Association des Travailleurs Maghrébins de France
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LE 30 NOVEMBRE C’EST SANS NOUS ! LE 1er DÉCEMBRE C’EST 100% NOUS !

JUSTICE, DIGNITÉ OU RIEN !

Nous, héritiers de l’immigration coloniale, sommes victimes de discours et d’actes racistes dont le caractère structurel fait système. 35 ans après la Marche pour l’Egalité et contre le Racisme, nous marchons encore.

 

Partout en Occident, nous sommes majoritairement destinés à occuper des places de subalternes. Si dans cette période de crise sociale, les gouvernements néo-libéraux de gauche et de droite font payer la facture à tous les peuples, nous, nous en payons le prix le plus lourd. Souvent les premiers débauchés, les derniers embauchés, souvent précarisés et confinés aux travaux les plus pénibles et les moins bien payés, génération après génération, l’histoire coloniale se rappelle à nous.

 

Partout en Occident, nous sommes pour beaucoup d’entre nous, relégués, ségrégués dans des espaces qui sont les moins bien dotés par le droit commun. En privatisant les services publics, ils cassent le meilleur outil de redistribution sociale, fragilisant davantage nos vies et particulièrement celles des femmes de familles monoparentales vivant dans nos quartiers. En perdant l’accès aux services publics, nous perdons le droit aux services publics.

 

Partout en Occident, la répression contre les mouvements sociaux s’accroit, mais tandis que celle-ci s’abat sur tous dès lors que l’on conteste cet ordre néo-libéral, s’ajoute une répression spécifique à l’endroit des habitants des quartiers populaires, construits continument comme des ennemis de l’intérieur. Les violences policières nous blessent, nous mutilent et nous tuent, non pas pour ce que nous faisons mais pour ce à quoi nous sommes réduits, essentialisés, stigmatisés : des noirs, des arabes et des rroms. Partout en Occident, au nom de la lutte anti-terroriste, les lois se succèdent pour restreindre les libertés de tous, reste que les populations les plus visées, sont musulmanes ou supposées telles.

 

Partout en Occident, les campagnes électorales placent pour l’essentiel au centre des débats, non pas l’inégale répartition des richesses, mais les Migrants, faisant fit au passage des causes impérialistes de ces routes de l’exode. Dès lors, les partis les plus ouvertement racistes et islamophobes en particulier, font le plein des voix de ceux qui par peur du déclassement et de l’Autre construit comme barbare, se trompent de colère et d’ennemi de classe.

 

Parce-que notre antiracisme politique est résolument contre ce système néo-libéral, cet appel, initié par un « nous » de dignité, se termine par une exigence de soutien de « tous ». Si et seulement si, nous résistons ensemble à égalité de regard, nous pourrons ouvrir des horizons d’espoir loin des abimes d’une histoire passée. Le 1er décembre 1955, une femme, noire, couturière, refuse d’aller s’asseoir à la place située à l’arrière du bus qui lui est assignée. Ce jour-là, Rosa Parks, est restée assise devant, pour que nous puissions vivre debout avec dignité.

 

Le 30 novembre 2018, contre le racisme et les inégalités sociales, on disparaît de nos lieux de travail, de nos facs, de nos écoles, des réseaux sociaux, des lieux de consommation.

Et le 1er décembre, on réapparaît sur toutes les grandes places des villes, pour exiger Egalité et Dignité pour tous et toutes.

 

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Plus d’infos : http://rosaparks.webflow.io/#Accueil

 

 

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Yémen : briser le silence et faire cesser les livraisons d’armes

La guerre civile au Yémen est devenue depuis 2015 une guerre internationale, avec notamment l’intervention des forces armées de la coalition menée par l’Arabie Saoudite et
les Emirats Arabes Unis, dans les airs, sur terre et sur mer.
Plus que les combats, ce sont les attaques aériennes en particulier contre les civils et les infrastructures vitales, les hôpitaux, les marchés, les écoles, qui font des victimes par
milliers. La misère gagne, la malnutrition progresse, les secours essentiels destinés à ces populations ne leur parviennent qu’insuffisamment et irrégulièrement, malgré les
exhortations des Nations Unies pour des « corridors humanitaires». Les enfants sont les premières victimes de cette situation.
La France, comme d’autres pays, est un important fournisseur d’armes et de munitions qui sont utilisées dans la région, notamment par l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis. De
telles exportations d’armes sont régies par le Traité international sur le commerce des armes (TCA) qui a force de loi dans notre pays depuis sa ratification par le Parlement français le 2
avril 2014. Il précise que de telles exportations d’armes ne peuvent avoir lieu si celles‐ci servent à commettre des crimes de guerre, actes graves de violence contre les femmes et les
enfants, ou à en faciliter la commission (article 7 du traité).
La situation au Yémen a provoqué, dans de nombreux pays exportateurs d’armes vers les belligérants des débats et enquêtes, parlementaires notamment, sur les conditions
d’exportation et d’utilisation de ces armes, en Suède, aux Pays Bas, en Belgique, au Royaume
Uni, en Allemagne… ainsi qu’aux Etats‐Unis (non signataires du TCA). Le Parlement européen a voté une résolution dès novembre 2017 et s’est prononcé récemment pour la fin des
transferts d’armement vers l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis.
Un tel débat doit aussi avoir lieu en France. De nombreuses organisations non gouvernementales dont les sections françaises d’Amnesty International, de Human Rights
Watch et de Handicap international, la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), Action contre la faim, etc. ont réclamé une commission d’enquête sur le
respect des engagements internationaux de la France dans le cadre de ses exportations
d’armes aux belligérants du conflit au Yémen. Une telle commission a été demandée par des dizaines de parlementaires de toutes opinions depuis avril 2018 (résolution 856).

