Association des Travailleurs Maghrébins de France
10 rue Affre - 75018 Paris
01 42 55 91 82 national@atmf.org

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L’arrestation du journaliste d’investigation marocain Omar RADI : un viol caractérisé de la liberté d’expression – Une réhabilitation de l’arbitraire et de la démesure du pouvoir répressif

« Il n’y a pas de plus atroce tyrannie que celle qui s’exerce sous l’ombre de la loi et les couleurs de la justice. »

Montesquieu

Si la stratégie répressive au Maroc, n’est plus massivement structurée autour du système clandestin de détention et de disparition de personnes caractérisant les années de plomb sous Hassan II, le « nouveau » Maroc, après avoir épuisé ses campagnes de propagande autour d’une « démocratie » retrouvée, marque son recours à un durcissement répressif spectaculaire s’inscrivant dans une continuité de l’histoire d’un pouvoir autoritaire : poursuites judiciaires, emprisonnements de journalistes indépendants, lois liberticides, médias en ligne censurés, cyber-harcèlement, inculpations d’artistes et de citoyens sur la base d’accusations fallacieuses…

 

Aussi, la seule réponse à toute expression critique ou revendicative populaire est la coercition. Le mouvement du Hirak dans les différentes régions du Maroc en a en a été l’illustration la plus large. Omar a payé le prix de sa dénonciation des lourdes peines prononcées à l’encontre de ses militants emprisonnés, en étant condamné lui-même à 4 mois de prison avec sursis. C’est le début du long processus d’harcèlement qui l’a visé : 12 convocations par la police, des interrogatoires de 6h à 9h par jour, une campagne de diffamation, une mise sous surveillance de son téléphone par un logiciel espion, puis son arrestation le 29 juillet 2020 et sa détention en attente d’un procès le 22 septembre.

 

Le cas d’Omar RADI, est révélateur de tout un système et un nouvel ancien type d’intervention. C’est une justice instrumentalisée par le pouvoir à des fins politiques, pour défendre ses intérêts et réprimer toute forme d’opposition. Quant aux motifs  évoqués pour sa mise en examen, ils ne peuvent convaincre de leur authenticité. Ils sont aussi vieux que la répression. Ils sont communs à toutes les dérives autoritaristes dans le monde.

Quiconque se permet de juger ou de critiquer l’action de ces pouvoirs, est accusé de faire le jeu de la « main étrangère » et de servir les intérêts de ceux qui « complotent » contre la sûreté intérieure et extérieure de l’état. Les accusations d’attentat à la pudeur, de viol et de violence viennent pour discréditer l’action et l’engagement courageux d’une voix libre et digne, celle d’un journaliste d’investigation critique et d’un défenseur des droits humains, Omar.

 

Nous exprimons notre totale solidarité avec Omar RADI ainsi que toutes les victimes de la répression au Maroc.

Nous exigeons leur libération immédiate et inconditionnelle.

Nous revendiquons la sanction du viol de leurs droits à la liberté d’expression et d’opinion.

 

Paris, le 30 juillet 2020

ATMF

 

 

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Permanences droit d’asile

Les permanences spéciales demandeurs d’asile se déroulent désormais le lundi de 14h à 18h uniquement sur rendez-vous.

En cette période de crise sanitaire (Covide-19) merci de prendre rendez-vous par téléphone au 09 80 80 90 76 (mercredi et vendredi de 14 h à 17 h)

Les permanences spéciales ASILE sont assurées conjointement par les organisations : ATMF, GISTI, CIMADE, Dom’Asile, Elena France.

Ces permanences se déroulent dans le local de l’ATMF au 10 rue Affre, 75018 Paris.

 

Métro Barbès ou Métro La Chapelle

 

 

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Non à l’annexion des territoires palestiniens ! Non à l’asphyxie de tout un peuple !

Le gouvernement israélien de Netanyahou promet, avec le soutien de l’administration Trump et la complicité de l’Union européenne (UE), d’engager dès le 1er juillet l’annexion pure et simple d’une grande partie des territoires palestiniens occupés de Cisjordanie, en violation flagrante du droit international.

Ces déclarations annexionnistes de 30% de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 53 ans, représentent un vol flagrant des terres palestiniennes et une nouvelle vague de nettoyage ethnique qu’opère le colonisateur israélien à l’encontre du peuple palestinien depuis 1948.

Ce régime ouvertement colonialiste et raciste se sent d’autant plus encouragé dans cette voie criminelle qu’avec une actualité mondiale, marquée notamment par l’épidémie de coronavirus et ses conséquences, il espère détourner l’attention de ses propres crimes contre le peuple palestinien.

C’est pourquoi les partis, organisations et associations soussignés, engagés dans la lutte contre le colonialisme et son frère jumeau le racisme, appellent à manifester à Paris samedi 27 juin à 15h00 de Barbès à Châtelet pour affirmer notre solidarité avec la Palestine et sa résistance.

