Association des Travailleurs Maghrébins de France
10 rue Affre - 75018 Paris
01 42 55 91 82 national@atmf.org

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Solidarité avec les Réfugié-e-s à Calais

L’ATMF section du Bas Rhin et le Watch The Med Alarm-Phone organisent le 25 mars 2016, un convoi depuis Strasbourg pour apporter aux réfugiés des biens essentiels à leur survie.

 

Voici déjà pour les besoins actuels à Calais et à Dunkerque :

Alimentaire :

huile – riz – sucre – conserves de poisson (thon, sardines, maquereau) – paquets de biscuits – conserves (tomates, pois chiches, haricots) – thé et café – sel – conserves de fruits et légumes – légumes cubes de bouillon – lait UHT..

DIVERS :

Couvertures – sacs de couchage – tentes (3 places et plus) – bâches – tapis de camp – bois de chauffage – extincteurs – torches et lanternes solaires – Chaussettes et sous-vêtements – chapeaux, gants et foulards – parapluies

Produits hygiéniques :

déodorant – lingettes pour bébés – shampooing – crème à raser – mouchoirs – papier toilette

FEMMES :

Bottes / chaussures jusqu’au 39. Pas de talons ! Soutien-gorge (petite taille), manteaux et pantalons chauds et imperméables, hauts manches longues, pulls et sweats (S et M)

HOMMES :

Manteaux et pantalons chauds et imperméables (tailles S et M principalement), chaussures de marche imperméables (taille 42 et 43 principalement), tops à manches longues, pulls et sweats (S)

(Le stock concernant les vêtements hors mentionnés ci-dessus est suffisamment approvisionné, merci de ne pas en apporter)

 

L’argent collecté servira à acheter :

– Du matériel pour le camp : grandes tentes et bâches

– Des kits pour la construction d’un local de stockage dans le camp.

L’argent collecté ira entièrement aux migrants ! Les frais pour le ou les aller-retour(s) seront à notre charge.

 Opération Grande collecte pour les refugiées. A déposer au local de l’ATMF section du Bas Rhin

44 Rue de Schirmeck 67200 Strasbourg.

 

Les permanences :

  • Mardi : de 18h30 à 20h30
  • Dimanche : de 17h à19h

Votre soutien nous est essentiel.

N’hésitez pas à nous contacter soit :

Mehdi: 06 58 03 37 51 || Audré: 06 87 11 91 21 || MK: 06 18 58 82 38 || Hatem: 06 70 54 45 21

 

Mais surtout – Partagez, Aimez, Faites Suivre !

Événement sur Facebook : https://www.facebook.com/events/1543423502639610/

 

convoi 25 03 2016

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Oui, après cinq ans, le peuple syrien réclame toujours la liberté!

L’association Alsace-Syrie et l’ATMF organisent un rassemblement à la place Kléber (Strasbourg)  le samedi 19 mars 2016 à 15h30
Venez manifester votre solidarité avec le peuple syrien qui se bat pour sa dignité.
 

Oui, après cinq ans, le peuple syrien réclame toujours la liberté!

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Profitant de l’arrêt partiel des bombardements, les Syriens recommencent à manifester en Syrie pour la liberté (100 points de manifestations vendredi dernier sans aucun drapeau noir mais seulement avec le drapeau de la révolution syrienne).

Ne tombons pas dans le jeu du régime qui souhaite faire croire que le choix se limite à sa dictature ou à Daesh.

Le peuple syrien aspire aux mêmes valeurs que les Français : liberté, démocratie et dignité

Le régime du dictateur Assad :

  • Emprisonne un citoyen : toutes les 4 minutes
    Blesse un citoyen : toutes les 10 minutes
    Fait disparaître un citoyen : toutes les 13 minutes
    Tue un citoyen : toutes les 15 minutes
    Tue 8 enfants : par jour
    Tue 4 citoyens sous la torture


    Pas d’impunité pour les responsables de crimes de guerre et de crimes contre l’Humanité.

Tous et toutes au rassemblement

Samedi 19 mars 2016 Place Kléber Strasbourg 15h30

LIBERTÉ, DIGNITÉ, DÉMOCRATIE, PEUPLE UNI,
LA SYRIE POUR TOUS
 
Ce sont ces slogans scandés, à travers le pays, par des manifestants pacifistes se rassemblant sur les grandes places de la plupart des villes : Homs, Hama, Deir Ezzor, Dar’a.
Les mêmes slogans sont scandés par de petits groupes de manifestants dans des quartiers de Damas où la présence massive des forces du régime et de ses sbires rendait tout rassemblement quasi impossible.
Le courage de ces manifestants était remarquable quand on connaît la terreur que les Assad font régner sur le pays depuis 50 ans : disparitions, emprisonnements des mois, voire des années sans jugement), tortures…
Parce qu’ils ont surmonté leur peur et ont osé défier le régime en manifestant, les forces du régime et ses services secrets ont tiré à balles réelles sur des manifestants qui n’avaient que leur voix pour arme !
Dès le premier rassemblement de contestation, le régime a crié au complot, à la présence des terroristes, des djihadistes. Pour appuyer ses dires, il a libéré des prisonniers islamistes et de droit commun.
Cinq ans après les premiers rassemblements et les premières manifestations, la Syrie est un champ de ruines. Plus de 15 millions (sur 23 millions en 2011) ont tout perdu : déplacés à l’intérieur du pays, réfugiés dans les pays voisins, ou dispersés partout dans ce monde, pour les plus ‘chanceux’ !
Le sort de la Syrie n’est plus entre les mains des Syriens. Ce sont les puissances internationales et régionales qui décident pour eux.
Or c’est aux Syriens de décider de leur avenir et de définir les formes de soutien qui leur semblent nécessaires. Nous appelons au rassemblement pour exiger le départ de toutes les troupes communautaires et d’occupation russes et l’arrêt immédiat des bombardements menés au prétexte de combattre Daech.
Nous appelons au rassemblement pour rendre hommage à tous les innocents massacrés parce qu’ils ont vaincu leur peur et ont manifesté leur refus de continuer à vivre l’humiliation, l’injustice d’un régime despotique.
Premiers signataires :
Association Alsace-Syrie, ATMF
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Contre les violences de l’extrême droite à Aix

20160319_162252_resizedContre les violences de l’extrême droite à Aix et dans le pays d’aix Rassemblement pour les libertés et la démocratie Nous assistons, depuis quelques mois, à une montée inquiétante de l’extrême droite. Le poids électoral du FN, la libération de la parole raciste engendrent une montée de la haine et de la violence de cette extrême droite décomplexée et visible dans nos rues : – Un commando d’extrême droite fait irruption dans le local du PCF aixois. Dégradations, tentative d’incendie, agression de militants. – Des fanatiques d’extrême droite rompent le Cercle de Silence aux allées Provençales. – Des activistes d’extrême droite font irruption dans une conférence du PS sur la montée de l’extrême droite à l’IEP d’Aix. – Des extrémistes de droite, viennent faire le coup de poing lors des voeux du député Jean David Ciot. Dégradation de l’entrée du théâtre – bagarre – menaces de mort à l’adresse du député. – Une poignée de militants royalistes et identitaires manifestent le 30 janvier, date anniversaire de l’accession d’Hitler au pouvoir en 1933, au cœur de notre ville. – Des propagandistes racistes commémorent à Roquevaire les manifestations sanglantes du 6 février 1934, ayant fait 15 morts, date à laquelle les ligues nationalistes ont tenté de renverser la République.

