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Juin
6

Mai
25
Depuis l’assassinat de Mohsen Fikri, marchand de poisson à Al Hoceima, broyé par une benne, après la confiscation de sa marchandise, la population du Rif n’a cessé ses manifestations contre l’hogra et l’injustice dont elle est victime de la part des autorités marocaines.
La jeunesse du nord, ses citoyens, ses pauvres, ses chômeurs, ses étudiants, ses femmes, ses paysans, ses pêcheurs, ses travailleurs…, toute cette population, face au mépris et au refus de ses droits les plus élémentaires, crie haut et fort, aujourd’hui, son refus de se laisser broyer à son tour.
Le makhzen, comme à l’accoutumé, n’avait d’autres réponses aux revendications juste et légitimes de la population de la région du nord, que sa répression, sa délégitimation en l’accusant de séparatisme, d’ennemi et d’être à la solde de puissances étrangères.
La militarisation en marche ces jours ci de toute la région, son bouclage militaire, policier et baltagis n’ont pas réussi à casser ce mouvement massif de revendication pour ses droits économiques et sociaux, pour une citoyenneté effective et digne.
La détermination de la population d’Al Hoceima et de toutes les villes du nord, la solidarité exprimée par toutes les forces progressistes dans les différentes régions au Maroc ou ici en Europe, ne peuvent que conduire à la victoire et à l’anéantissement de ces politiques makhzeniennes visant depuis toujours à l’asservissement par la répression des forces libres des populations du nord.
La population de la ville d’Al Hoceima, privée de tout, est aujourd’hui debout face aux discours nauséabonds du pouvoir marocain, face aux actes répressifs de ses forces de l’ordre et de ses baltagis.
Le réseau ATMF soutient et exprime aujourd’hui sa solidarité avec la population du nord.
Les militantes et les militants de l’ATMF saluent le combat courageux des populations du nord pour la dignité et contre l’Hogra.
L’ATMF salue cette continuité de la résistance rifaine contre le Makhzen et sa répression.
L’ATMF condamne le bouclage militaire et policier de la population du nord, notamment celui de la ville d’El Hoceima.
L’ATMF condamne la répression dont sont victimes les rifain e s.
L’ATMF appelle ses associations membres dans différentes villes à manifester leur soutien à la population du Nord.
L’ATMF appelle ses militant.e.s à participer au rassemblement appelé par nos camarades de la Coordination des Organisations Marocaines de France pour la Dignité, contre l’Impunité et la Hogra, le mercredi 7 juin à 18H devant l’ambassade du Maroc à Paris.
Le Bureau National de l’ATMF
Paris, le 22 mai 2017
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L’ ATMF est une Fédération de 21 Associations :
ATMF Aix en Provence ; ATMF Argenteuil ; Association des Mineurs Marocains du Nord ; ATMF Bassin Houiller Lorrain ; ATMF Bagneux ; ATMF Dijon ; ATMF Gennevilliers ; ATMF Le Mans ; ATMF Montpellier ; ATMF Nancy ; ATMF Nantes ; ATMF Rennes ; ATMF Reims ; ATMF Saint Denis ; ATMF Strasbourg ; ATMF Sens ; Calima ; Compagnie Espace Temps ; El Ghorba ; Euro-Maghreb Sans Frontières ; Moussem Barbès.
Mai
20
A l’occasion de la fête des voisins l’ATMF AIX-EN-PROVENCE a organisé , le 19 mai 2017, devant le centre de Pollux, un grand repas partagé avec les voisins et les amis de l’ATMF dans une ambiance très conviviale

Mai
20
l’ATMF de Saint AVOLD a organisé vendredi soir 19 mai 2017 son Assemblée Générale ,19 membres de CA ont été élu-e-s.

Mai
19

19/05/2017
Un Chibani algérien de 87 ans, Monsieur DERHAMOUNE M’Hammed, est atteint d’une pathologie grave qui, malheureusement, engage son pronostic vital. A cette annonce, son épouse, qui réside en Algérie, est venue à son chevet récemment. Aux démarches qu’elle a pu entreprendre afin de rester aux côtés de son époux, les services préfectoraux ont opposé des refus systématiques la renvoyant vers une procédure très longue et incertaine de regroupement familial, nécessitant un retour en Algérie de Madame.