Organisations signataires :

 AFD International
Association France Palestine Solidarité (AFPS)
AFPS Elbeuf 76
AFPS Paris Sud
AFPS Paris 14-6
Al-Wissal
Amis des Arts et de la Culture de Palestine
AMDH Paris
Les Amis du Théâtre de la Liberté (Jénine)
Association des Marocains en France
Association Nationale des Communistes (ANC)
Association de Palestiniens en Île-de-France
Association Démocratique des Tunisiens en France (ADTF)
Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)
Association des Tunisiens en France
Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP)
Avec Naplouse
Campagne BDS France-RP
Campagne européenne pour la Levée du Blocus de Gaza
Campagne Unitaire pour la Libération de George Ibrahim Abdallah
CAPJPO-Europalestine
Collectif Argenteuil Solidarité Palestine
Collectif Faty Koumba
Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP)
Collectif Ni Guerres Ni État de Guerre
Comité Montreuil Palestine
Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR) PO
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT)
Le Cri Rouge
Décoloniser les Arts
Droits Devant !
Émancipation, tendance intersyndicale
Ensemble
Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR)
Fédération de l’Éducation, de la Recherche et de la Culture FERC-CGT
Femmes Egalité
Fondation Frantz Fanon
Forum Palestine Citoyenneté
Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaire (FUIQP)
Islam et Info
JRCF
La Courneuve- Palestine
NPA
PEPS (Pour une Écologie Populaire et Sociale)
PCOF
PIR
PRCF
Réseau Euro-Maghrébin Citoyenneté et Culture (REMCC )
Rete dei Comunisti (Italie)
UD CGT Paris
Union Juive Française pour la Paix (UJFP)
Union syndicale Solidaires
Union des Tunisiens pour l’Action Citoyenne (UTAC)
Valenton Palestine Solidarité (VPS)

Personnalités signataires :

Judith Butler, Philosophe
Olivier Besancenot, NPA
Jean Ziegler, Sociologue
Aurélien Barrau, Astrophysicien
Monseigneur Jacques Gaillot, Évêque de Partenia
Françoise Vergès, Féministe décoloniale, politologue
Olivier Le Cour Grandmaison, Historien
Isabelle Stengers, Philosophe
Georges Gumpel, Union Juive Française pour la Paix

Rendez-vous

  • Paris – Barbès (Métro) : le samedi 27 juin 2020 à 15h00
  • Strasbourg – Place Kléber : le samedi 27 juin 2020 à 15h00
  • Nancy – Place Maginot : le samedi 27 juin 2020 à 15h00
  • Montpellier – Place de la Comédie : le samedi 27 juin 2020 à 16h30
  • Caen – Bld Mal Leclerc : le samedi 27 juin 2020 à 15h00
  • Rennes – République : le samedi 27 juin 2020 à 15h00
  • Lille – Grand-Place : le samedi 27 juin 2020 à 11h00
  • Lyon – le samedi 4 juillet 2020

 

  • #StopAnnexion #Palestine

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Urgence : rapatriement des Marocains bloqués en France

Lettre ouverte à l’Ambassade du Maroc en France,

En tant qu’association engagée dans la défense des droits et intérêts des Maghrébins de France ainsi que ceux des binationaux, nous nous adressons à vous, pour que des solutions urgentes soient trouvées  aux différentes situations problématiques, plongeant dans un désarroi total, des milliers de citoyens Marocains se retrouvant bloqués en France depuis le début du confinement.

Il ne nous parait pas sain de continuer à ignorer cette détresse, malgré les nombreuses manifestations des concernés, demandant l’organisation immédiate de leur rapatriement au pays. Le Maroc ne peut abandonner ainsi ses ressortissants, alors que partout dans le monde, les pays ont œuvré pour mettre en place des moyens exceptionnels assurant le retour des leurs citoyens.

Il nous parait donc que l’urgence, aujourd’hui, dévolue aux autorités marocaines est de mettre en place, sans tarder, des vols pour que soient pris en charge le rapatriement :

·  des marocains qui se sont retrouvés coincés suite à leur déplacement ponctuel en France,

·  des étudiants et des résidents en France qui souhaitent rejoindre leurs familles au Maroc,

·  des corps des défunts dont les familles désirent l’enterrement au pays.

Monsieur l’Ambassadeur, les circonstances d’exception liées au contexte de la pandémie, ne peuvent constituer une excuse à l’inaction des autorités ou à leur indifférence. Bien au contraire, ces circonstances exigent des réponses exceptionnelles en mobilisant des moyens aussi exceptionnels. Des solutions sont possibles. La seule barrière à leur mise en œuvre ne peut-être, que l’absence d’une volonté politique. Nous ne pouvons l’accepter.