 

Se rassembler contre le racisme, pour la fraternité et la solidarité

– Nous demandons aux autorités de dissoudre, sans délai, conformément à la loi, ces mouvements violents s’attaquant à la République et aux libertés : Action Française et mouvements identitaires. Il leur appartient d’être fermes et de mettre un terme définitif à ces trop nombreux troubles à l’ordre public.

– Nous refusons ces discours antirépublicains, racistes et antidémocratiques. Les valeurs de la République sont inspirées de la philosophie des Lumières. Elles s’opposent, comme l’histoire de notre ville et de notre région, à ces résurgences obscurantistes.

– Nous affirmons que les étrangers ne sont responsables en rien de cette situation. Les immigrés et les réfugiés n’ont pas à en être les boucs émissaires. Cette extrême droite violente, haineuse prospère sur le terreau de l’injustice sociale. Les forces progressistes doivent tracer ensemble des perspectives de développement, d’égalité et de progrès pour la combattre.

– Nous refusons cette ambiance nauséabonde, ces pratiques qui rappellent des heures sombres de notre histoire. Ne laissons pas la rue à ces groupes fascisants. Face à eux restons vigilants et mobilisés.

 

Nous appelons les aixois à se rassembler

le samedi 19 mars à 16h00 à la Rotonde

Vivent la démocratie et la République ! Liberté, égalité, fraternité

 

Premiers signataires : Aix Solidarité, Aix Vangard, ATMF, ATTAC Aix, Debunkers des hoax / Rumeurs d’extrême-droite, Ensemble ! , FSU, Génération Écologie, Jeunes Socialistes 13, LDH, Les Déconomistes, LICRA, Osez Le Féminisme 13 !, Partit Occitan, PCF, PS, Résister Aujourd’hui , Solidaire 13, Syndicat de la Magistrature, Syndicat des Avocats de France, UL-CFDT Aix, UL-CGT Aix, UNEF, Union des Démocrates et des Écologistes , Visa 13

Rassemblement 19 mars 2016 aix

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Journée internationale des luttes pour les droits des femmes

A l’occasion de la journée internationale des luttes pour les droits des femmes, 
   L’espace  Femmes Citoyennes de l’ATMF
                      Rend hommage aux  femmes migrantes 
 Le 25 mars à 14h

à L’espace Nelson Mandéla

Au 82 BD du Général Leclerc  Argenteuil 95100

 
  
 Au programme :
 
14h : Accueil
14h30 : Film documentaire
15h15 : Interventions:
3 sujets de discussions seront amorcés les intervenantes :
 
1-Une sociologue: Fatima Ouassak, Politologue, coordinatrice du Réseau Classe/Genre/Race, auteure de « Discriminations Classe/Genre/Race, repères pour comprendre et agir » paru en juin 2015.
15h45 : Une avocate spécialisée en droit de la famille, Kamilia ABCI
16h : Deux  femmes pour parler de leurs expériences,  suivis d’un échange avec le public.

Thèmes qui seront abordés par les intervenantes :
1- Discriminations: classe, genre et race
2 – Statut personnel des femmes maghrébines en France, quel enjeu ?
3 – Egalité Femmes/ Hommes entre modernité et tradition ?
16h30 : Débat avec la salle
Nous comptons sur votre présence à cette manifestation exceptionnelle qui se terminera  autour de lectures de poèmes réalisés par  l’atelier photo langage encadré par Sarah Dhorman  Pour finir le pot de l’amitié vous sera offert par l’atelier Art Culinaire.
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 ——
Association des Travailleurs Maghrébins de France. 26 Bd G. Leclerc 95100 Argenteuil.
Tél/Fax : 01.39.80.  45.40 – E.mail : atmfargent@yahoo.fr

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Un tag anti-réfugiés…

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Durant la nuit du 3 au 4 mars 2016, la vitrine du local de l’ATMF a été taguée : Collabos ! Occupez-vous des SDF, pas des clandestins !

Signé GUD, ce tag est contre l’accueil des réfugiés, comme si ceci pourrait être incompatible au fait de « s’occuper des SDF ».

C’est vrai que l’ATMF s’apprête à organiser, le samedi 5 mars, une journée dédiée aux réfugiés. http://www.atmf.org/?p=4833

Oui ! L’ATMF est contre les politiques restrictives et frileuses  en matière d’accueil des réfugiés et de régularisation des sans-papiers.

Oui ! L’ATMF est pour le respect de la déclaration universelle des droits de l’Homme dont l’article 13 stipule que « Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays ». C’est d’ailleurs dans cet esprit que l’ATMF a participé à l’organisation de plusieurs actions revendicatives d’envergure comme celles de l’accueil de la Marche européenne des sans papiers en juin 2012, l’accueil de la marche européenne de la liberté en mai – juin 2014, un bateau vers le parlement européen en juin 2015…

A noter que ce n’est pas la première fois que l’ATMF est visée par des groupes d’extrême droite. Le 10 septembre 2004, des graffitis à caractère raciste, voire même néo-nazis, ont été tagués sur la porte du local. En février 2013, l’ancien président de notre association avait reçu chez lui une lettre anonyme avec des mots virulents tels que : « il faut sortir de France toute la charogne musulmane sur 5 et 6 génération venues depuis 1961», « Rauss Schnelle », « retournez chez-vous en AOF »…

Le bureau de l’ATMF dénonce de tels actes de haine et de rejet et demande que le ou les auteurs soient recherchés et traduits devant la justice.

Le Bureau remercie chaleureusement tous les ami-e-s, partenaires et sympathisant-e-s… qui nous manifestent leurs soutiens et solidarité depuis ce matin.