Monsieur DERHAMOUNE M’Hammed est en France depuis 1961. Il vit au Foyer Adoma « Le Fronton » à Toulouse. Il a été un membre très actif du Collectif « Justice et Dignité pour les Chibanis ». C’est un homme révolté, combatif, digne. Il affronte actuellement la maladie, dont beaucoup d’éléments laissent à penser qu’elle est une conséquence de ses conditions de travail en France.
La Case de Santé, qui suit Monsieur DERHAMOUNE depuis de nombreuses années a accompagné à quatre reprises Madame DERHAMOUNE au guichet de la
Préfecture de la Haute Garonne, sans jamais avoir pu obtenir un dossier de demande d’instruction de demande de titre de séjour. Madame DERHAMOUNE n’a aucunement l’intention de s’établir en France. Est-ce trop demander que ce couple puisse partager ces moments si particuliers dignement !
Des courriers ont été envoyés au Préfet de la Haute Garonne par plusieurs associations membres du collectif « Justice et Dignité pour les Chibani-a-s » au courant du mois de mars 2017. Aucune réponse. Le Défenseur de Droits a été saisi. Il a écrit au Préfet le 6 avril 2017. Aucune réponse.
Il n’y a pas de temps à perdre. Qu’attend la Préfecture ?
Nous demandons instamment à la préfecture de la Haute-Garonne de délivrer un titre de séjour à Mme DERHAMOUNE (BENSABEUR) Kheira pour qu’elle puisse accompagner son mari dans son combat et dans des conditions dignes.
Signataires :
Le collectif “Justice et Dignité pour les Chibani-a-s”
Le GISTI (Paris)
Association Bel’Air (Toulouse)
Association du Lien Interculturel Familial et Social (Bordeaux)
Calima (Strasbourg) L’olivier des sages (Lyon)
La Case de Santé (Toulouse) Collectif « SOS Chibanis 66 » (Perpignan)
Elghorba (Lyon) Tactikollectif (Toulouse)
La FASTI
Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)
Mai
17
Depuis le 17 avril dernier, quarante et un réfugiés syriens, dont quinze d’enfants, sont bloqués dans une zone frontalière algéro-marocaine, près de la ville de Figuig (Maroc), dans des conditions extrêmement difficiles, sous un soleil de plomb la journée et soumis à des attaques de serpents et de scorpions la nuit.
Le 8 mai, la situation s’est encore aggravée car les autorités marocaines ne laissent plus la société civile sur place venir en aide à ces réfugiés et leur fournir le minimum vital, à savoir de l’eau et de la nourriture. Face à l’évolution dramatique de la situation dans laquelle se trouvent ces réfugiés, plusieurs associations et organisations se mobilisent pour alerter l’opinion publique maghrébine et internationale, ainsi que les instances internationales afin de trouver une réponse à cette urgence humanitaire.
Par ailleurs, nous avons appris, par le mouvement associatif marocain, que trente-quatre migrants subsahariens se trouvent dans la même situation de détresse, rejetés et bloqués, eux aussi, à la frontière algéro-marocaine.
Les autorités respectives de l’Algérie et du Maroc passent, aujourd’hui, leur temps à se renvoyer la responsabilité de cette situation dramatique sans venir en aide à ces réfugiés. Elles sont coupables de non-assistance à personnes en danger.
La militarisation des frontières algéro-marocaines entraîne de graves violations des droits humains. Depuis plusieurs années, les deux armées chassent les migrants subsahariens d’une frontière à l’autre, en flagrant délit d’atteinte aux droits des réfugiés et de la Convention internationale de Genève relative à la protection des réfugiés, bafouant le plus élémentaire des droits humains : celui d’accueillir des demandeurs d’asile syriens échappant à la guerre qui ravage leur pays, ou des migrants subsahariens qui fuient la misère.
Cette attitude illustre dramatiquement les conséquences de l’approche du tout sécuritaire imposée aux peuples de la région qui aspirent à un Maghreb des peuples ouvert, solidaire et démocratique.
