’une journée ensoleillée sous le pont du Carrousel. Il ne savait pas qu’on allait le précipiter dans la Seine et mettre fin à ses jours. Les assassins venaient de quitter le défilé du Front National.

 

Brahim Bouarram,

La mémoire et le présent

 

La mémoire qui nous rappelle, qu’au nom d’une nation identitaire, la haine tue.

La mémoire qui nous appelle au devoir de la lutte contre l’idéologie fasciste et sa banalisation.

Le présent qui nous enseigne que les passages aux actes racistes, toujours plus nombreux, menacent.

Le présent qui fait, encore et encore, de l’immigration et de ses descendants français, un péril pour l’identité, la culture et le système social.

 

Un présent fait, chaque jour, chaque heure, chaque instant, d’agressions, de violences et d’humiliations à l’encontre de cette partie des Français d’en bas et de leurs enfants, suscitées par certains médias et le pouvoir politique.

 

Un système politico-médiatique qui n’a cessé, ne cesse et ne cessera de promouvoir les thèses du « grand remplacement », du « séparatisme », promettant à cette partie du peuple l’assimilation dans les meilleurs des cas, dans les pires, la répression d’un supposé ennemi intérieur ou la déchéance de la nationalité et l’expulsion, produisant ainsi un sentiment de peur à son égard.

 

Le matraquage ainsi mené autour d’une conception identitaire de la nation, faisant des habitants des quartiers populaires des étrangers au peuple et à ses valeurs, source de toutes les difficultés sociales des classes populaires et de la nation, a pour objectif de dévoyer la colère des classes populaires. Les causes de la dégradation des conditions de vie seraient d’ordre identitaire et civilisationnel et non social et économique.

 

La campagne présidentielle est bien éloquente à cet égard.  Elle montre que, face à la crise de légitimité, le pouvoir et la classe dominante ont adopté une stratégie permettant la progression des courants d’idéologie raciste pour faire du deuxième tour, un duel entre Le Pen et Macron, s’assurant ainsi une victoire électorale certaine. 

 

Ces élections confirment une nette progression de l’adhésion aux idées de ce qu’on nomme, extrême droite. Elles montrent qu’une partie des classes populaires et laborieuses a basculé dans la haine de l’immigration et de ses descendants français, les considérant à l’origine de tous ses maux. L’illusion d’une supériorité que lui confère le sentiment d’une appartenance exclusive à une « nation supérieure » occulte le fait qu’elle se rende responsable de sa propre domination. 

La montée de l’extrême droite n’est pas le résultat d’une demande populaire d’autoritarisme, de racisme et de sécurité, mais bien le contraire. C’est le racisme distillé par les discours d’en haut qui conduit au racisme d’en bas. La responsabilité du pouvoir et des médias est criante.

 

Il ne peut y avoir d’intérêts homogènes d’une nation. Il y aura toujours, les intérêts des riches défendus par leurs représentants aux dépens des intérêts des classes populaires, dont font partie les immigrés et leurs enfants.

 

La paupérisation, la précarisation et la répression des mouvements sociaux continueront leur marche. Elles sont le fait et la volonté programmée des dominants et de personne d’autres.

 

La haine raciste est l’outil qui sépare ceux qui doivent s’unir, hier, aujourd’hui comme demain, pour construire un avenir commun, un avenir humain, un avenir de justice sociale et d’équité !

Ne nous trompons pas d’ennemi !  

 

C’est cette haine qui a ôté la vie à toutes les victimes des violences policières.

C’est cette haine qui a mis à mort Brahim BOUARRAM.

Et c’est, en nous engageant sur la voie résolue du combat contre l’idéologie fasciste,

En défendant les droits humains de tous, de l’immigration et de ses enfants,

Que nous resterons fidèles à la mémoire de Brahim, 

A ce qui doit faire notre humanité,

Toutes et tous ensemble.