Le 4 mars 2016, Le Bureau de l’ATMF 67
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Atmf – communiqué tags gud 04 mars 2016

 

 

 

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Atmf 54 – Le printemps de la Palestine 2016 à Nancy

Sixième édition du festival culturel

« Le Printemps de la Palestine »

Du samedi 5 au samedi 19 mars 2016

 

L’objectif du festival est de faire connaître au public de l’agglomération nancéienne, la culture palestinienne, l’histoire et la réalité d’un peuple à travers les formes d’expression les plus diverses: cinéma, théâtre, musique, expositions, graffs, conférences, cirque, gastronomie et rencontres.

Comme les années précédentes, cette sixième édition est le fruit du travail d’un collectif auquel participent dix associations : AFPS (Association France Palestine Solidarité), Alé Hope, ATMF (Association des travailleurs maghrébins de France), CLID (Centre lorrain d’information pour le développement), CCFD (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement), MAN (Mouvement pour une alternative non-violente), REPONSE, Secours Catholique-Caritas France, UAVJ (Une autre voix juive) et UJFP ( Union Juive Française pour la Paix), Kairos.

Le festival est aussi soutenu par différentes associations, collectivités et institutions : les mairies de Vandœuvre, Tomblaine et Nancy, le Conseil Départemental de Meurthe- et -Moselle, le Conseil Régional de Lorraine, le Caméo, la Maison de l’Etudiant de l’Université de Lorraine, la Mission de Palestine en France, l’Institut Culturel Franco-Palestinien et Politis.

 

Le programme du Printemps de la Palestine 2016

Du 22 février au 5 mars – Maison de l’Etudiant, campus « Lettres » de l’Université de Lorraine, boulevard Albert 1er à Nancy – Exposition « Palestiniens, la vie malgré tout ». Entrée libre.

Le CCFD Terre Solidaire a choisi de montrer les Palestiniens autrement que dans les affrontements privilégiés par les médias télévisés, un peuple accueillant qui continue à vivre malgré l’occupation et la colonisation.

Mercredi 24 février à 18h, rencontre-débat autour du témoignage de Chafik Sayouri, étudiant à l’Université de Lorraine, qui a participé en février à une mission en Palestine. Le témoignage sera illustré par un diaporama suivi d’un petit buffet oriental.

Samedi 5 mars de 14h à 18h – Place Maginot à Nancy – la Palestine dans tous ses états

Différents artistes (danse, musique, graffeurs) ouvriront le festival du Printemps de la Palestine. Venez boire un thé, déguster une soupe ou une assiette, imprimer votre t-shirt. Les enfants pourront aussi donner libre cours à leur expression par le dessin.

Du 7 au 19 mars – Domaine de l’Asnée, 11, rue de Laxou à Villers-lès-Nancy – Exposition «Palextile, broder l’espoir en Palestine». Entrée libre.

Proposée en coopération avec le centre culturel Al Rowwad du camp de réfugiés d’Aïda à Bethléem, elle illustre un élément culturel important de l’identité palestinienne, devenu aujourd’hui une forme de résistance et de subsistance. Elle s’accompagne d’une collection de robes traditionnelles brodées dans les villages et d’objets du quotidien aussi brodés.

Vernissage de l’exposition le mardi 8 mars à 18h.

Mercredi 9 mars à 20h – Ferme du Charmois, 2 avenue du Charmois à Vandœuvre (Accès au parking de la Ferme indiqué rue Gabriel Péri, entre les immeubles St Charles) – Concert du quatuor palestinien Mohamed Najem and Friends. Entrée 5€

Mohamed NAJEM, un des membres fondateurs de l’orchestre national palestinien en 2011, nous invite à un voyage musical en Palestine et ailleurs… avec des morceaux traditionnels et ses compositions, mélange moderne oriental palestinien et jazz. Il joue de la clarinette et du ney (flute oblique arabe) et sera accompagné d’un clavier, d’une guitare basse et de percussions.

Vendredi 11 mars à 20h15 – Cinéma Caméo Commanderie, 16 rue de la Commanderie à Nancy « Dégradé» un film de Tarzan et Arab Nasser avec Hiam Abbas Avant-première suivie d’un débat en présence des réalisateurs. Tarifs habituels du Caméo.

Une famille mafieuse a volé le lion du zoo de Gaza et le Hamas décide de lui régler son compte ! Prises au piège par l’affrontement armé, treize femmes se retrouvent coincées dans le petit salon de coiffure de Christine. Ce lieu de détente devenu survolté le temps d’un après-midi va voir se confronter des personnalités étonnantes et hautes en couleur, de tous âges et de toutes catégories sociales…

Samedi 12 mars de 17h à minuit – Espace Jean Jaurès, 3 avenue de la Paix à Tomblaine, Scène musicale ouverte Entrée à prix libre

17h30 : projection et débat du film de GAZATEAM sur leur expérience en Palestine.

19h00 : groupe RAOUL POINT BAR, le club des cinq de la pop touloise avec des compositions qui flirtent avec le rock, la pop ou le reggae

19H30 : défilé de robes palestiniennes accompagné par la douce guitare de Kader Dellaoui,

20H : Danse palestinienne dabké.

21H : la chanteuse AISSATE avec sa musique métissée, mélange de reggae, rock, folk et traditionnel

22H30 : concert de GAZA TEAM ; le collectif de rap GAZA TEAM a été créé à l’initiative de l’artiste franco-algérien NAILI après sa tournée « Nail Orient Express Tour » dans les territoires palestiniens en 2005.La scène est un exutoire pour crier leur rage, leur colère, leur tristesse, mais surtout l’espoir d’un lendemain qui chante

Restauration tout au long de la soirée avec un délicieux buffet palestinien.

Mardi 15 mars à 20h15 –  MJC Lillebonne, 14, rue du Cheval Blanc à Nancy. Conférence-débat « Le désespoir voilé – femmes et féministes palestiniennes » par Norma Marcos, cinéaste franco-palestinienne Entrée libre

Norma Marcos nous présentera son livre qui, à travers le témoignage de femmes palestiniennes exceptionnelles, retrace le combat des Palestiniennes pour leurs droits et leur participation pleine et entière à la lutte de libération nationale.

Samedi 19 mars à 19h – Espace Coppens, allée de Marken à Vandœuvre – Repas palestinien.