Face à cette situation, les associations, organisations et personnes signataires :
– alertent l’opinion publique sur ce drame humain ;
– exigent des autorités marocaines et algériennes d’assurer la protection des réfugiés et des migrants, de les accueillir dignement et de leur garantir dans l’urgence l’acheminement des vivres et des soins ;
– interpellent les instances internationales pour une solution rapide dans le respect du droit et des conventions internationales,
– exigent des autorités françaises de prendre leur responsabilité dans l’accueil des réfugiés syriens,
– appellent à un rassemblement de solidarité avec les réfugiés syriens et les migrants subsahariens :
Premières associations et organisations signataires :
Appel d’Avignon à la solidarité avec le peuple syrien – Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (ACORT) – Association de défense des droits de l’homme au Maroc (ASDHOM) – Association démocratique des Tunisiens en France (ADTF) – Association des Tunisiens de l’Isère citoyens des deux rives (ATI-CDR) – Association des familles des prisonniers et disparus sahraouis (AFAPREDESA) – Association des Marocains en France (AMF) – Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF) – Association des Tunisiens en France (ATF) – Association marocaine des droits humains (AMDH)-IDF Paris – Association Na’oura (Belgique) – Association Promotion des Cultures et du Voyage (APCV) – Collectif algérien en France ACDA (Agir pour le changement et la démocratie en Algérie) – Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) – El Ghorba – Fédération des Amis de Figuig (FAF) – Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR) – Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) – Forum Palestine Citoyenneté – Immigration Développement Démocratie (IDD) – Ligue des droits de l’Homme (LDH) – Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) – Parti socialiste unifié (PSU Maroc), section France – Plateforme euro-marocaine MDCD – Réseau Euromed France – Souria Houria.
Avec le soutien de (premiers signataires) :
Nadia Abbou, militante associative – Mourad Allal, militant associatif – Tewfik Allal, militant associatif – Mustapha Amgoune, militant politique – Mehdi Arafa, ingénieur – Boualem Azahoum, militant associatif – Nawal Badaoui, militante associative – Etienne Balibar, professeur émérite (philosophie), Université de Paris-Ouest – Mohammed Bazza, militant associatif – Farouk Belkeddar, militant associatif – Raymond Benhaïm, économiste – Tarek Ben Hiba, militant associatif – Abderrahmane Benkerroum, militant associatif – Ali Bensaad, géographe – Fatima Besnaci-Lancou, docteur en histoire contemporaine – Abderrazak Bouazizi Horchani, militant associatif – Mouloud Boumghar, juriste – Ali Brahimi, ancien militant du MCB et ancien parlementaire –
Nadia Chaabane, militante associative – Nabil Challal, informaticien, militant associatif – Souad Chaouih, militante associative – Mouhieddine Cherbib, militant associatif – Alice Cherki, essayiste, psychanalyste – Ali Dabbaj, militant des DH – Delphine de Boutray, metteur en scène – Jocelyne Dakhlia, directrice d’études EHESS – Drisss El Kherchi, militant associatif – Driss El Korchi, militant associatif – Mohammed-Lakhdar Ellala, militant associatif – Abbas Fadhel, réalisateur – Saïd Fawzi, militant des DH – Seddik Ferchichi, militant associatif – Cherif Ferjani, essayiste, professeur émérite – Ouissam Ghmimat, militant des DH – Rachid Hammadi, militant associatif – Mohammed Harbi, historien – Hana Jaber, chercheuse – Abderrazak Kitar, militant associatif – Abdellatif Laabi, écrivain – Renée Le Mignot, responsable associative – Bachir Maaouni, militant associatif – Farouk Mansouri, militant associatif – Philippe Marlière, politiste – Umit Metin, militant associatif – Bachir Moutik, militant associatif – Slimane Noceir, militant associatif – Rahim Rezigat, responsable associatif – Fabrice Riceputi, historien – Lana Sadeq, militante associative – Youssef Selmi, responsable associatif – Hassan Slama, universitaire – Mohammed Smida, juriste – Taoufiq Tahani, universitaire – Tarik Toukabri, militant associatif – Michel Tubiana, responsable associatif – Emmanuel Wallon, professeur de sociologie – Farid Yaker, responsable associatif – Abdallah Zniber, militant associatif – Lamis Zohlof, militante associative
Mai
1
Le 1er mai 1995, Brahim Bouarram, 29 ans, profitait d’une journée ensoleillée sous le pont du Carrousel. Il ne savait pas qu’on allait le précipiter dans la Seine et mettre fin à ses jours. Les assassins venaient de quitter le défilé du Front National.