Il n’a jusqu’à présent, pas été fait droit à leur demande, si ce n’est sous la forme très limitée d’une mission d’enquête.
Le groupe d’expert mandaté par l’ONU sur la violation des droits de l’homme au Yémen a rendu un rapport en septembre 2018 évoquant des crimes de guerre. Au terme de l’article 7‐ 7 du TCA,

la France se doit de réexaminer ses autorisations d’exportations d’armes et de munitions qui pourraient contribuer à ces crimes, en particulier aux Emirats Arabes Unis et à
l’Arabie Saoudite. Qu’en est‐il ?
Nous dénonçons le silence complice du gouvernement français. Nous demandons que la France conformément au dernier vote du Parlement Européen et au TCA,

en toute indépendance, cesse toute livraison d’armes aux belligérants, de même que toute maintenance des chars, avions et autres matériels livrés à ces pays par la France.
Nous exigeons qu’une enquête parlementaire soit ouverte quant à l’implication possible de soldats français dans le conflit.
Contre l’application par les belligérants d’une stratégie de la famine, nous demandons au gouvernement français de faire pression sur les belligérants pour qu’ils respectent les résolutions

de l’ONU quant à l’accès des secours humanitaires aux populations concernées, pour qu’ils cessent les combats et ouvrent des négociations immédiates.

ACDA ‐ AFD international ‐ ATMF ‐AIDL – ATTAC ‐ CEDETIM ‐ Collectif ni
Guerre ni état de guerre – CRLDHT ‐ EELV –Ensemble ‐ Femmes plurielles ‐

Fondation Frantz Fanon – Forum Palestine Citoyenneté ‐ FTCR – GDS ‐
Génération.s ‐ IPAM – Médecins du monde ‐ MRAP ‐ Nouvelle Donne ‐ NPA‐
Observatoire des armements ‐ PCF‐ PCOF – PIR ‐ PRCF‐ PG – Salam for Yémen ‐
Solidaires – SumOf US – Survie ‐ UJFP
Signatures personnelles :
Etienne Balibar Philosophe‐ Jean‐Paul Chagnollaud Professeur émérite des
universités ‐ Pierre Barbancey Grand reporter à l’Humanité ‐Edwy Plenel
Journaliste ‐ Denis Sieffert Journaliste ‐ Alain Gresh Directeur du journal Orient
XXI ‐ ‐ Pouria Amirshahi directeur Politis ‐ Daniel Mermet journaliste écrivain –
Bernard Dreano président du Cedetim – Kaddour Hadadi (HK) Musicien –
Gilbert Achcar Sociologue ‐ Catherine Samary économiste ‐ Franck
Gaudichaud, enseignant‐chercheur ‐ Alain Massé Ancien directeur Radio
France‐ Sébastien Nadot député LREM – Clémentine Autain députée – Jacques
BOUTAULT, maire du 2e arrondissement de Paris ‐ François Burgat Directeur de
recherches CNRS ‐ Rony Brauman Ex‐président de MSF ‐ Ludivine
Bantigny Historienne ‐ Patrick Viveret Philosophe ‐ Marie Christine Vergiat
Députée européenne ‐ Gérard Filoche GDS ‐ Pierre Khalfa Economiste membre
de la Fondation Copernic ‐ Tarek Benhiba Président de la FTCR ‐ Claude
Touchefeu Conseillère municipale de Toulouse, GDS ‐ Jean‐Yves Lalanne Maire
de Billère, GDS ‐ Francis Sitel Ensemble ‐ Roland Merieux Ensemble ‐ Michel
Bock maire adjoint honoraire de Guyancourt ‐ Frederic Brun ‐ Nabil Ennasri
Chercheur ‐ Olivier le Cour Grandmaison Universitaire ‐ Abderrahim Afarki
Bibliothécaire ‐ Abraham Behar Président de l’Association française des
médecins pour la prévention de la guerre nucléaire ‐ Monseigneur Jacques
Gaillot ‐ Christine Poupin Porte‐parole du NPA ‐ David Cormand Secrétaire
national EELV ‐ Pierre Laurent, sénateur, secrétaire national du PCF ‐ Lana
Sadeq Presidente du forum Palestine Citoyenneté ‐ Noha Khalaf Historienne ‐
Annie Lahmer Conseillère régionale EELV – Abdessalam Kleiche EELV ‐ Marie‐
Claude Simeone‐Senelle Directrice de recherche émérite au CNRS ‐ Pascal
Durand Député européen ‐ Anne Regourd Chercheuse CNRS ‐ Gérard Mordillat
Ecrivain ‐ Jean‐Luc Lecoq Député membre de la commission des Affaires
Etrangères ‐ Christine Prunaud, sénatrice, membre de la commission des
Affaires Etrangères ‐ Olivier Besancenot NPA ‐ Sonia Dayan Herzbrun
Professeure émérite ‐ Judith Bernard Journaliste ‐ Stathis Kouvélakis Professeur
en philosophie politique ‐ Philippe Gorcuff Enseignant‐chercheur ‐ Gustave
Massiah Militant altermondialiste ‐ Magali Sansonetti Gestionnaire CNRS ‐
Jeanne Zerner Administratrice CNRS ‐ Tahar Meddour CNRS ‐ Christian Chanard
Informaticien CNRS ‐ Claude Rilly Chercheur CNRS ‐ Mouhieddine Cherbib
CRLDHT ‐ Philippe Lamberts Député européen ‐ Bodil Valero Députée
européenne ‐ Sadek AlSaar Président Salam for Yémen ‐ Claire Monod
Conseillère régionale ‐ Yves Contassot Conseiller de Paris ‐ Dalal Abu Saud
Kleiche Ingénieure pédagogique e‐learning ‐ Martha Mundy Anthropologue ‐
Renée Le Mignot Coprésidente du MRAP ‐ Michèle Sibony UJFP – Abdelmajid
Mrari Directeur région MENA AFD International – Alima Boumediane Avocate
et ancienne parlementaire –