 

Premiers signataires : 

ATMF, MRAP, ACDA, ACDR, ADTF, AFAPREDESA, AMF, ASDHOM, ATF, COPAF, CRLDHTFASTI, Femmes Plurielles, FTCR, GISTI, L’ACORT, La Fondation Frantz Fanon, L’Institut Mehdi Ben Barka – mémoire vivante, MDH-ParisREMCC, UJFP, UTAC, L’Union Syndicale Solidaires, PEPS-Pour une Ecologie Populaire et Sociale, Collectif ALI ZIRI, UTIT

 

À la mémoire de Brahim Bouarram et toutes les victimes de crimes racistes – 1er mai 2022

 

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CommémorAction du 6 février 2022 – Migrer est un droit ! Rassemblement à Strasbourg 5 février 2022

[Appel collectif à mobilisations dans plusieurs pays à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le régime de mort aux frontières et pour exiger la vérité, la justice et la réparation pour les victimes de la migration et leurs familles]

Journée mondiale de lutte contre le régime de mort aux frontières et pour exiger la vérité, la justice et la réparation pour les victimes de la migration et leurs familles Nous sommes parents, amis et amies de personnes décédées, portées disparues et/ou victimes de disparitions forcées le long des frontières terrestres ou maritimes, en Europe, en Afrique, en Amérique.

Nous sommes des personnes qui ont survécu à la tentative de traverser les frontières à la recherche d’un avenir meilleur.
Nous sommes des citoyen.e.s solidaires qui aident les immigré.e.s durant leur voyage en fournissant une aide médicale, de la nourriture, des vêtements et un soutien lorsqu’ils se trouvent dans des situations dangereuses pour que leur voyage ait une bonne fin.
Nous sommes des activistes qui ont recueilli les voix de ces immigrés et de ces immigrées avant leur disparition, qui s’efforcent d’identifier les corps anonymes dans les zones frontalières et qui leur donnent une sépulture digne.

Nous sommes une grande famille qui n’a ni frontières ni nationalité, une grande famille qui lutte contre les régimes de mort imposés à toutes les frontières du monde et qui se bat pour affirmer le droit de migrer, la liberté de circulation et la justice globale pour tous et toutes.

Année après année, nous assistons aux massacres en cours aux frontières et dans les lieux de détention conçus pour décourager les départs des personnes migrantes. Nous ne pouvons pas oublier ces victimes !
Nous ne voulons pas rester silencieux face à ce qui se passe !

C’est pourquoi nous avons décidé d’unir nos forces, dans le respect des diversités individuelles, pour dénoncer la violence mortelle des régimes frontaliers du monde et pour commémorer les personnes décédées, dispersées et/ou victimes de disparitions forcées en mer Méditerranée, au Sahara, le long de la route balkanique, à la Frontière Sud mexicaine, dans le désert d’Arizona et partout dans le monde.

Nous accusons les responsables de ce génocide en cours : les gouvernements qui, en militarisant le contrôle des frontières intérieures et extérieures, rendent de plus en plus dangereuses les routes migratoires.

Le 6 février 2014, la police espagnole des frontières a massacré au moins 15 personnes qui tentaient de traverser la frontière vers l’enclave espagnole de Ceuta. Après des années de contentieux juridique, les tribunaux espagnols ont acquitté les agents de la Guardia Civil en affirmant qu’aucun crime n’avait été commis.

Aucune justice n’a encore été rendue aux victimes et à leurs familles !

Le 6 février 2020, des groupes de familles de migrants décédés, disparus et/ou victimes de disparitions forcées se sont rencontrés à Oujda pour la première journée de CommémorAction des victimes de l’immigration et de dénonciation de la violence aux frontières.

Le massacre de Tarajal est le symbole de ce qui se passe chaque jour depuis plus de 20 ans : victimes sans justice, tombes sans nom, frontières sans droits, c’est pourquoi nous avons décidé à Oujda de continuer le parcours des commémorations, chaque année le 6 février, pour transformer la douleur en action collective.

Nous demandons à toutes les organisations sociales et politiques, laïques et religieuses, aux groupes et collectifs des familles des victimes de la migration, aux citoyens et citoyennes de tous les pays du monde d’organiser des actions de protestation et de sensibilisation à cette situation.

Nous vous invitons à utiliser le logo ci-dessus, ainsi que vos propres logos, comme élément pour souligner le lien entre toutes les différentes initiatives. Tous les événements qui auront lieu seront publiés sur la page Facebook Commemor-Action.

Nous faisons appel aux réseaux qui, depuis de nombreuses années, organisent des événements à l’occasion du massacre de Tarajal, pour unir nos forces et relier les différentes initiatives afin que le 6 février puisse se transformer en une Journée mondiale de lutte contre le régime de mort aux frontières et pour exiger la vérité, la justice et la réparation pour les victimes de la migration et leurs familles.