Depuis, d’autres noms se sont ajoutés à la liste sinistre des victimes de crimes racistes.
C’est à sa mémoire et à celles de toutes les victimes du racisme dans ce pays, en souvenir à la souffrance de leurs proches que nous nous rassemblons ici, sur le lieu du crime innommable, le 1er mai de chaque année. La plaque commémorative du crime racial est posée, à la demande de nos associations, par la Mairie de Paris, un signe indélébile pour celles et ceux qui viendront après nous, pour tous les « visiteurs » qui passeront par cet endroit marqué désormais à jamais.
Depuis l’assassinat de Brahim Bouarram, le racisme a d’autres victimes.
Il a aussi gangréné la société sous d’autres formes : la xénophobie, l’antisémitisme, l’islamophobie, la ségrégation, la relégation, les discriminations aux droits fondamentaux, au logement, au travail, aux contrôles en tous genres. C’est toujours sous d’autres formes que le racisme s’enracine, avec la montée des extrêmes droites et des droites extrêmes. Y compris des branches entières de la République : les violences policières, les contrôles au faciès, les rôles plus que douteux de certains médias, une justice à géométrie variable dès qu’il s’agit d’enfants d’immigrés et de leurs parents.
Plus que jamais, nos associations et organisations, qui font de la lutte pour l’égalité et contre tous les racismes un combat de tous les jours, s’engagent à contribuer à la construction d’une véritable politique de la mémoire. Une mémoire, qui au nom des victimes du racisme et de la souffrance des leurs, construit encore plus de liens entre nous, plus de vivre en commun, et tend vers une société où la vie humaine, quelle que soit la couleur de sa peau, son origine ou sa confession, soit enfin, et pour toujours, une vie humaine digne et respectée pour toutes et tous.
Rassemblement le 1er mai 2017 de 11h à 12h, au Pont du Carrousel – Paris
Premiers signataires :
ATMF, LDH, MRAP, GISTI, AMF, FTCR, COPAF, Sortir du colonialisme, AFAPREDESA, AFA Paris, CEDETIM/IPAM, Femmes Plurielles, Solidaires,Sud Culture Solidaire, CFPE, DAL, MAFED, ASDHOM, ATF, CRLDHT, L’ACORT, AIDDA, MCTF, ACADA, UJFP, REMCC, IDD, ADTF, Coordination contre le racisme et l’islamophobie, AMDH Ile de France, ASIAD, ACTION Antifasciste Paris-Banlieue, La Horde, FUIQP, ACTIT, Le Collectif « Vérité et justice pour Ali Ziri »,Droit devant, Mouvement de la Paix, OCL Paris, FASTI, AFAPREDESA, Comité pour Clément, Mouvement de la Paix, Ensemble, PIR, NPA, UNPA, PCF…
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Mai
1
1ER Mai 2017 : Rassemblement à la mémoire de Brahim Bouarram et de toutes les victimes de crimes racistes.On diabolise l’immigré, l’arabe, le noir, le rrom, le réfugié, les quartiers populaires. On dédiabolise le FN.Aujourd’hui, comme les années passées, nous sommes rassemblés ici pour dire notre condamnation du racisme qui a tué Brahim BOUARRAM le 1er mai 1995 ici, ce racisme qui avait tué Ali IBRAHIM à Marseille, ce racisme qui a tué avant, comme en octobre 1961, et qui n’a jamais cessé de tuer.Ce racisme, maladie de notre société n’a cessé de se nourrir, de se développer.Maladie qui a lepénisé les esprits et les politiques depuis les années 80.Aujourd’hui, qu’est ce qui s’est passé pour qu’on se trouve avec un FN encore pour la 2eme fois qualifié pour le second tour de ces élections présidentielles ?Comment en 1981, Lepen n’arrivait pas à se présenter aux élections présidentielles faute de parrainages et aujourd’hui il est à la porte du pouvoir pour diriger la république française ?Oui, 36ans après, la lepénisation des esprits a fait du chemin avec la complicité de différents dirigeants politiques qui n’ont cessé de loucher vers l’idéologie essentialiste et raciste, en sus de leurs politiques antisociales et pro patronales.Ainsi en 1983, jean pierre stirbois avec son slogan « halte à l’immigration » devient maire adjoint de la ville de Dreux suite à une alliance avec le RPR. A noter que dans les grèves de l’automobile en 1982/1983, des anti grévistes à la solde des patrons ont crié « les arabes dans le four, les noirs dans la seine », on a entendu aussi Gaston Deferre, ministre de l’intérieur sous François Mitterrand, qualifier ces grèves de : « grèves saintes, d’intégristes, de