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Contre la complicité de la France avec les crimes de guerre commis Yémen

Rassemblement le 8 novembre à 18h, Esplanade des Invalides – Paris

 

Depuis 2015 la coalition menée par l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis bombarde le Yémen, affame les populations, et restreint l’accès de l’aide humanitaire. Depuis 2015, cette guerre qui sé déroule à huit clos dans un silence assourdissant a provoqué 10 à 50 000 morts selon les estimations. Un enfant meurt toutes les deux minutes par manque de nourriture ou de médicaments. L’ONU condamne depuis plusieurs mois des crimes de guerre, s’alarme d’une situation qualifiée de « pire crise humanitaire au monde » – qui touche en premier lieu femmes et enfants – et appelle à la mise en place de vrais corridors humanitaires.

La France fournit en quantité des armes et munitions utilisées par l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis. Le gouvernement français se refuse à faire cesser ces exportations. Contrairement à de nombreux autres gouvernements européens, qui se sont conformés aux appels du Parlement européen à un embargo sur les ventes d’armes aux Émirats et à l’Arabie Saoudite, et au Traité international sur le commerce des armes, qui interdit à ses signataires – dont la France fait partie – les exportations d’armes et de munitions dès lors qu’elles servent à commettre des crimes de guerre.

Les conditions d’exportation et d’utilisation des armements dans cette guerre ont suscités de nombreux débats parlementaires en Suède, aux Pays Bas, en Belgique, au Royaume Uni, en Allemagne… et même aux États-Unis. Mais en France, la demande de parlementaires issus de l’ensemble des forces politiques d’ouverture d’une enquête parlementaire reste sans suite depuis avril 2018. Le silence complice du gouvernement et sa volonté d’étouffer tout débat sont inacceptables.

A cet effet, en marge de la tenue d’une journée parlementaire consacrée à la guerre au Yémen le 8 novembre, et à quelques jours de l’organisation du forum sur la paix à Paris, le collectif Solidarité Yémen appelle à un rassemblement devant l’assemblée nationale pour :

  • Refuser que le gouvernement continue d’impliquer la France, en notre nom, dans des crimes de guerres, et demandons la fin de toute livraison d’armes et munitions à la coalition menée par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, de même que toute maintenance des chars, avions et autres matériels livrés à ces pays par la France ;
  • Exiger du gouvernement français de faire pression sur cette coalition pour l’arrêt immédiat des bombardements et autres attaques contre les populations civiles, les hôpitaux, les écoles et le patrimoine millénaire Yéménite classé patrimoine mondial.
  • Condamner l’application par cette coalition d’une stratégie de la famine, et exiger du gouvernement français de faire pression pour la levée du blocus et de toute entrave à l’acheminement de nourriture, fournitures médicales et carburant conformément au droit humanitaire et aux résolutions de l’ONU quant à l’accès des secours humanitaires à la population civile yéménite.

ACDA – AFD international  – ATMF -AIDL – ATTAC – CEDETIM –  Collectif ni Guerre ni état de guerre – CRLDHT – EELV –Ensemble – Femmes plurielles – Fondation Frantz Fanon – Forum Palestine Citoyenneté – FTCR – GDS – Génération.s – IPAM – Médecins du monde – MRAP – Nouvelle Donne – NPA- Observatoire des armements – PCF- PCOF – PIR – PRCF- PG – Salam for Yémen – Solidaires – SumOf US – Survie – UJFP

Collectif Solidarité Yémen

 

http://www.atmf.org/wp-content/uploads/2018/11/Tract-manif-Yemen-version-du-29102018_11h.docx

http://www.atmf.org/wp-content/uploads/2018/11/Appel-Yémen-avec-signatures-26-oct.pdf

 

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Yémen : briser le silence et faire cesser les livraisons d’armes

Des associations et des personnalités dénoncent le silence complice du gouvernement français dans le conflit qui touche le Yémen depuis quatre ans.

© REUTERS – Créateur : KHALED ABDULLAH

La guerre civile au Yémen est devenue depuis 2015 une guerre internationale, avec notamment l’intervention des forces armées de la coalition menée par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, dans les airs, sur terre et sur mer.