Migrer pour vivre, pas pour mourir !

Ce sont des personnes qui ne sont pas des chiffres !

Liberté de mouvement pour tous et toutes !

Pour adhérer à l’appel, vous pouvez écrire à : globalcommemoraction@gmail.com

Adhésions:
Association Solidarité et Sensibilisation des Familles de Migrants du Cameroun – Cameroun
Associations des mères des migrants disparu -Tunisie
Collectif des familles des disparues région Oujda.Maroc
Project Missing at the borders
Alarm Phone
Alarm Phone Sahara
Milano senza Frontiere – Italia
Association d’aide des migrants en situation vulnérable – Oujda – Maroc
Communauté des migrants/tes Sub-sahariens Union africain Oujda – Maroc
Associazione Arci Todo Cambia – Italia
Association Pateras de la vida Larache – Maroc
Association Marocaine des Droits Humaine – Maroc
D’ailleurs nous sommes d’ici 67 – France
Wagon souk, Strasbourg – France.
Mama Road, strasbourg – France
Association des Travailleurs Maghrébins de France
Nouveau Parti Anticapitaliste 67 – France
Communauté des migrants/tes Sub-sahariens Union africain Oujda /Maroc
Confederación General del Trabajo CGT “Acción social” Digmun Ceuta
Équipe Paris d’Exil
Groupe de recherche et D’actions sur les migrations Mali  » GRAM »
Association Abarekà Nandree
Associazione Energia per i Diritti Umani – Italia
Énergie pour les Droits de L’homme – Senegal
Refugee Info Bus – UK
Collectif Faim aux Frontières – France
Association Maghreb Fraternité – Tunisie
All Included Amsterdam
“Shanti” de Calais – France
Boza FII – Dakar – Senegal
Réseau ouest africain pour la protection des droits des migrants demandeurs d’asile et de la liberté de
circulation ROA/PRODMAC
Le Veglie Contro le Morti in Mare – Italia
Association Alsace-Syrie – Strasbourg – France
Afrique-Europe Interact
Association « Village Du Migrant” – Senegal
Association Calais Food Collective – France
transform! Italia
Coordination Utopia 56 – France
Mani Rosse Antirazziste
Ongd AFRICANDO Gran Canaria – España
Carovane Migranti Italia
Partito della Rifondazione Comunista – Sinistra Europea
Associazione Diritti e Frontiere, ADIF – Italia
Associazione Nabad-progetto SMM Italia
Rete antirazzista catanese Italia
Tribunal Internacional de Conciencia de los Pueblos en Movimiento
Witness at the Border/Testigos en La Frontera
Diaspora Développement Education Migration – DIADEM Sénégal
Parable of the Sower Intentional Community Cooperative – USA
Associazione Per i diritti umani – Italia
Nazione Umana Varese – Italia
Réseau Education Sans Frontières de la Vienne
Tous Migrants
Association EnZO (les enfants de Zellidja et de l’Oriental)
Plataforma Personas Refugiadas Mérida – España
Borderline-europe Menschenrechte ohne Grenzen e.V. – Deutschland
Collectif poitevin D’ailleurs Nous Sommes d’Ici
Association Salam Nord/Pas-de- Calais – France
AMATRAMI – France
Associazione Baia del re – Milano – Italia
Fasti – Fédération des associations de solidarité avec tou-te-s les immigré-e-s – France
Association Collective Aid – Calais – France
Associazione Evelina De Magistris – Livorno – Italia
Channel Rescue – Britain
Observatoire Migrants en détresse – Niamey
Association des jeunes Rapatriées de Thiaroye sur-mer (AJRAP) Senegal
Association fraternité Maghrebian
Association mouvement uplited african( M.U.A) Maroc
Croix Rouge Sénégalaise (CRS)
Fédération des Associations des Sénégalais Émigrés de Retour FASER – Sénégal
Yen A Marre – Sénégal
Red Solidaria de Acogida Madrid – España
GASPROM (Groupe d’Accueil, de Solidarité, de Partage, de Révolte, pour l’Ouverture du Monde et des
Frontières) – Nantes France

Collectif Pour Une Autre Politique Migratoire (Strasbourg-France)


Rassemblement 

Place Corbeau / Quai des Bateliers

Strasbourg-France

Samedi 5 février 2022

15h