musulmans, de chiites ».En 1986, 35 députés FN entrent à l’assemblée nationale, et voilà la parole raciste encore plus banalisée et légitimée au sein des institutions de la république.En 1995, année de l’assassinat de Brahim Bouarram, le FN gagne les villes d’orange, Marignane, Vitrolles après Dreux.La banalisation de la parole raciste continue de faire partie de tous ces moyens qui sont bons pour calomnier les musulmans et capter l’électorat du FN, c’était notamment avec Nicolas Sarkozy et son parti sur l’identité nationale et tous les débats qui ont suivi et qui ont participé à cette lepénisation des esprits.Cette lepénisation a continué avec Valls qui évoque la question de la civilisation, et ose affirmer que la France mène une guerre de civilisation.Et on continue d’assister de plus en plus à des discours d’hommes politiques qui conduisent à ce que la population musulmane devient un ennemi de l’intérieur, notamment après les attaques de Charlie hebdo, de l’hyper casher et du bataclan. Et on assiste ainsi, petit à petit, à la construction d’une autre manière de stigmatisation et de banalisation de la parole raciste dans l’évocation du problème musulman à la place du problème de l’immigration.En 2014, le FN et ses idées racistes est à la tête de 14 villes françaises dont Hénin Beaumont, et en 2015, voilà le FN qui est à plus de 27 pour cent dans les régionales soit 6 millions de voix alors qu’on était à 3,5 millions de voix en 2004.Dans cette montée des idées fascistes, la dédiabolisation a joué tout son rôle, et là-dessus on doit et on a le devoir de relever aussi la complicité de certains médias, car lorsque jean marie lepen n’apparaissait dans les médias que 200 fois par an, Marine lepen c’est 1000 fois par an, et nous ne parlons pas des statistiques de ces premiers mois de 2017. C’est dire à quel point la dédiabolisation est en marche et à quoi elle nous conduit aujourd’hui.C’est dire aussi, et surtout rappeler que quand on a tenu des discours associant les juifs à la finance mondiale au début du 20éme siècle, on a vu la suite. C’est dire donc, que continuer à tenir des discours associant les arabes, les noirs et les rroms à la paresse, au vol et à la fraude aux allocations, continuer à associer les musulmans à la violence et au terrorisme, nous ne pouvons qu’assister à voir à la porte du pouvoir un parti fasciste et xénophobe, comme c’est le cas aujourd’hui.Cher e ami e s, cher e s camarades, mesdames, messieurs, le racisme qui a tué Brahim Bouarram un 1er mai 1995 a bien progressé. Cette maladie des esprits gangrène nos rapports sociaux et notre regard sur la société.La réussite de la marche du 19 mars 2017 contre le racisme et les violences policières fait partie de ces combats pour contrer et faire face au racisme pour le faire reculer.Aujourd’hui, nous disons, nous crions halte aux discours racistes et leur banalisationAujourd’hui, nous disons halte au racisme, à la xénophobie, à l’islamophobie, à l’antisémitisme.Halte aux discriminations des jeunes dans les quartiers populaires.Halte aux discriminations qui ont pour victimes les vieux migrants dans les foyers.Halte à la politique de fermeture des frontières, et ses milliers de morts en méditerranéeHalte à la répression et à l’exploitation des sans papiers.En ce jour de d’hommage et de lutte contre le racisme, nous saluons d’ici Paris, le combat de 1500 prisonniers politiques palestiniens qui sont en grève de la faim depuis le 17 avril pour l’amélioration de leurs conditions de détention, et à travers eux nous saluons la lutte du peuple palestinien.Cher e s ami e s et camarades, nous avons eu raison, tous, de continuer et de maintenir cette commémoration depuis 22 ans. Il faut donc continuer de lutter et rester vigilants pour ne plus voir le FN et son idéologie raciste dans les seconds tours.L’ATMF.Paris, le 1er Mai 2017.![]()
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Avr
28
FAISONS ENTENDRE NOS DROITS ET NOS ACTIONS
Dans la période électorale actuelle nous sommes plus déterminé.es que jamais à faire entendre nos voix et nos résistances. Car à l’issue des élections présidentielle et législatives, nous savons que sans luttes, nos revendications ne seront ni entendues ni satisfaites.