Plus que les combats, ce sont les attaques aériennes en particulier contre les civils et les infrastructures vitales, les hôpitaux, les marchés, les écoles, qui font des victimes par milliers. La misère gagne, la malnutrition progresse, les secours essentiels destinés à ces populations ne leur parviennent qu’insuffisamment et irrégulièrement, malgré les exhortations des Nations unies pour des « corridors humanitaires ». Les enfants sont les premières victimes de cette situation.

La France, comme d’autres pays, est un important fournisseur d’armes et de munitions qui sont utilisées dans la région, notamment par l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis. De telles exportations d’armes sont régies par le Traité international sur le commerce des armes (TCA) qui a force de loi dans notre pays depuis sa ratification par le Parlement français le 2 avril 2014. Il précise que de telles exportations d’armes ne peuvent avoir lieu si celles-ci servent à commettre des crimes de guerre, actes graves de violence contre les femmes et les enfants, ou à en faciliter la commission (article 7 du traité).

La situation au Yémen a provoqué, dans de nombreux pays exportateurs d’armes vers les belligérants des débats et enquêtes, parlementaires notamment, sur les conditions d’exportation et d’utilisation de ces armes, en Suède, aux Pays-Bas, en Belgique, au Royaume-Uni, en Allemagne… ainsi qu’aux États-Unis (non signataires du TCA). Le Parlement européen a voté une résolution dès novembre 2017 et s’est prononcé récemment pour la fin des transferts d’armement vers l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.

Un tel débat doit aussi avoir lieu en France. De nombreuses organisations non gouvernementales, dont les sections françaises d’Amnesty International, de Human Rights Watch et de Handicap International, la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), Action contre la faim, etc., ont réclamé une commission d’enquête sur le respect des engagements internationaux de la France dans le cadre de ses exportations d’armes aux belligérants du conflit au Yémen. Une telle commission a été demandée par des dizaines de parlementaires de toutes opinions depuis avril 2018 (résolution 856). Il n’a jusqu’à présent, pas été fait droit à leur demande, si ce n’est sous la forme très limitée d’une mission d’enquête.

Le groupe d’expert mandaté par l’ONU sur la violation des droits de l’homme au Yémen a rendu un rapport en septembre 2018 évoquant des crimes de guerre. Au terme de l’article 7-7 du TCA, la France se doit de réexaminer ses autorisations d’exportations d’armes et de munitions qui pourraient contribuer à ces crimes, en particulier aux Émirats arabes unis et à l’Arabie saoudite. Qu’en est-il ?

Nous dénonçons le silence complice du gouvernement français. Nous demandons que la France conformément au dernier vote du Parlement Européen et au TCA, en toute indépendance, cesse toute livraison d’armes aux belligérants, de même que toute maintenance des chars, avions et autres matériels livrés à ces pays par la France.

Nous exigeons qu’une enquête parlementaire soit ouverte quant à l’implication possible de soldats français dans le conflit.

Contre l’application par les belligérants d’une stratégie de la famine, nous demandons au gouvernement français de faire pression sur les belligérants pour qu’ils respectent les résolutions de l’ONU quant à l’accès des secours humanitaires aux populations concernées, pour qu’ils cessent les combats et ouvrent des négociations immédiates.

Organisations signataires :

ACDA – AFD international – ATMF – AIDL – Attac – Cedetim – Collectif ni Guerre ni état de guerre – EELV –Ensemble – Femmes plurielles – Fondation Frantz Fanon – Forum Palestine Citoyenneté – FTCR – GDS – Génération.s – IPAM – Médecins du monde – MRAP – Nouvelle donne – NPA- Observatoire des armements – PCF- PCOF – PIR – PRCF- PG – Salam for Yémen – Solidaires – SumOf US – Survie – UJFP

Signatures personnelles :