Nous  portons notre voix, pour exiger la seule solution urgente  répondant à l’urgence de la situation : affréter, des avions pour assurer le rapatriement.

Paris, le 22 avril 2020

Le Bureau National de l’ATMF

 

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Solidarité, Justice et dignité pour les Chibani-a-s

Les Chibani-a-s, les cheveux blancs, ancien-ne-s parmi les ancien-ne-s,

Source d’une sagesse née d’expériences,

A la source de ce que nous sommes, de ce qui s’est construit dans notre pays, le leur aussi,

A ce titre nous leur devons protection et égards.

L’Etat, plus encore,

Il faut agir en Urgence

 

Le scandale des EPADH, où nos anciens ont trouvé la mort par milliers, nous affecte. Nous refusons que cette tragédie soit alourdie par ces « oubliés », ces « invisibles », ceux qui ont abîmé leur santé en travaillant dur dans la sidérurgie, les mines ou le secteur automobile…, celles qui ont nettoyé jusqu’à l’usure ce que nous avons sali…Leur isolement, leur précarité de logement, de revenus, d’accès aux droits sociaux, les exposent dangereusement.

 

Depuis le début de la pandémie du covid19, de nombreuses associations, militants, travailleurs sociaux et proches des vieux migrants, les chibani-a-s, se sont mobilisés pour leur apporter de l’aide et alerter sur leurs situations et conditions. Le réseau ATMF contribue à cet effort collectif de solidarité, à travers des actions concrètes : présence sur les lieux, campagnes d’informations sur les mesures de protection et d’hygiène, distribution d’aides alimentaires, confections et distributions de masques … Les moyens ainsi mis en œuvre restent faibles et ne peuvent répondre aux besoins et à l’urgence de la situation.

 

En cette période de crise sanitaire, nous ne pouvons nous substituer au rôle et à l’obligation, que les pouvoirs publics se doivent d’assumer envers tous les citoyens de France. Aussi, nous demandons la mise en place urgente des mesures suivantes :

– Une généralisation de la distribution gratuite des masques et de gel à tous dans tous les foyers et résidences sociales.

– Un suivi médical et un dépistage pour tous ceux qui le demandent.

– Une application des mesures de distanciation physique dans les parties communes de vie dans les foyers. 

– Une amplification des campagnes d information et de prévention. 

– Une information des familles et des proches, (en France et aux pays d’origine) sur l’état des personnes hospitalisées ou décédées. 

– Des distributions d’aides alimentaires et produits de première nécessité.

 

Nous demandons également, pour les nombreux vieux migrants bloqués dans les pays d’origine, qui rencontrent de très nombreuses difficultés, que soient prises des mesures urgentes :

– Le rapatriement en France, de ceux et celles qui le souhaitent.

– L’accès aux médicaments et traitements dont ils ont besoin sur place.

– La suspension de tous contrôle par la CARSA, la CAF, la MSA, la CPAM, la caisse des dépôts et tous les autres organismes.

– La suspension des loyers des personnes bloquées à l étranger.

– La prise en charge des inhumations pour ceux dont le rapatriement du corps est impossible.

 

Atmf, 30 avril 2020

 

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Vidéo – A la mémoire de Brahim Bouarram et de toutes les victimes de crimes racistes

A la mémoire de Brahim Bouarram et de toutes les victimes de crimes racistes

1er mai 1995 – 1er mai 2020

25 ans après…

Vidéo : Youtube

Vidéo : FB de l’Atmf

https://www.facebook.com/ATMFnational/posts/3478119318871390

 

 Le communiqué : http://www.atmf.org/?p=7586

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Nulle part de place pour le racisme, pour la violence policière non plus !

TROP C’EST TROP !

Les insultes racistes, le tabassage de la personne interpellée, lundi 27 avril, à l’Ile Saint Denis, n’est pas un fait isolé. C’est la réalité vécue par les citoyens de seconde zone, habitants et jeunesse des quartiers populaires, ceux dont un grand nombre continue, sans moyens de protection adéquats, à assurer nos besoins de première nécessité, mettant quotidiennement, leurs vies en jeu.

A la VIOLENCE de leurs conditions de vie,  se rajoutent la VIOLENCE des discriminations, la VIOLENCE des contrôles au faciès, la VIOLENCE des humiliations, des insultes, des injures racistes, la VIOLENCE des coups qui pleuvent à plusieurs, la VIOLENCE de la garde à vue et le début d’un dossier judiciaire. Tel, est le témoignage récurrent de ceux qui  dénoncent ces faits, sans qu’aucune crédibilité ne soit donnée à leur parole face à des détendeurs de l’autorité.