Une occasion pour les amis de la Palestine d’apprécier la cuisine moyenne-orientale, une cuisine confectionnée par des familles palestiniennes de Vandœuvre. Après le repas, TRANSCULTURES nous proposera son plus beau répertoire de musiques méditerranéennes et orientales

Tarif des repas 15 euros et 10 euros pour les étudiants et chômeurs, boissons non comprises.
Réservation et information 06 88 58 31 82 ou afps54@laposte.net
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Printemps de la Palestine 2016

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À Calais, l’État tombe le masque

La destruction de la « jungle » de Calais a brutalement commencé ce lundi 29 février au matin. Plusieurs compagnies de CRS ont investi les lieux, qui ont dévasté des cabanes encore occupées, lancé des grenades lacrymogènes et usé de canons à eau contre des réfugiés grimpés sur les toits de leurs abris. Des centaines de personnes ont été jetées dans un froid glacial sans rien d’autre que les vêtements qu’elles portent sur elles, sans savoir où aller… Faut-il s’en étonner ?

Les pouvoirs publics ont écarté tout témoin : les soutiens des réfugiés ont été interdits d’entrée dans le périmètre de l’opération. Le ministre de l’Intérieur n’a cessé de le proclamer ces jours derniers : certes, il entendait mener à bonne fin ce qu’il appelle « la résorption » du camp de Calais ; mais il voulait le faire « de façon progressive » et « dans le respect des personnes » [voir entre autres son discours du 22 février au Mans]. Et c’est bien en se référant expressément à cet engagement de l’État à procéder à une évacuation progressive que le Tribunal administratif de Lille a validé l’arrêté d’expulsion de la jungle de Calais (25 février 2016, ordonnance n° 1601386).

Force est de constater que le « démantèlement » qui vient de commencer n’a rien de progressif ou d’humanitaire, et qu’il ne prend pas en compte la situation des personnes : les choses se déroulent comme s’il s’agissait de punir quiconque s’obstine à vouloir se rendre en Grande-Bretagne.

Rappelons qu’un quart des habitants de la jungle de Calais aurait des proches outre-Manche ; ils seraient donc parfaitement fondés à demander à les rejoindre… Mais de même que la Turquie est priée de faire le garde-frontière de l’Union européenne, la France se charge de « protéger » la Grande-Bretagne, à grand renfort de moyens policiers quasi militaires, contre les migrants que celle-ci refuse d’accueillir. La première a-t-elle voulu donner des gages à la seconde, en perspective du sommet franco-britannique qui aura lieu ce 3 mars ?

Quant aux autres, leur méfiance face aux « solutions » alternatives qui leur ont été présentées ne peut qu’être confortée par la violence mise en œuvre pour les chasser. « Les services de l’État se mobilisent sans relâche pour permettre à tous ceux qui le veulent de pouvoir quitter la lande », déclarait vendredi la ministre du Logement.

Aujourd’hui, les masques tombent. Nous n’aurons plus d’excuses pour ne pas voir ce qui se passe sous nos yeux. Dans un État de droit, l’État n’a pas tous les droits. La justice n’a pas délivré au gouvernement un permis de chasse contre les réfugiés. Partout, des voix se sont élevées pour exiger que s’organise l’accueil des personnes chassées de leurs pays en guerre ou dévastés. Ces voix ne vont pas se taire. Il faudra bien qu’on les entende. Rappelons-le : l’asile est un droit ; la répression des réfugiés est donc un déni de démocratie.

Le 1er mars 2016

Signataires (parmi ceux de l’appel Calais : Les bulldozers ne font pas une politique !)