Pierre Barbancey Grand reporter à l’Humanité – Edwy Plenel Journaliste – Jean-Paul Chagnollaud Professeur émérite des universités – Denis Sieffert Journaliste – Alain Gresh Directeur du journal Orient XXI – Étienne Balibar – Pouria Amirshahi directeur de Politis – Daniel Mermet journaliste écrivain – Bernard Dreano président du Cedetim – Kaddour Hadadi (HK) Musicien – Gilbert Achcar Professor of Development Studies and International Relations -SOAS -Catherine Samary économiste – Franck Gaudichaud, enseignant-chercheur, Université Grenoble Alpes- Alain Massé Ancien directeur Radio France- Sébastien Nadot député LREM – François Burgat IREMAM Aix-en-Provence – Rony Brauman Ex-président de MSF – Ludivine Bantigny Historienne – Patrick Viveret, Marie Christine Vergiat Députée européenne, Gérard Filoche GDS – Pierre Khalfa, économiste membre de la Fondation Copernic – Tarek Benhiba Président de la FTCRClaude Touchefeu Conseillère municipale de Toulouse, GDS, Jean-Yves Lalanne Maire de Billère 64, GDS, Francis Sitel (E), Roland Merieux (E), Michel Bock maire adjoint honoraire de Guyancourt, Frederic Brun, Nabil En-nasri Chercheur, Olivier le Cour Grandmaison Universitaire, Abderrahim Afarki Bibliothécaire, Abraham Behar Président de l’Association française des méde-cins pour la prévention de la guerre nucléaire, Abraham Behar Président de l’Association française des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire, Pierre Khalfa Fondation Copernic, Tarek Ben Hiba FTCR, Monseigneur Jacques Gaillot, Christine Poupin Porte-parole du NPA, David Cormand Secrétaire national EELV, Lana Sadeq Presidente du forum Palestine Citoyenneté, Noha Khalaf Historienne, Annie Lahmer Conseillère régionale EELV, Marie-Claude Simeone-Senelle Directrice de recherche émérite au CNRS, Pascal Durand Dé-puté européen, Anne Regourd – Chercheuse CNRS, Gérard Mordillat Ecri-vain, Jean-Luc Lecoq Commission affaires étrangères de l’assemblée nationale, Olivier Besancenot NPA, Sonia Dayan Herzbrun Professeure émérite à l’Université Paris Diderot-Paris 7, Judith Bernard Journaliste, Stathis Kouvélakis Profes-seur en philosophie politique au King’s College de Londres, Philippe Gorcuff Enseignant-chercheur, Gustave Massiah Militant altermondialiste, Magali San-sonetti Gestionnaire CNRS Ivry, Jeanne Zerner Administratrice CNRS Ivry, Tahar Meddour CNRS Choisy le roi, Christian Chanard Informaticien CNRS Vil-lejuif, Claude Rilly Chercheur CNRS Villejuif, Mouhieddine Cherbib CRLDHT, Philippe Lamberts Député européen, Bodil Valero Députée euro-péenne, Sadek AlSaar Président Salam for Yémen, Claire Monod Conseillère régionale, Yves Contassot Conseiller de Paris, Dalal Abu Saud Kleiche Ingé-nieure pédagogique e-lea rning, Renée Le Mignot Coprésidente du MRAP – Michèle Sibony UJFP – Abdelmajid Mrari Directeur région MENA AFD Interna-tional – Alima Boumediane Avocate et ancienne parlementaire – Martha Mundy Anthropologue

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53e anniversaire de l’enlèvement de la disparition de Mehdi Ben Barka

L’institut Mehdi Ben Barka – Mémoire vivante et le SNES-FSU appellent à un rassemblement à sa mémoire.

53 ans après…

– Pour que cessent les raisons d’Etat en France et au Maroc.

– Pour le droit à la vérité. Pour l’ouverture des archives.

– Faisons échec à l’organisation de l’oubli et à l’impunité

Le lundi 29 Octobre 2018 à 18H00

Boulevard Saint-Germain face à la Brasserie LIPP

Métro : Saint-Germain-des-Prés ou Mabillon

 

« Ce qui importe c’est la définition des pouvoirs et des responsabilités devant le peuple, et la mise en place d’institutions authentiquement populaires » Mehdi Ben Barka.

 

Avec le soutien de (premiers signataires) :

Association des Marocains en France (AMF) ; Association des Travailleurs Maghrébins en France (ATMF) ; Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM) ; Association Marocaine des Droits Humains (AMDH – Paris IDF) ; Forum Marocain pour la Vérité et la Justice (FMVJ-France) ; Association de parents et amis de disparus au Maroc (APADM) ; Association des Marocains de Belgique pour les Droits de l’Homme (AMBDH) ; Fédération Euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées (FEMED) ; Parti socialiste unifié (PSU-Maroc) ; La Voie démocratique – Europe ; Parti de l’avant-garde démocratique et socialiste (PADS-Europe) ; Association Mémoire Vérité Justice France (MVJ-France) ; Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) ; Sortir du colonialisme ; Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique (AFASPA) ; Agir pour le changement et la démocratie en Algérie (ACDA) ; Ligue des Droits de l’Homme (LDH) ; Association Maurice Audin ; Justice pour Monjib et ses compagnons, Collectif Faty KOUMBA (Association des Libertés, Droits de l’homme et Non-Violence) ; Freedom Now-Maroc ; Association marocaine du journalisme d’investigation (AMJI) ; Association « Clarté ambition courage » ; Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) ; Association pour le jumelage avec les camps de réfugiés palestiniens (AJPF) ; Union juive française pour la paix (UJFP) ; Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre (4ACG) ; Fondation Frantz Fanon ; Ecologie sociale ; Parti communiste français (PCF) ; Ensemble ; Le Parti de Gauche ; Europe Ecologie – Les Verts (EELV) ; Nouveau parti anticapitaliste (NPA) ;
Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale (CEDETIM) ; Survie ; Le Collectif secret défense : un enjeu démocratique

 

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Rassemblement à l’occasion de l’anniversaire des deux ans de la mort de Mohcine Fikri et en solidarité au mouvement du Hirak dans le Rif et pour la libération de tous les prisonniers politiques au Maroc

Le 28 octobre est la  date du  deuxième anniversaire de la mort effroyable du jeune Mouhcine Fikri,  marchand de poissons qui a été broyé dans une benne à ordures après l’intervention de la police marocaine alors qu’il tentait de récupérer sa cargaison d’espadons saisie et détruite par cette même police à Al Hoceima . Ce meurtre horrible a depuis suscité l’indignation partout au Maroc mais aussi en Europe. Il a été le point de départ d’un vaste mouvement social qui a gagné tout le Rif.