Au nom de faire respecter les mesures de confinement, de multiples exactions physiques et propos racistes, sont rapportés : Le 18 mars, à Asnières-sur-Seine, à Villeneuve-Saint-Georges puis à Ivry-sur-Seine, des policiers assènent des coups de poing à des jeunes ; à Grigny, des policiers en moto renversent un habitant , puis à Strasbourg , Sofiane, 19 ans, est tabassé, doigts dans les yeux, coups de poing, coups de rangers dans la tête ;  le 19 mars, à Aubervilliers, on a tiré au taser sur Ramatoulaye jeune maman de 19 ans ; le 23 mars , aux Ulis, en Essonne, Yassin, 30 ans reçoit des claques, de coups de crosse et de flashball dans la tête ; le 24 mars, au même endroit, Sofiane 21 ans,  est frappé violemment avec des coups de matraque télescopique, des coups de pieds ;  le 8 avril à Béziers, Mohamed Helmi Gebsi, 33 ans perd la vie; le 10 avril à St-Pierre-des-Corps, Mohamed, 26 ans, est passé à tabac ; le 18 avril un jeune en moto, percuté par la porte de la voiture de la police, a la jambe gravement blessée … Quelques exemples …

Les émeutes d’avril  comme celles d’avant, ont comme point commun, l’explosion d’une colère longtemps contenue suite aux brimades et au non droit, face auxquels la justice ne semble pas possible. . Brandir les  « antécédents » d’une personne ne peut justifier la violence et le racisme. L’émeute devient une réponse à l’écrasement, l’expression d’une dignité retrouvée, ne serait-ce que l’espace de quelques heures, et quelque soit le prix. C’est ce que revendiquent ces jeunes des quartiers populaires : le droit au droit, le droit à l’égalité de traitement, les pauvres comme tous les autres, en banlieue comme dans les centres villes.

 

Le racisme est un délit. Le racisme est une Violence. Le racisme et la violence constituent un double délit. Exercés par des policiers, des représentants de l’autorité, ils menacent les valeurs de la république. Nous réclamons la justice et non l’exemplarité. Nous exigeons la fin de l’impunité. Les policiers qui usent de leur pouvoir pour enfreindre la loi doivent être sanctionnés. Le recrutement et la formation au sein de la police doivent faire l’objet d’une approche respectueuse des droits des citoyens.

L’urgence sanitaire ne peut être un prétexte à l’établissement de l’état de non droit.  La contravention ne doit pas devenir un délit condamnant les quartiers populaires à la double peine.                                           

Paris, le 28 avril 2020

ATMF

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A la mémoire de Brahim Bouarram et de toutes les victimes de crimes racistes

Ne pas oublier, pour ne pas effacer

Se souvenir pour prévenir

Se souvenir pour agir

Le devoir de mémoire

Le devoir de mémoire, 25 ans après, c’est au nom de Brahim BOUARRAM. Pour un faciès, il a été arraché à sa jeune vie. La haine raciste fomentée par le Front National, a armé les mains de ses assassins.

Le devoir de mémoire, 134 ans après, c’est au nom du premier mai. La date qui rappelle à chacun de nous, que le sang d’ouvriers a coulé, pour que nous jouissions de la journée de travail de huit heures. C’est également, le jour, où Brahim a été sacrifié, jeté à la Seine.

Le devoir de mémoire, 81 ans après, c’est au nom des milliers des victimes du nazisme. Parce que juifs ou parce que tziganes, ils ont été condamnés à l’horreur des camps d’extermination. C’est au nom de cette même logique de supposée suprématie d’une « race », que Brahim a été exécuté.

Le devoir de mémoire, 5 siècles après, C’est au nom des millions d’hommes, de femmes et d’enfants, arrachés à leurs terres, à leurs familles et réduits à l’esclavage. Parce que noirs, ils l’ont été, rejoints aujourd’hui , par ceux qui tentent de traverser la méditerranée pour survivre. Morts et disparus, esclaves et migrants, Brahim a partagé leur sort.

Le devoir de mémoire, aujourd’hui encore, c’est au nom de toutes les victimes de la répression sociale et de la violence policière, citoyens de banlieues pauvres, précaires, sans domiciles fixes, et détenus des prisons de la honte. En temps de pandémie, Mohamed GABSI, à 33 ans, l’a payé de sa vie le 8 avril 2020, suite à une interpellation par la police municipale de Béziers. Le devoir de mémoire par temps de Coronavirus est de vider les Centres de Rétention Administratives (CRA) des migrants et réfugiés qui se retrouvent derrière les barreaux parce qu’ils sont sans papiers !!! C’est d’assurer à ces migrants et réfugiés victimes des politiques de pillage économiques des pays du Sud et des guerres inhumaines à travers la planète, un habitat digne au lieu qu’ils soient dans des taudis et des bidonvilles indignes de la 5ème puissance économique mondiale et le droit d’avoir accès à la santé et au travail comme l’ensemble de la population. C’est aussi et surtout l’obligation de régulariser tous les sans-papiers et de protéger particulièrement les mineurs et les femmes migrantes isolées victimes des trafiquants et des patrons voyous.