  • Karen Akoka, maître de conférence en science politique, Université Paris Ouest Nanterre
  • Jean-Pierre Anselme, journaliste
  • Maïtena Armagnague-Roucher, Maître de Conférences en Sociologie à INS HEA/Université Paris Lumières (UPL), Chercheure au GRHAPES, associée au Centre Emile Durkheim
  • Laurent Aucher, sociologue
  • Lucie Bacon, doctorante à Migrinter (Université de Poitiers, France)
  • Marie-Laure Basilien-Gainche, membre de l’Institut Universitaire de France, professeure de droit public, Université Jean Moulin, Lyon 3
  • Christophe Blanckaert, Appel de Calais
  • Carolina S. Boe, docteure en anthropologie, Université d’Aalborg, Danemark
  • Atika Bourras, bénévole à L’Ecole laïque du chemin des dunes
  • Florence Boyer, chercheure, IRD
  • Gérard Bras, philosophe, président de l’UP 92
  • Claude Calame, Directeur d’études Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Centre AnHiMA (Anthropologie et Histoire des Mondes Antiques, UMR 8210)
  • Nicole Caligaris, écrivain
  • Marie-Claire Caloz-Tschopp, Collège International de Philosophie et Solidarité sans Frontières
  • Cécile Canut, professeure des universités, Université Paris-Descartes-Sorbonne
  • Makaremi Chowra, chargée de recherche, CNRS
  • Olivier Clochard, géographe, Migrinter (université de Poitiers ,cnrs), membre de Migreurop
  • Saskia Cousin, anthropologue, maitresse de conférence à l’Université Paris Descartes, CANTHEL, membre de l’Institut Universitaire de France
  • Marie Cosnay, écrivain, enseignante
  • Patrice Coulon, militant associatif droits de l’Homme
  • Chantal Crenn, anthropologue Bordeaux Montaigne
  • Laurence Croix, psychanalyste, Maitre de conférences à Paris Ouest-Nanterre
  • Marie Cuillerai, professeur des Universités, Paris 7-Diderot
  • Fathallah Daghmi, enseignant chercheur, Université de Poitiers
  • Dominique Dauchot, secrétaire départementale du SNUipp-FSU 62
  • Fred Decosse, sociologue, LEST-CNRS
  • Didier Devriese, Conservateur des Archives, du Patrimoine et de la Réserve précieuse
  • Guadalupe Deza Doctorante en philosophie Paris8-UBA-CONICET
  • Stéphane Douailler, professeur de philosophie, université Paris 8
  • Isabelle Dubost, anthropologue, Université des Antilles
  • Karine Espineira, Sciences de l’information et de communication, Paris 8, codirectrice de la revue en ligne l’Observatoire des transidentités (ODT)
  • Mireille Fanon-Mendes-France, experte ONU
  • Pierre Farge, avocat
  • Hicham Fassi-Fihri; producteur de films
  • Éric Fassin, professeur de science politique à l’université Paris VIII – Saint-Denis- Vincennes
  • Jean-Pierre Fournier, enseignant
  • Nadine Fresco, historienne
  • Alexandra Galitzine-Loumpet, anthropologue, responsable programme Non-lieux de l’exil / Non places of Exile
  • Nathalie Garraud, metteur en scène, compagnie du Zieu
  • François Gemenne, chercheur en science politique, Science Po, Université de Liège
  • Claudia Girola, enseignant chercheur, Universite Paris Diderot
  • Anne Gorouben, artiste auteur
  • Nacira Guénif, professeure, Université Paris 8
  • Serge Guichard, membre du réseau Reprenons l’initiative
  • Sandra Iché, chorégraphe
  • Léa Kalaora, anthropologue, étudiante en psychologie, Paris Diderot
  • Marie Kayser, médecin généraliste
  • Gaelle Krikorian, sociologue
  • Malak Laghrari Zoukari, étudiante (Sciences Po Paris)
  • Titouan Lamazou, artiste de l¹UNESCO pour la Paix
  • Annie Lahmer, conseillère régionale IDF EELV
  • Nicole Lapierre, directrice de recherche émérite au CNRS
  • Catherine Larat, retraitée
  • Pierre Laurent, secrétaire national du PCF
  • Martine Leibovici, Université Paris Diderot
  • Danièle Lochak, juriste, professeure émérite de l’Université Paris Ouest – Nanterre
  • Camille Louis, dramaturge, doctorante et enseignante en Philosophie à l’Université Paris 8
  • Géraldine Magnan, journaliste
  • Geoffroy Mannet, doctorant en philosophie à Paris 8
  • Joëlle Martin, artiste sculpteur
  • Françoise Martres, ancienne présidente du Syndicat de la magistrature
  • Claire Maury-Rouan, linguiste, universitaire retraitée
  • Marie Menant, architecte-chercheuse, membre du PEROU
  • Jean-Claude Meyer, agrégé de philosophie, Strasbourg
  • Juliette Mézenc, écrivain
  • Christophe Mileschi, professeur des universités, traducteur, écrivain
  • Isabelle Misslin Lemann, membre du Collectif de soutien aux Roumains d’Ivry
  • Alain Morice, laboratoire Urmis et réseau Migreurop
  • Christelle Morvan, artiste peintre
  • Laurent Mucchielli, sociologue
  • Véronique Nahoum-Grappe, chercheure en sciences sociales, Paris
  • Toni Negri, philosophe
  • Arthur Nesnidal, rédacteur Siné Mensuel
  • Frédéric Neyrat, philosophe
  • Maryse Oudjaoudi, membre du Bureau Exécutif de EELV
  • Sylvie Paycha, Professeur des universités, Mathématiques, Clermont-Ferrand
  • Mireille Peloux, enseignante, RESF
  • Mélanie Pénicaud, doctorante en anthropologie, laboratoire Migrinter
  • Nathalie Péré-Marzano, Déléguée Générale d’Emmaüs International
  • Emmanuel Poilane, Directeur de la Fondation Danielle Mitterrand France Libertés
  • Eric Premel, artiste
  • Catherine Quiminal, professeure émérite Université Paris Diderot
  • Jacques Rancière, professeur émérite à l’Université Paris VIII
  • Matthieu Renault, enseignant-chercheur, Paris 8
  • Judith Revel, Professeure de Philosophie, université Paris Ouest Nanterre La Défense
  • Daniel Rondepierre, professeur retraité, porte-parole EELV Pays de Vichy
  • Jean Rousseau, Président d’Emmaüs International
  • Marcela Santander Corvalán, artiste chorégraphique
  • André Scala, enseignant de philosophie
  • Daisy Schmitt, programme Officer, Women’s Rights & Migrants’ Rights, chargée de programme droits des femmes/droits des personnes migrantes
  • Vicky Skoumbi, rédactrice en chef de la revue grecque αληthεια
  • Serge Slama, maitre de conférences en droit public, Université Paris Ouest-Nanterre-La Défense, CREDOF
  • Roger Taillade, président association pour la promotion de l’art contemporain populaire
  • Étienne Tassin, agrégé, docteur en philosophie, titulaire d’une habilitation à diriger des recherches en lettres et sciences humaines
  • Maud-Yeuse Thomas, sociologue, Paris 8, codirectrice de la revue en ligne l’Observatoire des transidentités (ODT)
  • Sophie Thonon-Wesfreid, présidente déléguée de France Amérique Latine
  • Jeannette Vallance, RESF 54
  • Dimitris Vergetis, psychanalyste
  • Patrice Vermeren, directeur du département philosophie, Université Paris 8
  • Christiane Vollaire, philosophe
  • Christine Wolff-awadalla, documentaliste
  • Ghislaine Zaparty, co- secrétaire générale CGT Edu’Action 66 et membre de la CE nationale CGT Educ’Action

Les organisations :

  • Actes et Cités
  • ActionFroid-Calais (Paris)
  • Action Tunisienne
  • Auberge des migrants (Calais)
  • Association Démocratique des Tunisiens en France (ADTF)
  • Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)
  • Barcelona Accion Solidaria
  • Care4Calais
  • La Cimade Régionale Nord Picardie
  • Coalition Internationale des Sans-Papiers et Migrants (CISPM)
  • Collectif de soutien de l’EHESS aux sans papiers et aux migrants
  • Collectif de soutien aux familles Roms de St Denis (CSFR)
  • Collectif des sans-papiers – Paris (CSP75)
  • Comede (Comité pour la santé des exilés)
  • Conseil d’urgence citoyenne
  • CRID (Centre de Recherche et d’Information pour le Développement)
  • DIEL (Droits Ici et Là-bas)
  • Ecole laïque du Chemin des Dunes
  • Emmaüs Europe
  • Emmaüs France
  • Emmaüs International
  • EuroMed Rights
  • Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH)
  • Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR)
  • Flandre Terre Solidaire
  • Foi & Justice Afrique Europe
  • Fondation Frantz Fanon
  • France Amérique Latine (FAL)
  • Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires
  • Groupe d’information et de soutien des immigré.e.s (Gisti)
  • Jesuit refugee service (JRS) France
  • LDH Fontainebleau 77
  • Mouvement Burkinabe des Droits de l’Homme et des Peuples – Comité régional Aquitaine
  • Mouvement Burkinabe des Droits de l’Homme et des Peuples – section de France
  • Mouvement pour la dignité et les droits des Maliens (MDDM)
  • Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP)
  • Organisation pour une Citoyenneté Universelle (OCU)
  • Polyvalence (Calais)
  • Reprenons l’initiative contre les politiques de racialisation
  • Réseau Éducation sans frontières (RESF)
  • Réseau Euromed France (REF)
  • Revue Pratiques
  • Revue Vacarme
  • Solidarité Laïque
  • Syndicat de la Médecine Générale
  • Tenons et mortaises
  • Union syndicale Solidaires01

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ATMF Aix en Provence – Femmes, violences et santé

Dans le cadre da la Journée Internationale de la Femme, le Réseau Femmes de l’ATMF avec le soutien de l’ATMF National organise une journée sous le thème : Femmes, violences et santé à la 

Salle du centre social Château de l’Horloge.

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Programme de la journée :

14h       Accueil

Stands et ateliers avec animation : peinture -dessin – écriture- lecture de poèmes – bien être (Qi Gong-Gym douce-Psycho bio-acupressure) – couture-perle-crochet et tricot.

15h 15     Présentation de la journée

15h30      Lecture de textes dans un décor,  accompagnée de : flûte avec Lucie et  Cajon avec Ghania.

16h         Intervention de : Anne Chicard (juriste) (CIDFF) – Schreiner Saida (ATMF)

16h30     Débat dans la salle.

17h 30     Pot de l’amitié

18h 30     « stop à l’éducation sexiste ! » spectacle réalisé par les enfants de l’ATMF

19h           Défilé

19h 30     Chant-danse avec la chanteuse Hind

 

Entrée Libre

Atmf Aix – journee femme 2016

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ATMF 67 – Réfugié-E-s : Une journée pour comprendre, Comprendre pour agir

Réfugiés : solidarité et engagement

Journée du samedi 5 mars 2016

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Cette action s’inscrit dans la continuité des diverses mobilisations de l’ATMF en faveur des réfugiés (Watch the Med, Alarmphone, Conseil de l’Europe. …). Elle est réalisée en partenariat avec l’association Alsace-Syrie et l’Alarm Phone.

Objectifs :

  1. Favoriser la rencontre et les échanges entre les personnes réfugiées et la société civile strasbourgeoise/alsacienne ;
  2. Permettre une meilleure compréhension de la situation dramatique des réfugiés et susciter ainsi la compréhension de la population d’accueil et, surtout, l’envie de s’engager, chacun à sa manière, pour apporter un soutien indispensable à l’adaptation des arrivants dans un milieu très différent ;
  3. Déceler les expériences pertinentes de solidarité qui se sont manifestées et tenter de les partager et de les élargir ;
  4. Comprendre la complexité des causes et des enjeux des conflits qui poussent des populations entières à des déplacements forcés ;
  5. Tenter de déconstruire les discours de rejet, voire de haine, qui prolifèrent partout, encouragés, certes, par un contexte d’insécurité, d’emballement médiatique, et d’état d’urgence.
  6. Stimuler les divers participants pour réfléchir à des actions futures pertinentes et pérennes, en profitant de la proximité des institutions européennes ;
  7. Permettre un éclairage juridique et social sur la prise en charge des demandeurs d’asile et leurs familles.

Déroulement de l’action :

Cette action sera concertée sur une journée et dans un lieu central : le CSC de l’Ares 10 rue Ankara 67000 Strasbourg (Esplanade).

Elle s’articulera autour des activités suivantes :

1- Exposition « entrée libre »

Une exposition sera proposée durant la journée de 10h à 19h.

Elle est composée de photos prises lors de manifestations de soutien et de solidarité et d’une trentaine de portraits relatant la vie des réfugiés et de leurs familles.

En outre, un film réalisé à partir de vidéos prises lors de manifestations permettra au public de voir une autre facette de la vie des réfugiés.

Cette exposition sera itinérante et disponible sur demande.

2- ateliers jeux et calligraphie de 14h à 16h « sur inscription »

Les enfants de réfugiés sont encore plus touchés et concernés par les conditions très difficiles de l’exil et de la précarité. Nous avons pensé à leur offrir un moment convivial où ils peuvent regagner leur statut d’enfants et partager un temps avec d’autres enfants autour de jeux et d’un atelier de calligraphie animé par un professionnel.

Il leur sera aussi proposé la réalisation de dessins pour une expression libre de leurs ressentis et de leurs vécus.

Un goûter sous le signe de l’amitié leur sera offert pour clôturer cet atelier.

3- Conférence-débat de 15h30 à 18h  « entrée libre »

Afin d’éclairer l’opinion publique sur la situation en Syrie, au Proche-Orient, au Soudan et dans les autres zones de conflit, nous proposons des interventions de spécialistes de la question qui auront pour tâche de présenter la crise des réfugiés sous divers angles.

Seront présents :

  • Mme Hala Kodmani, journaliste franco-syrienne vivant et travaillant en France : analyse de la complexité de la situation en Syrie et au Proche-Orient, les causes de l’afflux des réfugiés, les conséquences (pour les réfugiés, les pays en guerre, les pays d’accueil) ;
  • Violaine CARRERE (Groupe d’information et de soutien des immigrés/Migreurope) : le cadre juridique européen et français de l’accueil des réfugiés ;
  • Un représentant du CASAS (Collectif pour l’accueil des solliciteurs d’asile de Strasbourg) : le cadre social et d’accompagnement des réfugiés ;
  • Karim, réfugié syrien actif à Hambourg (Allemagne) : l’implication allemande dans l’accueil des réfugiés.

A l’occasion de cette table ronde, nous voulons donner la à des porte-voix des réfugiés. Des témoignages de réfugiés d’origines diverses viendront appuyer les propos d’intervenants.

4- lecture de texte avec accompagnement musical à 18h30 « entrée libre »

5- repas de l’amitié et de la solidarité à 20h « sur invitation »

Ce moment convivial permettra aux réfugiés de rencontrer d’autres personnes de la société civile et d’échanger autour de la situation et d’expériences d’accueil vécus par les uns et les autres.

6- Soirée musicale avec des groupes Strasbourgeois. « sur invitation »

 

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Journée organisée par l’ATMF, l’Association Alsace-Syrie et l’Alarm Phone et avec le soutien de la ville de Strasbourg et le CSC de l’Ares.

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Lieu : Centre Socioculturel de l’Ares, 10 rue d’Ankara, 67000 Strasbourg Esplanade
Accès : Bus 30 arrêt Ankara – Bus 15 arrêt Rome – Tram C & E station Esplanade
Contact : atmf.strasbourg@gmail.com

Journée réfugiés 5 mars 2016 pe

 

Journée réfugiés 5 mars 2016

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Calais : Les bulldozers ne font pas une politique !

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Une fois de plus, l’unique réponse qu’envisagent les pouvoirs publics face à la situation dans le Calaisis, c’est l’évacuation d’un camp de réfugiés, et leur dispersion. On feint de s’attaquer aux causes réelles du problème ; mais en réalité, en s’en prenant aux victimes condamnées à se disperser dans la peur, cette politique ne fait que le déplacer et l’aggraver. Cette « solution » n’en est pas une.

Aux huit organisations qui ont adressé une lettre ouverte à Bernard Cazeneuve pour lui demander de surseoir à l’évacuation programmée d’une grande partie de la « jungle » de Calais, le ministre de l’Intérieur vient d’adresser une réponse qui est une fin de non-recevoir : il justifie sa décision à coups de propos incantatoires sur le respect des droits fondamentaux des migrants et le bien-fondé de politiques qui ne varient pas depuis des années, malgré leur échec évident ; et il rappelle aux associations leur « partenariat » avec l’État comme pour les impliquer dans la politique qu’elles contestent. Dans la foulée, la préfecture du Pas-de-Calais vient de publier un arrêté ordonnant aux occupants de la zone sud du bidonville, dite « la Lande », de quitter les lieux mardi 23 février au plus tard.

Les bulldozers ne peuvent pas tenir lieu de politique. Cela n’implique évidemment pas de nous accommoder d’une « jungle » dont le nom dit tout. Personne ne saurait accepter le maintien en l’état du bidonville de Calais, pas plus que du camp de Grande-Synthe, ni d’aucun autre. Personne ne peut se satisfaire de voir des réfugiés contraints de survivre dans de tels lieux.

Depuis des années, nous ne cessons d’ailleurs de dénoncer l’indignité de ces conditions de vie, comme l’a fait également Jacques Toubon, le Défenseur des droits, l’été dernier. Plus récemment, le tribunal administratif de Lille a même condamné l’État à procéder en urgence à des améliorations, décision confirmée par le Conseil d’État.

Pour autant, il n’est pas question non plus de cautionner l’évacuation annoncée, non seulement parce qu’elle est inhumaine, mais aussi parce qu’elle ne résoudra rien. Chasser les habitants d’une large partie du bidonville, y faire passer des bulldozers et détruire tout ce qui, dans la précarité et avec les moyens du bord, a été construit au fil des mois : à quoi bon ?

Les migrants qui se trouvent dans le Calaisis veulent souvent rejoindre des proches en Grande-Bretagne. D’autres seraient en droit de demander l’asile en France mais ils ne le savent pas toujours, ou bien ils se méfient de l’accueil qui leur serait réservé. D’autres encore attendent une réponse à leur demande. Parmi eux, il y a beaucoup d’enfants… Or pour plusieurs catégories de migrants, il existe des solutions inscrites dans les textes, avec des dispositifs, des acteurs, des fonds alloués à cet effet. Elles auraient pu être mises en œuvre depuis longtemps déjà.

Au lieu de s’y atteler, les pouvoirs publics ont préféré procéder à des « démantèlements » successifs. En  2015, ils ont contraint les migrants ainsi délogés à s’installer dans une zone « aménagée » pour eux. Bref, ils ont déjà défait ce qui se faisait, forçant ceux qu’ils chassaient à vivre dans une précarité plus grande encore.

Aujourd’hui, la partie principale du bidonville d’État de Calais est constituée de tentes et d’abris sommaires, bâtis par les réfugiés avec des bénévoles de différentes associations. Dans ces quelques kilomètres carrés sont nés peu à peu des cafés ou des restaurants de fortune, de minuscules épiceries, des lieux de culte de différentes religions, de toutes petites écoles, un théâtre sous chapiteau, une cabane d’aide juridique, plusieurs endroits dévolus à des soins, etc. Autant d’espaces de vie sociale, partagés par les réfugiés des différentes nationalités présentes dans le bidonville.

Qu’est-ce qui justifie de raser tout cela ? Le ministre veut convaincre que c’est pour le bien des occupants. En réalité, c’est une politique de dissuasion : rendre la vie invivable aux réfugiés. À ceux qu’ils ont hier installés dans cette zone, les pouvoirs publics enjoignent depuis des semaines d’occuper des conteneurs – sortes d’Algecos – ou sinon d’être dispersés loin de Calais, dans des CAO (centres d’accueil et d’orientation), baptisés « lieux de répit ».

Or c’est une alternative impossible.

Le ministre vante les mérites des conteneurs, qui sous sa plume semblent des bungalows pour vacanciers. Le fait est qu’il s’agit de cabanes de chantier, avec dans chacune des lits superposés pour douze personnes, où l’on ne peut qu’être debout ou couché ; toute installation de mobilier y est interdite, toute intimité impossible…

Concernant les CAO, le ministre se félicite de ce qu’ils permettraient aux migrants, grâce à « un accompagnement associatif de qualité » et à « un suivi particulier » des personnes, de déposer des demandes d’asile dans de bonnes conditions, ce qui n’était pas le cas dans le bidonville. « Au dernier recensement », écrit-il, « 80 % des migrants encore présents en CAO étaient engagés dans une démarche d’asile »… Il oublie de parler de ceux qui, mis en hôtel, sont privés de tout accompagnement et risquent une prochaine expulsion du territoire. Il oublie aussi de préciser que les CAO ont été conçus comme des solutions à très court terme ; après leur fermeture, qu’adviendra-t-il des personnes qui y auront été envoyées ?

Conteneurs, CAO ; expulsion, dispersion ; ces réponses ne feront qu’aggraver le sort des migrants sans régler pour autant le problème auquel est confrontée la région du Calaisis, pas plus qu’en son temps la fermeture du camp de Sangatte. Et dans un an, on nous rejouera la même scène. Car c’est avant tout l’inaction des pouvoirs publics, mais aussi leur action, qui, en créant des conditions de vie impossibles, rend la situation ingérable. L’État veut nous faire croire qu’il prend le parti des habitants contre les réfugiés ; en réalité, il monte les premiers contre les seconds en abandonnant les uns et les autres.

Il faut cesser de chasser de jungle en bidonville toute la misère du monde, persécution qui ne fait qu’exaspérer le ressentiment des « riverains ». Non, le malheur des migrants ne fera pas le bonheur des Français, pas plus à Calais qu’ailleurs. En réalité, laisser se dégrader la situation est plus pénible pour les populations du Calaisis, et plus coûteux aussi pour les pouvoirs publics, que s’employer à l’améliorer. L’humanité la plus élémentaire nous interdit ces destructions à répétition ; mais notre intérêt bien compris aussi.

Ce pays peut-il se satisfaire de devenir le champion du non-accueil, alors que les réfugiés y sont moins nombreux qu’ailleurs ? Ce que d’autres pays font déjà, la France doit pouvoir le faire. La Grande-Bretagne, qui porte une lourde responsabilité dans cette situation, doit elle aussi revoir sa position à cette frontière. Il faut en finir avec l’improvisation perpétuelle ; il est temps de penser dans la durée. Et si l’État ne fait pas son travail, nous allons y travailler nous-mêmes – avec les associations sur le terrain, avec les habitants du Calaisis et avec les réfugiés.

Les jours prochains, nous irons à Calais pour le clamer haut et fort : nous ne sommes pas condamnés à choisir entre la « jungle » et sa destruction. Nous refusons de réduire la France à des barbelés et des bulldozers. Nous tiendrons une conférence de presse. Nous voulons faire entendre un autre discours que celui des pouvoirs publics qui occupent les médias. Détruire, dit la Préfète ? Avec, sans ou contre l’État si nécessaire, il faudra pourtant bien construire un avenir.

Une fois de plus, nous, organisations signataires et personnes solidaires, demandons :

– que soit annulé l’arrêté d’expulsion pris le 19 février ;
– en urgence : une prise en charge individuelle respectueuse des droits fondamentaux des personnes actuellement présentes à Calais ;
– une discussion du règlement Dublin III et des Accords du Touquet ;
– plus largement, que la France s’engage enfin, en particulier en faisant la promotion de cet axe au sein de l’Union européenne, pour une véritable politique d’accueil des personnes migrantes.

20 février 2016

Personnalités

Laurence Abeille, députée du Val de Marne
Michel Agier
Carlos Agudelo, chercheur associé, URMIS (Unité de Recherche Migrations et Société)
Philippe Aigrain, essayiste et poète
Claire Angelini
Daniele Auroi, députée EELV du Puy de Dôme
Chryssanthi Avlami, historienne, Université Panteion des sciences politiques et sociales, Athènes
Eduardo Ayres Tomaz, doctorant, philosophie politique
Etienne Balibar, professeur émérite, Université de Paris-Ouest Nanterre
Julien Bayou, porte parole national EELV
Sophie  Bessis, historienne
Emmanuel Blanchard, président de Migreurop
Mathieu Bouvier, artiste chercheur
Claude Calame, directeur d’études, EHESS
Laurent Cantet, cinéaste
Monique Chemillier-Gendreau, professeur émérite à l’université Paris Diderot
Catherine Coquio, littérature, professeur à l’université Paris Diderot
Philippe Corcuff, maître de conférences de science politique à l’IEP de Lyon
David Cormand, Secrétaire national de EELV
Alexis Cukier, philosophe, Fondation Copernic
Didier Daeninckx, écrivain
Sonia Dayan-Herzbrun, sociologue, professeure émérite à l’université Paris-Diderot
Karima Delli, eurodéputée Europe Écologie du nord
Fabrice Dhume, sociologue, enseignant-chercheur à l’université Paris Diderot
Philippe Enclos, maître de conférences en droit privé, Lille
Kévin Eybert, doctorant en sociologie, université Paris Diderot
Mireille Fanon-Mendes-France, experte ONU
Éric Fassin, sociologue, professeur à l’Université Paris-8
Didier Fassin, professeur, Institut d’étude avancée de Princeton
Nathalie Ferré, professeure de droit, Paris 13
Claudia Girola, maitre de conférence de sociologie et anthropologie
Serge Guichard, membre du réseau Reprenons l’initiative
Jean Waddimir Gustinvil, docteur en philosophie, enseignant-chercheur à l’ENS de l’Université d’État d’Haïti
Michael Hoare, Copaf
Sandra Iché, chorégraphe
Maria Kakogianni, Université Paris 8
Jérôme Karsenti, avocat
Ariane Labed, actrice
Éric Lecerf, maître de conférences, département de philosophie, Université Paris 8
Danièle Lochak, juriste, professeur émérite de l’Université Paris-Ouest Nanterre
Camille Louis, philosophe, artiste-dramaturge co créatrice du collectif kom.post
Elise Lowy, Secrétaire Nationale Adjointe d’EELV
Michael Lowy, chercheur émerite au CNRS
Sarah Mailleux Sant’Ana, doctorante, Université Paris Diderot- Paris 7
Noël Mamère, deputé écologiste
Stéphane Maugendre, avocat, président du Gisti
Niccolo Milanese, Chair, European Alternatives
Muriel Montagut, chercheure associée, Laboratoire de Changement Social et Politique (Paris Diderot)
Alain Morice, laboratoire Urmis et réseau Migreurop
Jean-Luc Nancy, philosophe
Frédéric Neyrat, philosophe
Gérard Noiriel, directeur d’études à l’EHESS
Bertrand Ogilvie, professeur de philosophie Université de Paris 8
Willy Pelletier, sociologue, université de Picardie, coordinateur général de la Fondation Copernic
Geneviève Petauton, Copaf
Catherine Quiminal, professeure émérite URMIS, université Paris Diderot
Sandrine Rousseau, Porte Parole d’EELV, Lille
Paul Schor, americaniste, professeur à l’Université Paris-Diderot
Elsa Stamatopoulou, Director, Columbia University, New-York
Laurent de Sutter, professeur de droit
Étienne Tassin, philosophe, professeur à l’université Paris Diderot
André Tosel, professeur émerite de Philosophie, Université de Nice
Maryse Tripier, sociologue
Eleni Varikas, professeure émérite
Sophie Wahnich, directrice de recherche

Organisations

ActionFroid-Calais (Paris)
Alternatives Européennes
Association des Marocains en France (AMF)
Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)
Auberge des migrants (Calais)
Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale (Cedetim)
La Cimade régionale Nord Picardie
Comité médical pour les exilés (Comede)
Collectif de sans-papiers CSP 75
Collectif de soutien de l’EHESS aux sans papiers et aux migrant-es
Collectif pour l’avenir des foyers (Copaf)
Collectif R, Lausanne, Suisse
Conseil d’urgence citoyenne
Droits devant
Ecole Laïque du Chemin des Dunes (Calais)
Emmaüs France
Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR)
Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (FNARS)
Fondation Frantz Fanon
France Libertés
Groupe d’information et de soutien des immigré.e.s (Gisti)
Initiatives pour un autre monde (Ipam)
Ligue des droits de l’Homme (LDH)
Mouvement Burkinabe des Droits de l’Homme et des Peuples (Comité Régional Aquitaine)
Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP)
Observatoire citoyen du CRA de Palaiseau
Revue Pratiques
Réseau Éducation sans frontières (RESF)
Réseau Euromed France (REF)
Réseau Immigration Développement Démocratie (IDD)
Le Réveil voyageur (Calais)
Solidarité Laïque
Syndicat de la médecine générale (SMG)
Tenons et mortaises
Terre d’errance (Pas-de-Calais)
Union syndicale Solidaires
Utopia 56

 

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© Emmanuel Sérazin – Radio France – 28 mail 2014 à Calais