Les manifestations n’ont pas cessé depuis d’éclater au Maroc et en Europe pour réclamer la fin des abus de pouvoir du régime . Un mouvement populaire s’est constitué en demandant des mesures de développement socio-économique et culturel. Malgré les promesses du roi du Maroc, Mohamed VI, la seule réponse concrète à ce jour est la répression perpétrée par les forces de sécurité marocaine. Des centaines de prisonniers politiques sont actuellement incarcérées au Maroc. Des procès expéditifs dans ce qui est un simulacre de justice, ont débouché parfois sur des lourdes peines allant jusqu’à 20ans de prison ferme sous le fallacieux prétexte invoqué par tous les régimes dictatoriaux pour incarcérer les opposants, le tristement célèbre « complot contre l’Etat ».

Il est donc urgent qu’une mobilisation collective en France et en Europe se construise rapidement en solidarité au Rif et aux mouvements au Maroc pour dénoncer cette politique répressive et demander des comptes à l’Etat marocain qui n’a pas hésité à faire emprisonner des hommes, des femmes, des enfants innocents pour imposer son autorité au moyen de méthodes révoltantes tel que des tortures physiques et psychologiques dans les geôles marocaines. De même il est important de dénoncer la complicité du pouvoir français à la répression des mouvements sociaux au Maroc. Cette commémoration est également l’occasion de nouveau de manifester notre solidarité totale et absolue avec les prisonniers politiques et de ce fait nous exigeons, leur libération immédiate et sans condition. 

C’est pour manifester notre solidarité totale et absolue avec les prisonniers politiques et exiger leur libération immédiate et sans condition, que les organisations et personnalités signataires du présent texte appellent à un rassemblement

le samedi 27 octobre 2018 à 17h30,

sur la place de la fontaine des innocents : Place Joachim du Bellay, 75001 Paris, France– Métro-RER Châtelet-Les Halles. Sortie Place Lescot, 

Nous comptons sur votre engagement et solidarité pour vous joindre à cette action en votre nom et/ou celui de votre organisation.

Premiers Signataires :

·      Le CSMR PARIS

·       AMDH Paris IDF Association Marocaine des Droits Humains – Section Paris/IDF

·       ATMF Association des Travailleurs Maghrébins de France 

·       ASDHOM Association De Défense Des Droits De L’Homme Au Maroc

 

 

 

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Massacre judiciaire !

Suite au massacre judiciaire du  26 juin 2018 pendant lequel  de lourdes condamnations allant de 3 ans à 20 ans de prisons ferme ont été  prononcé à l’encontre des militant du Hirak du Rif au Maroc.

Notre association appel à un rassemblement de  solidarité le Samedi 7 juillet à la place Voltaire à ASNIERES  à  17h, et invite les citoyen(ne)s de la ville à joindre leurs voix à la notre afin de denoncer ce procés unique.

Par ailleurs une rencontre publique se tiendra  le jeudi  12 juillet à la salle  » Denise EMERY » à l’espace Des Grésillions à 18h30, et ce  afin de sensibiliser et mobiliser les citoyen(ne)s  de la ville, ainsi  que celui d’apporter son soutien au mouvement social du Rif.

Pour rappel, ces militants arrêtés entre le mois de mai et juillet 2017 à El Houceima dans la province du Rif au nord du Maroc, n’ont commis aucun délit sauf celui d’avoir participé au mouvement populaire et pacifique, que la région a connu apres la mort tragique du jeune poissonier Mohcine Fekri, broyé dans une benne à ordures, alors qu’il tentait de reccuperer sa marchandise le 28 octobre 2016.

Depuis le Rif a connu un mouvement qui ne cesse de soulever l’admiration des hommes et des femmes libres dans le monde, mais qui à travers ce procés révéle la veritable nature du régime au Maroc.

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HALTE A L’IMPOSTURE

 

 

COMMUNIQUE

 

Après les arrestations arbitraires dans des conditions équivoques et inhumaines, puisque des cas de tortures psychologiques et physiques avérés, au point de provoquer des décès, ont été constatés. Des procès fallacieux ont été fabriqués de toutes pièces pour aboutir, après des mois d’emprisonnement, à un semblant de jugement. Des sentences absurdes et iniques ont été prononcées, distribuant des années carcérales à l’encontre d’innocents manifestants, allant jusqu’à 20 ans, dont le seul reproche n’est autre que de manifester pacifiquement et civiquement pour revendiquer des droits légitimes, d’ordre social et économique pour une région délaissée.

Le jugement fallacieux prononcé par la chambre criminelle près la cour d’appel de Casablanca ce mardi 26 juin 2018, rappelle la sinistre période des années de plomb. Celle d’un pouvoir makhzenien despotique et dictatorial. Les lourdes peines prononcées à l’encontre de manifestants pacifiques enlèvent le reste du vernis pseudo démocratique d’un pouvoir qui se veut libéral et moderne.