Le devoir de mémoire est devoir d’action.

Agir, pour démonter les discours qui fabriquent la peur de l’immigration et de ses enfants, enfants français, désignés comme le problème.

Agir, contre les discriminations aux droits fondamentaux, au logement, au travail, à l’éducation et à la santé. Agir contre la ségrégation, la relégation, la répression, les contrôles en tout genre. Agir contre la xénophobie, l’antisémitisme et l’islamophobie.

C’est agir pour que demain, tous les « Brahim » puissent se promener au bord de la Seine, sans craindre pour leur vie. C’est agir pour l’équité et la justice sociale.

En cette période de confinement nous ne pouvons nous rassembler sur le Pont Carrousel a la mémoire de Brahim BOUARRAM et toutes les victimes du racisme comme les autres années. Nous vous donnons rdv l’an prochain. Notre combat continue.

Premiers signataires

:ATMF, LDH, MRAP, CRLDHT,AFAPREDESA, IDD, FTCR, UTAC, AMDH Ile de France, ASDHOM, AMF, ACDA, AIDDA, ADTF, ATF, APCV,AFTURD ,Alliance Internationale des Habitants(Section Tunisie), CDCMIR, Copaf, Collectif Vérité et Justice pour ALI ZIRI, Collectif Interquartiers 49,Comité de vigilance pour la démocratie en Tunisie, CSP 92,CIBELE, GISTI, FASTI, Fondation Franz Fanon, FUIQP , Femmes Égalité, CEDETIM/IPAM, ACORT, Association Joussour de Citoyenneté, Le paria, La Revue d’Etudes Décoloniales, LTDH , Institut Mehdi Ben Barka – mémoire vivante, UJFP, DAL, Droit devant, Femmes Plurielles, REMCC, Association Arts et Cultures des deux rives, Tamaynut France, Union Syndicale Solidaires, , Sortir du colonialisme, Survie, Cordillera (Association Franco-Chilienne), Association contre le racisme(Suisse-France), PEPS, PIR, PCF,PCOF, Parti de Gauche, NPA, L’Union Communiste Libertaire, CNT-FTE, Association de la Diaspora Togolaise, Fédération Solidaires Etudiant-e-s

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La police municipale de Béziers a arraché la vie à Mohamed GABSI

Ce mercredi 8 avril, Mohamed Helmi Gabsi, 33 ans, a été arraché à ses trois enfants et à sa famille. Il nous a quittés malgré lui, avec comme dernières images, des violences de policiers municipaux et ses appels de détresse.

Après un transport musclé, le poids d’un policier assis sur lui, face à terre, tout au long du trajet menant au commissariat, il expirera son dernier souffle. Pour qui allaient ses dernières pensées, alors qu’il sentait la vie l’abandonner ? Sans conteste à ses enfants. Ceux-là même qui auront pour unique lègue, l’histoire d’un père à qui une autorité publique a ôté la vie. Nous partageons profondément la douleur de sa famille.

Mohamed n’a pas mérité de mourir si jeune.

Mohamed n’a pas mérité de mourir de cette façon.

Mohamed n’a pas mérité de mourir pour cette raison, ne pas avoir respecté le confinement.

Mohamed n’a pas mérité de mourir, parce qu’il est pauvre, parce qu’il est SDF, parce qu’il a des antécédents.

Mohamed est un humain. Mohamed est un citoyen. A ce titre, le respect de sa vie lui était dû. 

« La sécurité, c’est la première preuve d’amour qu’on doit au peuple », a déclaré Robert Ménard, allié du Rassemblement National, Maire de Béziers, une des villes les plus pauvres de France. Il doit assumer la responsabilité d’avoir triplé et armé la police municipale.

Nous demandons justice, pour Mohamed, pour ses enfants et pour sa famille et amis. Nous les assurons de notre soutien inconditionnel.

Nous demandons justice, pour tous ceux qui sont stigmatisés, mal traités, réprimés et jetés à la vindicte de la haine raciale, pendant cette pandémie.                                                                                                                                                                                                                                                Paris 12 avril 2020

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6 février 2020 : Journée mondiale de commémorAction à l’occasion du sixième anniversaire du massacre de Tarajal

 

 

Le 6 février 2014, plus de 200 personnes migrantes ont essayé d’entrer dans la ville de Ceuta depuis le territoire marocain. Tandis qu’ils s’approchaient, à la nage, à la plage de Tarajal la Guardia Civil a utilisé l’équipement anti-émeute, – cartouches de fumée et balles en caoutchouc, pour empêcher aux personnes d’entrer dans le territoire espagnol.

 

Quinze migrants sont décédés du côté espagnol, des dizaines ont disparu et d’autres sont morts sur le territoire marocain.

 

Pour commémorer cet événement, du 6 au 8 février 2020, se réuniront à Oujda (Maroc) certains des proches des migrants disparus de Tunisie, Algérie, Maroc, Cameroun, Sénégal, Syrie et Mexique avec des activistes de plusieurs Pays qui luttent chaque jour pour dénoncer la violence meurtrière que les États exercent aux frontières.

 

L’ évènement est organisé par le réseau Alarm-phone de Watch the Med et l’association Pionniers volontaire (Oujda – Maroc) en collaboration avec Fondation Euro-Med, Association des Travailleurs Maghrébins en France, Milano senza Frontiere, Stiftungs fonds zivile seenotretttung, Association des enseignants de philosophie d’Oujda, Arci, :do Stiftung, Heinrich Böllstiftung, Union Marocaine de travail, Réseau marocain des Journalistes migrations, XminY Actie Fonds, Alarmphone Sahara, Association d’aide des migrants d’Oujda, Association marocaine des droits humains, Afrique Europe Interact et Missing at the borders.

 

Nous lançons un appel à toutes les organisations sociales et politiques, laïques et religieuses, aux citoyens individuels à se joindre à cette journée de commemorAction en organisant dans ses propres villes de différentes initiatives pour ne pas oublier les victimes de ce massacre et de tous les massacres qui ont lieu chaque jour tout au long des frontières dans le monde.

 

Ici le texte qui appelle à la commémoration:

 

Ensemble dans la lutte contre les frontières que les ont assassiné-es et les ont fait disparaître!

Depuis longtemps déjà, nous sommes confrontés à des morts et à des disparitions d’êtres humains aux frontières extérieures de l’Europe – en Méditerranée, au Sahara, ou dans les centres de détention européens qui sont conçus pour dissuader les gens de partir. Nous ne pouvons pas oublier ceux qui ont été tués, qui ont disparu ou qui ont été victimes de disparition forcée. Mettre un terme à ce massacre continu causé par le régime frontalier de l’Europe est l’une de nos motivations pour être actifs ensemble dans une lutte à long terme pour la liberté de mouvement et la justice mondiale.

Le 6 février 2020, nous nous réunirons pour transformer notre deuil en action collective. Nous venons de contextes et d’horizons divers. Nous sommes des proches de disparus de Tunisie, d’Algérie, du Maroc, du Cameroun, du Sénégal, de Syrie, du Mexique, du Pérou et d’ailleurs. Nous sommes ceux qui trouvent des restes humains dans le désert et la mer, qui tentent d’identifier les défunts dans les différentes zones frontalières, qui donnent aux corps sans nom un enterrement digne. Nous sommes ceux qui se tiennent la main quand une fille, un fils, une sœur, un frère, un ami nous manque.

Nous nous rassemblons pour dénoncer la violence mortelle des régimes frontaliers mondiaux. Nous nous réunissons pour commémorer ceux qui sont morts, ont disparu ou ont été victimes de disparition forcée en Méditerranée, au Sahara, dans la région d’Evros, à Calais et ailleurs. Nous accusons les auteurs de meurtres : Les gouvernements qui décident de restreindre davantage les itinéraires et de dissuader les migrants par tous les moyens disponibles.

Pour nous, la commémoration des personnes décédées, disparues ou victimes de disparition forcée fait partie de nos luttes quotidiennes.

Le 6 février 2020, cela fera 6 ans : en 2014, la police des frontières espagnole (Guardia Civil) a massacré au moins 15 personnes qui tentaient de passer la frontière dans l’enclave espagnole de Ceuta. Jusqu’à présent, leurs morts n’ont pas été reconnues comme des meurtres, les agents frontaliers impliqués restent impunis. Ce massacre n’est qu’un exemple parmi tant d’autres de la mort et de la disparition aux frontières européennes. Plusieurs milliers d’autres personnes ont perdu la vie dans le désert, en mer, ont disparu ou sont victimes de disparition forcée.

En tant qu’alliance transnationale et par des actions de solidarité dans de nombreuses villes, nous commémorons ces vies disparues et luttons pour un monde juste où la liberté de mouvement sera enfin et véritablement un droit humain fondamental.

Beaucoup d’entre nous se sont réunis à Oujda, au Maroc, pour se souvenir et échanger. Nous voulons rendre visibles les luttes quotidiennes et la souffrance des personnes qui traversent les frontières. Nous voulons créer des espaces pour le traumatisme continu enduré par les parents et les proches de ceux qui ont perdu la vie, ont disparu ou ont été victimes de disparition forcée. Avec l’externalisation de la frontière européenne, le Maroc devient de plus en plus le garde-frontière de l’Europe. C’est pourquoi nous avons besoin d’une forte mobilisation des militants migrants sur le terrain.

Nous nous sommes déjà réunis par le passé, et nous nous retrouverons à l’avenir. La prochaine fois, nous nous réunirons dans un autre lieu et à une autre date, car les crimes contre l’humanité en cours marquent tant de jours de l’année de chagrin et de colère qu’il est impossible d’en choisir un seul.

Nous nous réunirons et protesterons aux frontières extérieures de l’Europe mais aussi dans de nombreuses villes d’Europe (Ceuta, Barcelone, Berlin, Marseille, Milan et autres). Nous devons ramener la violence à sa source, au cœur de l’Europe.

Avec notre terme « CommemorAction », nous offrons une promesse : nous n’oublierons pas ceux qui ont perdu la vie ou qui ont été portés disparus et nous lutterons contre les régimes frontaliers meurtriers. Nous offrirons un espace de commémoration et nous construirons collectivement quelque chose à partir de notre deuil. Nous ne serons pas seuls et nous n’abandonnerons pas. Nous continuerons à nous battre pour la liberté de mouvement et la dignité humaine pour tous dans notre vie quotidienne.

Nous invitons donc tout le monde à organiser des initiatives dans leurs villes pour faire du 6 février 2020 une journée mondiale pour commémorer ceux qui sont morts, disparus ou ont été victimes de disparition forcée le long des frontières du monde. Sur la page Web missingattheborders.org, nous publierons tous les événements qui auront lieu.

Nous vous invitons à envoyer des informations sur vos activités par e-mail: info@missingattheborders.org

 

Programme CommémorAction

  • La commémoration des victimes et des disparus en mer et aux frontières
  • Commemoration of victims and missing at sea and at borders
  • Conmemoración de las víctimas y desaparecidos en el mar y en las fronteras.

Jeudi / Thursday / Jueves 06/02/2020

  • 09h00 – 12h30 : Accueil et installation des participants / Reception and installation of participants / Recepción e instalación de los participantes.
  • 14h30 – 15h00 : Accueil et enregistrement des participants / Reception and registration of participants / Recepción y registro de los participantes.
  • 15h30 – 16h30 : conférence de presse, présentation du programme, du contexte et des partenaires / Press conference, presentation of the program, and partners / conferencia de prensa, presentación del programa y socios
  • Synthèse sur le Rapport : « De la mer à la ville ! » L’Alarm Phone a cinq ans / Report: « From the sea to the city! » The Alarm Phone is five years old / Informe: »Del mar a la ciudad! » El teléfono de alarma tiene cinco años.
  • Modérateur / Moderator / Moderador: Hassane (AP – Oujda). Rapporteurs / Reporters / Relatores : Rachida et Alex (Oujda)
  • Cérémonie d’honneur aux / Ceremony of honor to /Ceremonia de honor a : Docteur /Professeure universitaire Mme Soumia Boutkhil de l’Université Mohammed Premier d’Oujda et l’Acteur associatif Abdulkhalek Hamdouchi de Laarache.
  • Exposition Artistique / Art Exhibition / Exposición de arte (J.) « Traversé »
  • Exposition photos / Photo exhibition / Exposición fotográfica « Au delà des frontières » Téléphone d’Alarme – Oujda / « Beyond Borders » Alarm Phone – Oujda. / Teléfono de alarma « Más allá de las fronteras ».
  • Exposition: Art et Migration de l’Artiste plasticien camerounais / Exhibition: Art and Migration of the Cameroonian Visual Artist / Exposición: Arte y migración del artista visual camerunés Junior Noubissi.
  • 16h30 – 16h45: Pause café / Coffee break / Descanso
  • 16h45 – 18h45: Atelier sur le thème / Theme workshop / Taller temàtico : « Migrations et Médias :

Terminologies et aspects de droit »/ »Migration and Media : Terminologies and aspects of law » / « Migracion y medios : Terminologias y aspectos del derecho » .

  • Modérateurs /Moderator / Moderador : Salaheddine Lemaizi et Zainab Aboulfaraj (Rabat) Rapporteur/Reporter / Relatore : Abdelmadjid Amyay (Oujda)
  • 20h00 – 21h00: Diner /Having dinner/ Cena

Vendredi / Friday / Viernes 07/02/2020

  • 09h30 – 11h30: Rencontre ouverte avec les familles des disparus et leurs amis au Sahara et en Méditerranée / Open meeting with the families of the disappeared and their friends in the Sahara and in the Mediterranean with Testimonies and border policy / Reunión abierta con las familias de los desaparecidos y sus amigos en el Sahara y el Mediterráneo : Témoignages et politiques Frontalières /Testimonies and border policies / Testimonios y política fronteriza (Maroc, Algérie, Tunisie, Amérique centrale – Mexique, Cameroun, Sénégal … / Morocco, Algeria, Tunisia, Cameroon, Senegal, Mali, Central America – Mexico / Marruecos, Argelia, Túnez, Camerún, Senegal, Malí, Centroamérica – México)… et les Avocats des victimes de Tarajal (près de Ceuta) le 06 Février 2014 / in addition to the lawyers of the victims of Tarajal – Ceuta the February 06 2014/ además de los abogados de las víctimas de Tarajal – Ceuta el 06 de febrero de 2014.
  • Modérateurs /Moderator / Moderador : Edda Pando (Milan) et Hatem Ghrebi (Strasbourg), Rapporteur/Reporter / Relatore : Youssef Chemlal (Oujda).

 

Témoignages et intervenants – tes / Testimonials and speakers / Testimonios y oradores: Boubkeur et Kamal (Algérie), Feric (Cameroun), Souad, Oumelkhir et Mohammed (Tunisie), Salio (Sénégal), Ruben (Mexique) et Wafae, Joumaa, Yahya, Abdelghani, Aissatou, Sedrik, et Sumpo (Maroc).

 

  • Commentaires / Comments / Comentarios: Me Kouceila Zerguine (Avocat spécialiste en droits d’immigration, défenseur de la cause des harragas et des victimes de disparition forcée (Algérie) / Lawyer specializing in immigration rights, defender of the cause of harragas and victims of enforced disapperance (Algeria) /Abogado especializadoen derechos de inmigracion, defensor de la causa de harragas y victimas de desaparicion forzada (Argelia).
  • Synthia Magallanes-Gonsalez (Etudiante chercheuse et diplômée expérimentée à SOAS, Université de Londres aux migrations et les frontières. (Mexique) / Experienced researcher and graduate student at SOAS, University of London for migration and borders (Mexico)/ Investigadora experimentada y estudianté de posgrada en SOAS, Universidad de Londres para migracion y fronteras (Mexico).
  • 11h45 – 12h45: Débat / Debate / Debate
  • 13 h00: Déjeuner /Lunch / Comida
  • 15h30 – 17h30: Conférence publique / Public conference / Conferencia pùblica: « Solidarité et criminalisation des actes humanitaires : sauvetage, aides sociales et la solidarité en mer de la Méditerranée et aux frontières – quelles réalités et quels défis??  » / « Solidarity and criminalization of humanitarian acts – rescue, social aid and solidarity in the Mediterranean Sea and borders – what realities and what challenges?? » / « Solidaridad y criminalizacion de los actos humanitarios : ayuda social y solidaridad en el mar Mediterraneo y en las fronteras – qué realidades y qué desafios ?? « .
  • Modérateurs / Moderators / Moderadores : Lisa Taiger (Berlin) et Hassane Ammari (Oujda), Rapporteur / Reporter / Relatore : Mohammed Dahak (Oujda).
  • Intervenants / Speakers /Altavoces: Dr. Reem Bouarrouj (Tunis), Miriam Edding (Hamburg), Said Tbel (Rabat), Mouhcin Aftite (Oujda), Chamseddine Merzoug (Zarzis) et Aziz Chehou (Agadez).
  • 18h00: Diner / Having dinner / Cena.
  • 19h00: Soirée musicale animée par l’Artiste militante / Musical evening hosted by activist artist /Velada musical organizada por artista activista: Edda Pando du réseau « Milano Senza Frontiere » (Italie) et l’Artiste ghanéen / and the Ghanaian artist / y el artista ghanés Reuben Yemoh Odoi.

 

Samedi / Saturday / Sabado 08/02/2020

  • 09h30 – 10h30 : Sit-in à la frontière maroco – algérienne « Ouvrez les frontières » / Sit-in at the Moroccan-Algerian border « Open the borders »/ sentada en la frontera marroqui-arggelina  » Abre las frnteras » qui aura lieu à Bine Lajraf près de Saïdia / Location : Bine lajraf near Saïdia / Ubicacion : bine lajraf cerca de Saïdia.
  • Départ de « la caravane de Commémoration » vers la ville de Saïdia (ville côtière méditerranéenne), en commémoration de tous les morts et les disparus en mer et aux frontières terrestres / Departure of  » the Commemorattion Caravan  » to the city of Saïdia (Mediterranean costal city), in commemoration of all the dead and missing at sea and land borders / Salida de « la Caravana Conmemorativa » a la ciudad de Saïdia (ciudad costera mediterranea), en conmemoracion de todos los muertos y desaparecidos en el mar y en las fronteras terrestres.
  • 13h00 : Retour de Saïdia / Return of Saïdia / Regreso de Saïdia
  • 14h00 : Mot de clôture des travaux à la Place 16 Aout / Closing remarks for the works at Place 16 August / Palabras de clausura de las obras en Place 16 Augusto – Oujda.

 

Pour plus d’information :

 

 

  • Toutes les activités auront Lieu : Union Marocaine du Travail “UMT“, boulevard ZREKTOUNI prés  Hôtel  

 

 Commomération Oujda – Programme-FR-EN-ESP