Les inégalités augmentent, le chômage, la précarité et la pauvreté touchent de plus en plus de personnes, en particulier les femmes, les jeunes, les habitant.es des quartiers populaires, les migrant.e.s
L’explosion de la spéculation, des privilèges et de la richesse de quelques-uns, se renforce au détriment de toutes et tous.
Le racisme, sous toutes ses formes, en premier lieu le racisme institutionnel, gangrène notre société, avec une séquence électorale où une fois de plus, on montre du doigt accusateur les noirs.es, les musulman.es, les arabes, les rrom.es, les asiatiques…
Les droits des salarié.es, des chômeurs et chômeuses, des locataires, la protection sociale et les services publics déjà affaiblis sont menacés dans leurs fondements. Les enjeux écologiques sont remisés au second plan.
Le mouvement contre la loi travail, la persistance de luttes et de grèves, démontrent que les résistances perdurent dans ce pays, malgré la répression, les violences policières ou l’état d’urgence. Des logements vacants sont réquisitionnés par des mal logés et des sans logis, des travailleurs sans papier occupent leur lieu de travail…
Les mobilisations des migrant.es se sont multipliées De multiples initiatives d’accueil et de solidarité existent dans notre pays, à l’encontre des discours de haine et de rejet développés par certain.es et à l’encontre des guerres impérialistes conduisant à des exodes massifs de migrant.es.
Le récent mouvement social populaire en Guyane nous rappelle que l’égalité est à géométrie variable selon les territoires et que, seule, la mobilisation paye.
La Marche du 19 mars pour la Justice et la Dignité, organisée à l’appel des familles de victimes des violences policières a montré que les premier.es concerné.es s’organisent pour ne plus subir, pour être acteurs/actrices de leurs vies et imposer dans un élan de convergence de toutes nos luttes, l’égalité de droits et le partage de richesses.
www.nosdroits.org
@nosdroits_org
Pour Nos Droits et Contre leurs Privilèges
Appel des mouvements sociaux
Premiers signataires :
AC !, ACORT, Amelior (Les Biffins), AMF, Amis de la Confédération paysanne, APEIS, ASDHOM, ATMF, ATTAC, CEDETIM, CGT Finances, CNT Solidarité ouvrière, Comité Vérité et Justice pour Ali Ziri, Compagnie Jolie Môme, Confédération Paysanne, Convergence Services Publics, COPAF, CRLDHT, CSP 75, Culture et Liberté, DAL, Droits Devant !!, Emmaüs – France, FASTI, Fondation Copernic, FSU, FTCR, IPAM, Les Effrontées, Les jours heureux, MRAP, MNCP, On Bloque Tout, Osez le Féminisme !, Pas Sans Nous, ReAct, RESF, Sortir du colonialisme, Solidaires Finances Publiques, SUD Education, SUD PTT, Sud Recherche – EPST, SUD santé Sociaux, Union syndicale Solidaires, UJFP, Urgence notre police assassine, UTAC, UTOPIA, VISA
Justice, Dignité, Solidarité, Egalité et respect de nos droits.