Un bref rappel des faits montre le visage cynique et arbitraire du pouvoir. Au lieu de répondre aux revendications légitimes et réalisables du Mouvement pacifique/ Hirak qui s’est constitué, suite à l’assassinat du vendeur de poisson, le martyr  Mouhcine FIKRI, 28 octobre 2016, dans la ville d’Al Hoceima pour se généraliser à toute la région du RIF, au Nord du Maroc. Avec des soutiens à travers tout le pays. Les revendications légitimes et réalisables du Mouvement pacifique du Rif , dont la construction d’un hôpital oncologique. Pour venir au bout de la glorieuse résistance de la région, durant les années 1920, les colonialismes franco-espagnols et leur acolyte, le pouvoir makhzenien, ont fait usage de gaz toxiques provoquant la mort et des suites cancérigènes pour les survivants et leurs descendances. A côté d’un hôpital, le Hirak demande la construction d’écoles, des lycées et un centre universitaire pour permettre à leurs enfants d’étudier et la mise en place d’une infrastructure permettant à la région du Rif d’avoir un niveau de développement convenable. Au lieu de répondre aux revendications légitimes et réalisables du Mouvement populaire et pacifique, HIRAK, le pouvoir makhzenien employa la main forte, en envoyant une armada de son système répressif. Non pas pour assurer la sécurité des manifestations pacifiques, mais pour mettre la région en état de siège, en terrorisant les populations pacifiques et en arrêtant à la pelle les manifestations, avec l’usage de commandos durant la nuit et de les transporter d’Al Hoceima aux prisons de Casablanca, à plus de 500 km de distance. Tout cela, avec sa panoplie d’exactions, allant jusqu’à la torture et autres sévices durant des mois. Des procès ont été fomentés et des peines lourdes en dehors des règles d’une justice équitable, ont été prononcées. D’autres procès arbitraires sont en préparation et qui concernent des manifestants dans différentes régions, ainsi que leurs soutiens à travers le pays, vont suivre. Ceci, sans oublier, bien sûr, les journalistes détenus pour leurs opinions exprimées en ce qui concerne le HIRAK.  .

Les organisations signataires dénoncent :

  • L’usage des sévices psychologiques et physiques, qui font partie de la torture
  • Les sentences des peines fallacieuses prononcées à l’encontre des manifestants pacifiques du HIRAK
  • Le retour aux pratiques des années de plomb, à savoir la répression généralisée
  • L’approche sécuritaire comme unique système politique

Elles apportent:

  • Le soutien aux luttes sociales des masses populaires dans les villes et dans les zones marginalisées
  • La solidarité aux détenus politiques au Maroc et exige leur libération immédiate

Elles appellent à deux RASSEMBLEMENTS :

Le VENDREDI 29 juin à 18h30, devant l’ambassade du Maroc à Paris. Métro, Trocadéro

Le SAMEDI 30 juin à 16h00, sur l’esplanade des droits de l’homme à Trocadéro à Paris, Métro : Trocadéro

PARIS, jeudi le 28 juin 2018

 

LES ORGANISATIONS SIGNATAIRES:

  1. Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM)
  2. Forum Marocain pour la Vérité et la Justice (FMVJ-France)
  3. Fédération des Association des Marocains en France (AMF)
  4. Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)
  5. Comité de Soutien au Mouvement Rifain ( CSMR | Paris)
  6. AMDH Paris/IDF
  7. Association TAMAYNUT (France)
  8. Rassemblement IFNI AIT BAAMRANE
  9. Forum citoyen Solidarité des Marocains en Europe
  10. La Voie Démocratique (Région Europe)
  11. Le Parti d’Avant Garde Démocratique Socialiste (PADS-Europe)
  12. Le Parti Socialiste Unifié (PSU-France)
  13. Association Interculturelle pour la Laïcité, l’Égalité et la Solidarité avec les Femmes du Maroc (AILES-femmes du Maroc)
  14. Association des parents et amis des disparus au Maroc – (APADM)
  15. Association TIDI – France
  16. Collectif international pour défendre les victimes de la mafia immobilière et de la délimitation forestière

 

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Un Algérien de 69 ans, tué par la police française à Argenteuil en 2009.

Argenteuil, 21 juin 2018.
Communiqué de presse du Collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri.
Un Algérien de 69 ans, tué par la police française à Argenteuil en 2009.
La Cour Européenne des Droits de l’Homme condamne la France, 9 ans après.
 
            L’arrêt de la CEDH publié le 21 juin 2018, condamne l’Etat Français pour  « négligence » dans la mort de Monsieur Ali Ziri, suite à son interpellation par la Police Nationale à Argenteuil, le 9 juin 2009.  Cette condamnation est une victoire de notre combat pour la justice, actant l’évidence de la responsabilité policière dans le processus mortel de Monsieur Ziri, que beaucoup considèrent comme un lynchage.
La Cour Européenne condamne « l’attitude générale et le comportement des policiers », du commissariat d’Argenteuil, et déclare que « l’article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme (qui garantit le droit à la vie) a été violé », ce qui acte en langage courant, que les policiers ont causé la mort de Monsieur Ziri par le pliage asphyxiant subi pendant de longues minutes dans le véhicule de police, alors qu’il était menotté dans le dos, et ensuite par son abandon sur le sol du commissariat. Rappelons qu’interpellé à 20h 35, il ne fut emmené à l’hôpital qu’après 22 h., et constaté en arrêt cardiaque à 22h. 45 par un médecin, alors que les 2 policiers qui l’accompagnaient « n’ayant pas de connaissances médicales pouvaient penser qu’il dormait ».
La Cour Européenne  inflige un désavoeu cinglant à la justice  française qui par 4 non-lieux successifs a couvert cette « négligence » de la vie de Monsieur Ziri. Elle relève que « le juge d’instruction n’a pas lui-même réalisé les actes d’enquête, confiant les interrogatoires des agents en cause et des témoins à l’IGPN ».  En effet les juges n’ont entendu ni les policiers interpellateurs, ni les témoins, ils n’ont pas visionné la video de l’arrivée au commissariat,  pas non plus organisé de reconstitution !
 Pour la famille et Collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri, le verdict de Cour Européenne est une réparation après les années de déni de justice de la France.  Cependant il n’éteint ni la souffrance, ni l’indignation profonde, ni le sentiment de révolte, que des vies puissent être « négligées » en France, en l’occurrence celle d’un « chibani », comme  le sont aux Etats-Unis  celles « qui ne comptent pas ».
     
Le combat continue contre le racisme, pour une société juste, fraternelle, de droits égaux pour tous et toutes, avec l’ensemble des collectifs de défense des victimes de violences policières et toutes « les petites gens », qui n’ont pas « lâché l’affaire », face aux  empêchements  des gouvernants  successifs pour l’étouffer.

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NOUS SOUTENONS LES 3 DE BRIANCON OUI à L’ASILE, NON A LA LOI COLLOMB

Nous serons tous une « bande organisée » autour des militant.e.s de la Solidarité.

Le 21 avril les militants d’un groupe d’extrême-droite suprématiste « Génération Identitaire », a mis en scène au col de l’Echelle (05) une opération de « blocage des frontières » entre la France et l’Italie, interdisant l’accès à des personnes épuisées par un trajet en montagne, les mettant ainsi potentiellement en danger. Cette action fut largement diffusée sur les réseaux sociaux à renfort de commentaires xénophobes

Le lendemain, une manifestation de 150 habitants des vallées frontalières, engagés dans la solidarité concrète avec les migrants transitant dans cette région, traversent symboliquement la frontière de Clavière jusqu’à Briançon, pour protester contre la militarisation de la frontière et la non prise en charge des personnes mineures ou en demande d’asile par les autorités. La gendarmerie française effectue alors 6 interpellations arbitraires. Trois personnes seront relâchées et trois autres sont en liberté provisoire, en Savoie et à Marseille. Elles sont poursuivies pour « avoir par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée irrégulière en France de plus d’une vingtaine d’étrangers, avec cette circonstance que les faits ont été commis en bande organisée », elles risquent selon la loi française jusqu’à 10 ans de prison, assortie de 750 000 euros d’amende.

Le jugement a été renvoyé au 31 mai 2018.

A travers cette accusation c’est la solidarité humaine et toute forme d’assistance y compris à personnes en danger qui est ainsi considérée comme un délit passible de prison de très longue durée mais c’est aussi le déni pur et simple du droit d’asile et donc de séjour, lequel est une obligation conventionnelle de la France.

Devant une telle répression et atteinte à la conscience humaine nous sommes et nous nous sentons tous des montagnards, nous accompagnons depuis des siècles ceux qui doivent impérativement traverser la frontière pour se mettre à l’abri, protéger leur vie et leur liberté. Les montagnes par leurs innombrables sentiers nous aident.

Nous continuerons à le faire. Nous revendiquons notre aide comme légitime. Nous déclarons illégitime la loi qui nous incrimine, parce que contraire à la fraternité et au devoir universel des hommes au secours d’autres hommes en détresse. En mer comme sur terre: nous déclarons que nous continuerons à porter secours à ceux qui ont besoin de nos sentiers.

Personne n’est clandestin. Dans nos montagnes, il n’y a que des hôtes de passage. Cet appel est signé en Italie et en Suisse comme en France.

Cette hospitalité, nous nous rassemblerons: pour la réaffirmer en même temps que notre soutien aux trois inculpés de Briançon.

LE DIMANCHE 27 MAI, A PARTIR DE 15H30, PLACE DE LA REPUBLIQUE, A PARIS

Comité de soutien des Trois de Briançon, Tous Migrants de Briançon, Réseau hospitalité de Gap à la suite de la pétition rassemblant 3000 signatures initiées par Erri de Luca (http://firmaperitre.blogspot.fr/)

Premiers signataires: Comité de soutien aux trois de Briancon, Tous Migrants de Briançon, Réseau hospitalité de Gap, ADA – Accueil Demandeurs d’Asile (Grenoble), Association femmes plurielles, ATMF, Auberge des Migrants, Cercle Louis Guilloux, CGT Educ’action académie de Versailles, Collectif Accueil Migrants Valfleury, Collectif Outils du soin, Collectif Réfugiés du Vaucluse, Convergence nationale des collectifs de défense et de développement des services publics, COPAF, DAL, Ecologie Sociale, EELV, ENSEMBLE !, FERC CGT, FTCR, GISTI, Jarez Solidarités, Justice et Libertés 67, LDH-PACA, Les Ami.e.s de la Roya, Ligue des Droits de L’Homme, Mouvement Ecolo, MRAP, MRAP 84, PCF, PG, POID, République et Socialisme, RESF, RESF 23, RESF 48, Résistance sociale, Solidaire, UD CGT Paris, …