Contre les régressions, contre la répression, contre le racisme, contre le fascisme
1er mai 2017
journée internationale de luttes et de solidarité des travailleurs/travailleusesNous manifesterons ensemble pour affirmer notre volonté commune de construire les luttes et les convergences indispensables.
– A Paris, nous participerons à la manifestation en hommage à Brahim Bouarram assassiné par des militants d’extrême droite le 1er mai 1995, entre les deux tours de l’élection présidentielle.
Rendez-vous à 11 h sur le Pont du Carrousel
nous rejoindrons ensuite la manifestation prévue à 14 h 30 place de la République.
Avr
27
Environ 1500 détenus palestiniens dans les prisons sionistes israéliennes ont entamé lundi 17 avril 2017 une grève de la faim collective et illimitée, inédite depuis des années. Cette grève est lancée à l’occasion des célébrations de « la journée des prisonniers », observée chaque année par les Palestiniens depuis plus de 40 ans.
L’administration pénitentiaire coloniale a confisqué tous les biens qui se trouvaient dans les cellules des grévistes et a commencé à transférer certains d’entre eux vers d’autres prisons. Actuellement, plus de 6.500 Palestiniens, dont 62 femmes et 300 mineurs (garçons et filles), sont emprisonnés par Israël.
Environ 500 d’entre eux sont sous le régime extra-judiciaire de la détention administrative qui permet une incarcération sans procès ni inculpation. En outre, 13 députés palestiniens, de différents partis politiques, sont emprisonnés. Cette grève, comme les précédentes vise à mettre fin aux abus de l’administration pénitentiaire d’occupation. Les prisonniers palestiniens souffrent de torture, de traitements dégradants et inhumains et de négligence médicale, certains ont été tués en détention.
Israël a établi un système judiciaire à deux vitesses, l’un garantissant une impunité pour les Israéliens ayant commis des crimes contre des Palestiniens et l’autre criminalisant la présence de la résistance palestinienne.
Notre soutien aux prisonniers palestiniens est politique, parce qu’ils sont avant tout des militants politiques qui ont sacrifiés leurs vie pour la cause palestinienne, les droits universels quelle porte et sa résistance. Rappelons que parmi ces droits, il y a celui d’établir un Etat indépendant avec sa capitale Al Qods ainsi que le droit au retour sur leur terre et dans leurs foyers d’origines pour tous les réfugiés expulsés depuis 1948.
Nos associations signataires, appellent les associations, organisations ainsi que tous les citoyens à soutenir les grévistes jusqu’à l’obtention de leurs revendications et à se joindre à notre appel.
Solidarité et Liberté pour les prisonniers palestiniens
Soutien à la campagne Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre Israël
Vive la Palestine libre
Grand Rassemblement SAMEDI 29 AVRIL 2017
De 15h30 à 17h30
Place de la République – Paris – Métro République
Premiers Signataires : Association de Palestiniens en Ile de France, Union Générale des Etudiants de Palestine, Forum Palestine Citoyenneté, Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Palestine, International Solidarity Movement – France, Fédération des agences internationales pour le développement -AIDE FÉDÉRATION, association Femmes Egalité, Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis, Union Juive Française pour la Paix (UJFP), Comité « La Courneuve-Palestine », « PIR- Parti des indigènes de la République », CAPJIPO – EuroPalestine, Solidaire 09, Le Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), Union d’associations et institutions palestiniennes en France ALJALIYA, Jacques Gaillot, Évêque – Président de l’association « Droits devant », Abna Philistine, Nanterre Palestine, Mouvement Ensemble, Nouveau Parti Anticapitaliste – NPA, Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah (CLGIA), Association des Travailleurs Maghrébin en France (ATMF), Association des Marocains en France (AMF), Association Démocratique des Tunisiens en France (ADTF), Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (ACORI), Confédération Nationale du Travail (CNT), Collectif Trop c’est trop, Parti des Patriotes Démocrates Unifié – France, Le réseau des villes Marwan Barghouti, Front Populaire Tunisie – France Nord, Comité en défense des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT),