Association des Travailleurs Maghrébins de France
10 rue Affre - 75018 Paris
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La répression, un choix structurel du pouvoir marocain

Liberté pour Omar RADI, journaliste d’investigation,

Liberté pour le You tubeur, Mohamed SEKKAKI « Moul Kasketa »

Liberté pour Abdelali BAHMAD, militant de KHENIFRA

Liberté pour le lycéen de Meknès

Liberté pour le rappeur LGNAWI

Liberté pour les militants du HIRAK

Liberté pour tous les détenus d’opinion

 

Une fois de plus, l’expression du journalisme libre et indépendant au Maroc est visée par des tentatives de bâillonnement, mais c’est sans compter avec la volonté de tous les braves du Maroc qui osent lever la tête et dénoncent ce que le peuple marocain ne veut plus encaisser. Omar fait partie de ceux-là. Ses enquêtes de terrain en tant que journaliste, mais aussi ses positions en tant que militant des droits humains, gênent.

Et c’est à ce titre là, qu’il est jugé et qu’il risque d’être privé de sa liberté.

Un cas qui s’ajoute à tant d’autres, et un cas qui comme pour tous les autres, appelle notre solidarité et soutien inconditionnels en tant qu’association concernée par ce qui se passe ici et là-bas.

 

Une fois de plus, c’est la devise de la répression ascendante, pour faire taire. Pour taire ceux qui dérangent, ceux qui écrivent, ceux qui pensent, ceux qui chantent le rap du peuple, ceux qui s’emparent des réseaux sociaux, ceux qui soulèvent les stades avec leurs chants contestataires, ceux qui se dressent pour réclamer les droits fondamentaux à la vie digne, à la justice sociale, à la liberté d’expression, à l’égalité et à l’équité, au droit de s’instruire, de se soigner, de se loger et de travailler, ceux qui condamnent la misère et l’enrichissement scandaleux, ceux qui ont porté le Hirak du RIF, de JRADA et de toutes les villes et régions du Maroc.

 

Nous appelons tous les esprits libres où qu’ils se trouvent à exiger la libération de tous les détenus d’opinion et des luttes sociales au Maroc.

 

Le Conseil d’Administration National de l’ATMF

Paris, le 28 décembre 2019

Atmf – La répression Omar Radi

 

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Les vacances à Argenteuil

Plus de 30 enfants adeptes des patins et de froid ont fait le déplacement à la patinoire d’Argenteuil
La 3ème activité organisée par PAC/ATMF, accompagné par Hayette, Feriel et Mokhtar ils se sont amusés sur la glace malgré le -10 affiché sur la piste

    

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FESTIVAL DU BOUT DES RIVES – 9e Édition

L’Atmf Nancy présente le festival du bout des rives : 

 

21 déc. – 15h-00h : Exposition et vernissage 

« Nous Comment faire société commune ? »

> Salle des fêtes de Vandoeuvre – Vandœuvre-lès-Nancy

L’exposition « Nous » est un outil de connaissance et de débatco-réalisée par l’ISCRA (Institut Social Coopératif de Recherche Appliqué) et Zède Grafik animé et présenté par Mustapha El Hamdani coordinateur de l’association Calima membre du l’ATMF Nationale « Nous ! », c’est un élan enthousiaste car porteur d’un projet de société plus égalitaire qui se fonde sur l’espoir de construire des liens plus authentiques entre les citoyens et les citoyennes qui composent un territoire, qui soit international, national ou local. « Nous ! », c’est une affirmation qui place comme exigence la conscience collective.

Conscience des exigences et des histoires contraintes, tout à tour dominées ou libératrices. « Nous! », c’est un parti pris, celui des mots, c’est mettre à jour nos enjeux communs tout en regardant en face les clivages qui nous traversent et les mots qui les incarnent. « Nous ! » Propose d’examiner les trois mots d’usage courant : 

Immigration, Assimilation, Intégration.

Ces mots ont traversé les époques et les débats, les replacer dans leur contexte historique et retracer leur évolution de sens permet d’en saisir les prolongements contemporains et peut-être dépasser les clivages pour faire société commune.


16h-18h : Débat (table ronde)
l’Immigration en France, le défi d’une citoyenneté effective ?
> Salle des fêtes de Vandoeuvre – Vandœuvre-lès-Nancy

 

Le modèle français d’immigration est passé d’une logique d’organisation de l’immigration par les principales branches du fordisme (sidérurgie, textile, automobile, BTP, mines…) jusque dans les années 1970 à la mise en place de contrats bilatéraux avec les pays d’origine concernant des personnels qualifiés et peu qualifiés. Les années 2000 se traduisent par la mise en œuvre d’un régime hybride : d’un côté un régime qui cherche à se rapprocher du modèle d’immigration sélective à des fins d’emploi (la liste des métiers), de l’autre un rapprochement du régime sud-européen d’immigration d’ouverture ou de fermeture en fonction des rythmes de croissance économique. Mais il ne s’agit pas de confier à la politique d’immigration le rôle de gérer à long terme les problèmes structurels du marché du travail…

Les intervenants et le public échangeront sur l’avenir de l’immigration en France : Immigration choisie, impact de l’immigration sur l’économie française, politique nord/sud…

 


19h30-00h : Soirée/concert
> Salle des fêtes de Vandoeuvre – Vandœuvre-lès-Nancy

 

19h30-22h00 : Les Gnawa sont des musiciens guérisseurs organisés en confréries autour d’un maître (Maâlem). Ils seraient les descendants d’esclaves d’origine ghanéenne arrivés au Maroc au XII -ème siècle.
Black Koyo est une troupe de Gnawa installée à Bruxelles. Le maître du groupe est Hicham Bilali, né à Fès de mère Marocaine et de père sénégalais, il a baigné depuis tout petit dans la musique gnawa. Il fait ses débuts à l’âge de 18 ans aux côtés du grand maître Hamid Dkaki avec lequel il a grandi, qui lui a transmis le savoir ancestral de la culture gnawa. Par la suite, il accomplit le rite de passage auprès des plus grands maitres à travers le Maroc, notamment Hmed Bakbo, Mokhtar Guinea, Fadel, etc.

22h00-22h45 : Dabke syrienne

22h45-00h00 : les genres musicaux populaires dits « chaâbi » de l’arabe : بعش ,šaʿab « peuple » : le chaâbi algérien ; le shaabi (en), ou chaâbi égyptien ; le chaâbi marocain ; le chaâbi tunisien.

 

Tarifs CONCERT : Plein : 10 € – Adhérents/Etudiants/Chomeurs

 

 

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Journée internationale des migrant-e-s 18 décembre

Nous, Collectifs de Sans-papiers et MigrantEs, Syndicats, Associations et Marche des Solidarités appelons à des manifestations et rassemblements dans tout le pays le 18 décembre à 18h à l’occasion de la Journée Internationale des MigrantEs.

Nous marcherons toutes et tous ensemble pour affirmer avec encore plus de vigueur : « Égaux. Égales, personne n’est illégal ».

Nous marcherons pour la ratification par la France de la « convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et ces membres de leur famille » adoptée par l’ONU le 18 décembre 1990 et qui vise à garantir l’égalité de traitement entre travailleurs et travailleuses frarçaisEs et immigréEs.

Nous marcherons pour stopper la montée des nationalismes, te développement du fascisme et de toutes les formes de racisme.

Nous marcherons en mémoire des dizaines de milliers de femmes. d’enfants et d’hommes mortEs sur les routes de la migration, victimes des frontières et des politiques meurtrières des gouvernements des pays les plus riches de la planète et de leurs complices.

Nous marcherons pour la liberté de circulation, pour la fin du système de Dublin, l’abandon de la Directive retour et la fermeture des centres de rétention.

Nous marcherons contre l’idée fausse que l’immigration crée du dumping social, pour la régularisation des sans-papiers et pour l’égalité des droits de toutes et tous.

Nous marcherons pour soutenir et amplifier les grèves et luttes des Sans-Papiers pour obtenir leur régularisation et la justice sociale.

A l’heure où le gouvernement annonce des mesures sans procèdent : immigration
« choisie » privation – pour les demandeurs d’asile – d’accès à la protection maladie pendant les trois premiers mois après le dépôt de leur demande, durcissement des conditions d’accès à l’Aide Médicale d’Etat (AME). Nous marcherons pou’ affirmer que l’égalité ne se discute pas, elle doit être mise en oeuvre, maintenant.

C’est la précarisation générale et la remise en cause des acquis sociaux par les politiques répressives et d’austérité menées par les gouvernements successifs. spécialement celui d’Emmanuel Macron. qui exacerbent les discours de haine, accroissent la pauvreté et le repli sur soi dans la population.

C’est en luttant ensemble que nous pourrons nous battre efficacement pour une société meilleure, solidaire et égalitaire.

 

Rendez-vous

  • Journée internationale des migrant-e-s 
    Le mercredi 18 décembre 2019 à 18h00 
    Place de la République – Paris

 


Liste des 130 premiers signataires :

CISPM, CSP 75, CSP 93, CSP 95, CSP Paris 1, CSP Paris 20, CSP Schaeffer d’Aubervilliers, CTSP Vitry, Droits Devant, Gilets Noirs en lutte, Syndicat des travailleurs-euses sans-papiers de Rennes

CGT, CNT, CNT-SO, Emancipation tendance intersyndicale, FSU, SAF, Union Syndicale Solidaires,

Accueil Réfugiés Bruz, Ah Bienvenue Clandestins, Artisans du monde 06, autremonde, Association Bagagérue, ACE 35, ACDA, ACORT, ACTIT, AdN, ADTF, Association embrunaise « Chemins Pluriels », AEFJN, AFD International, AFJD, AMDH Paris-IDF, AMF, APICED, ASIAD, ATMF, ATTAC, autremonde, Carré Geo & Environnement, Cedetim, Cent pour un pays d’Apt, Centre Anacaona Droits Humains Haïti, Citoyens Solidaires 06, Collectif Chabatz d’entrer de Limoges, Collectif Faty Koumba, CIVCR, Collectif Icare 05, Collectif La Chapelle Debout, Collectif Loire « Pour que personne ne dorme à la rue », Collectif MigrantEs Bienvenue 34, Collectif pour l’égalité des droits-Rive droite, Collectif Réfugiés de Vaucluse, Collectif de soutien de l’EHESS aux sans-papiers et aux migrant-es, Collectif Paris 20ème Solidaire avec tout-e-s les migrant-e-s, Collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri, Collectif vigilance pour les droits des étrangers Paris 12, Comité Adama, Comité Justice et Vérité pour Lamine Dieng, Coordination Iséroise de Solidarité avec les Etrangers Migrants, Copaf, CRID, CRIDEV, CRLDHT, D’ailleurs nous sommes d’ici Bas-Rhin, DECLIC-Femmes, D’Ici ou D’Ailleurs Rennes, DAL, DIEL, Emmaüs France, EGM, EGM Kayes-Mali, Extinction Rébellion Rennes, Fasti, FCPE 06, FTCR, Femmes Egalité, Femmes en lutte 93, Femmes Plurielles, Fondation Frantz Fanon, FUIQP, Gisti, Habitat et Citoyenneté, inFLEchir, Jarez Solidarités, L’Auberge des Migrants, LDH, Marche des Solidarités, MAN, Mouvement de la Paix, MRAP, Paris d’Exil, Planning Familial 06, Quartiers Nords Quartiers Forts, Québriac Migrants Solidarité, RESF, RESOME, REMCC, Réseau Foi et Justice Afrique Europe, Réseau IDD, Roya Citoyenne, RUSF Paris 1, RUSF Paris 8, Soutien Migrants collectif 06, Survie, Syndicat des Quartiers Populaires, TPC Maison Solidaire, UJFP, UTAC, United Migrants, Utopia, Vallées solidaires 06, WISE, ZSP18,

EELV, Ensemble, GAT Réfugiés migrants FI35, NPA, PCF, PCOF, PEPS, PG, PIR, SKB, UCL 77

 


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Les peuples en mouvement : rencontre débat et soirée interculturelle à Aix en Provence

l’Association des Travailleurs Maghrébins de France Aix en Provence avec le soutien de l’Atmf national organise une rencontre débat et soirée interculturelle

le 14 décembre  2019

au Centre Social et Culturel Château de l’Horloge

50, place Château de l’Horloge

13090 Aix en Provence

 

Programme

16h : Accueil

17h – 19h30 : Rencontre débat

Dans plusieurs pays du monde :

Les peuples en mouvement pour la dignité,

la justice sociale, la liberté et la démocratie !

 

Avec l’intervention de :

– Amel Sansal : Collectif pour une Alternative Démocratique et Sociale en Algérie

– Ali Bensaad : Universitaire algérien

– Linda Al Obahi : Universitaire yéménite

– Katia Sahel : Réalisatrice libanaise et militante des Droits Humains

– Un ou une intervenant-e du comité Chili Amérique latine

– Aboubakr Jamaï : Journaliste et universitaire marocain

 

19h45 : Restauration

21h : Soirée musicale avec le groupe SADQI

 

Entrée libre

Participation au repas 5 €

Contact : 0952700982

Mail : atmf13@yahoo.com

Site web : www.atmfaix.fr

 

 

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La précarité tue là-bas et ici

De la Tunisie à la France « des droits de l’Homme »

On s’immole, de précarité

Anas l’a fait, à tout juste 22 ans

Etudiant, fils des banlieues en détresse

Une détresse partagée par tous les pauvres de France

Une même origine, le système politico-financier :

Résolument, « On n’est pas du même camp »

 

Pour les uns : une moyenne de 5 millions d’euros par an quand on est patron du CAC 40.

Pour les autres : des licenciements massifs, des indemnisations de misère contre des primes honteuses à leurs PDG.

Pour les uns : les cadeaux fiscaux et les allègements.

Pour les autres : plus d’efforts, plus de rigueur et une attaque planifiée de tous les acquis sociaux.

 

Avec 9,3 millions de personnes vivant en dessous du seuil de la pauvreté, 14,7% de la population, 200 000 Sans Domicile Fixe, la France d’en bas souffre. Elle s’est levée. Elle s’est soulevée, incarnée par le mouvement des Gilets jaunes, comme l’a fait avant lui et encore aujourd’hui, la jeunesse stigmatisée des banlieues délaissées.

 

Comme unique réponse les gouvernants opposent mépris, Flash Ball, grenades, tirs de LBD, mutilant et condamnant tous ceux qui osent s’opposer à leur dictat, choisissant définitivement le camp de la minorité riche.

 

20% des étudiants partagent le sort des damnés de la France Anas K. en fait partie. Il s’est immolé devant le CROUS accusant et désignant les coupables : «Si je vise le bâtiment du Crous à Lyon, ce n’est pas par hasard, je vise un lieu politique, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche et par extension, le gouvernement».

 

Anas a voulu protester, dénoncer, mais emporté par son désespoir extrême, au prix de sa vie. Le même désespoir qui a mené au printemps arabe et à l’hiver français.

 

La précarité tue là-bas et ici. Sur la terre ferme comme en mer.

Elle a pour logique la délinquance antisociale et la violence étatique.

Elle a comme origine, la couleur du « bénéfice max ».

 

Pour Anas, pour tous les mutilés des Gilets jaunes, pour tous les réprimés des soulèvements populaires, pour tous ceux qui défendent leurs emplois, pour ceux qui n’en ont pas, pour ceux qui se battent pour leur survie, pour ceux qui résistent, pour nos enfants, pour nos jeunes, pour nos vieux,

 

Sans distinction aucune, Nous revendiquons :

Le droit à une vie digne

 

Le droit à l’universalité des droits effectifs :

Travail, Logement, Education, Santé, Transport, Revenus de vie et non de survie,

Liberté et Démocratie

 

Nous promettons d’être tous ensemble pour exiger :

le partage de ce qui nous appartient : nos richesses

 

RDV le 5 décembre 2019 pour une mobilisation nationale

 

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Pour une manifestation massive contre l’Islamophobie – 10.11.2019 à Paris

« Celui qui ne sait pas est un imbécile, celui qui sait et ne dit rien est un criminel »

L’extraction de cette phrase de son contexte des années 1930 est à la fois difficile et juste, ajustée et légitime, par ces temps que la communauté musulmane ou de culture musulmane et ses soutiens traversent en France.

Nous adressons cet appel solennel et historique, pour nous, à tous ceux qui sont ou se sentent touchés par l’opprobre islamophobe dont le contenu et les buts sont aussi honteusement et clairement politiciens et électoralistes. Le temps de la manifestation dans les rues et l’occupation des places publiques est revenu. Le cri et la colère forment la seule réponse politique à la hauteur de la chape de terreur relayée par des intellectuels imposteurs, clonés par la «zémmourisation» médiatique des esprits.

C’est à nous toutes et tous de participer massivement à la manifestation du 10 novembre 2019 et aux mobilisations qui suivront. De ce point de vue moral et politique, indissociables, on n’a plus le droit de «suivre» les manifestations publiques confortablement assis devant les insultants plateaux de télé ou/et derrière les écrans des Smartphones.

Venez ! Revenez ! Pour dire notre refus à ce qu’une partie de la population de France soit livrée en curée sur la place publique. Pour continuer notre combat contre toutes les formes des discriminations, pour la justice sociale et l’égalité pour toutes et tous.

Ensemble, plus de que jamais, continuons nos luttes communes!

Rendez-vous dimanche 10 novembre 2019

13h30 Gare du Nord – Paris

 

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54 anniversaire de l’enlèvement et de la disparition de Mehdi Ben Barka

 

 

Appel_29_Octobre_2019

DÉCÈS DE NICOLE JAMI ET HENRYANE DE CHAPONAY COMMUNIQUÉ DE L’INSTITUT MEHDI BEN BARKA – MÉMOIRE VIVANTE L’Institut Mehdi Ben Barka – Mémoire vivante et le Comité pour la vérité dans l’enlèvement et la disparition de Mehdi Ben Barka sont de nouveau en deuil. Après Louis Joinet fin septembre 2019, nous déplorons avec beaucoup de tristesse les pertes successives de deux autres membres du Comité pour la vérité intervenues les 8 et 10 octobre derniers. Nicole Jami, avocate engagée contre les inégalités et la défense des droits des exclus, était une amie de longue date de notre famille et pleinement impliquée dans le combat pour la vérité et la justice. Ses conseils, sa disponibilité, sa vitalité nous étaient précieux autant que sa gentillesse et sa générosité. Nos pensées vont à Antoine, son mari et Pierre, leur fils. Henryane de Chaponay avait consacré sa vie à la lutte contre les inégalités et à la promotion des droits humains, l’éducation populaire, et le rapprochement des cultures, notamment au Maroc et en Amérique Latine. Après l’enlèvement et la disparition de Mehdi Ben Barka à Paris en octobre 1965, elle met toute son énergie au service du Comité pour la Vérité (présidé par François Mauriac puis par CharlesAndré Julien) dont elle est la secrétaire. Jusqu’à sa mort, elle n’a cessé de mener ce combat pour la vérité, la justice et la mémoire. Deux jours avant sa disparition, elle avait accepté de signer une tribune sur l’affaire. Nous garderons d’elle l’image de son sourire et la force de son optimisme et de ses convictions. Nicole et Henryane vont beaucoup nous manquer, tant par leur présence que pour leurs qualités humaines. Leur souvenir ne pourra que renforcer notre détermination à poursuivre notre combat pour la vérité, la justice et la mémoire.

Fait à Paris le 12 octobre 2019

Bachir Ben Barka Président de l’Institut Mehdi Ben Barka – Mémoire vivante

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Maroc : Le jugement de la honte

L’affaire d’arrestation de la jeune journaliste marocaine Hajar Rissouni et ses co-accusés a pris un grave tournant avec le jugement inique prononcé le 30 septembre 2019 :  Hajar et son fiancé condamnés à un an de prison ferme pour « avortement illégal », »rapport sexuel hors mariage », son gynécologue à 2 ans de prison ferme, l’anesthésiste d’un an de prison avec sursis et la secrétaire de la clinique à 8 mois avec sursis.

Après la criminalisation des mouvements sociaux (Rif, Jérada) et les lourds jugements prononcés, ainsi que l’emprisonnement de journalistes de la presse libre ( Hamid Mahdaoui, Taoufiq Bouachrine), la jeune Hajar se retrouve elle aussi derrière les barreaux en application d’articles rétrogrades du code pénal afin de la faire taire et la jeter en pâture à la voix populaire. 

Après le musellement des mouvements sociaux pacifiques, nous voilà face à une « police des moeurs » et une justice aux ordres qui s’attaquent aux libertés individuelles et au droit de la femme à disposer de son corps.

Face à cette grave dégradation des libertés nous sommes plus que jamais déterminés à lutter pour que :  

– Hajar et ses co-accusés retrouvent la liberté immédiatement;

– Les articles 490, 129, 454 du code pénal soient abrogés;

– L’ensemble des prisonniers politiques et d’opinion soient libérés.

 

Paris, le 1er octobre 2019

 


Premiers signataires :

Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM)- France, Association des Marocains en France (AMF), Association Marocaine des Droits Humains – AMDH-Paris/IDF-France, Immigration Développement Démocratie ( IDD ), Plateforme Euro-Marocaine Migration, Développement, Citoyenneté et Démocratie (MDCD), Asbl Na’oura – Belgique, Association Khamsa – France

 

 

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Graves atteintes aux droits humains au Maroc !

Le 31 aout 2019 la jeune journaliste marocaine Hajar Raissouni a été arrêtée à la sortie d’une clinique médicale de Rabat par des policiers en civil pour « avortement illégal » et « débauche » (relation sexuelle hors mariage). Son fiancé (universitaire soudanais), le médecin qui l’a auscultée ainsi que ses 2 collaborateurs ont été de même arrêtés.

La journaliste est connue pour ses articles critiques concernant la politique de l’Etat marocain notamment la couverture du mouvement social appelé Hirak du Rif et des lourdes peines infligées à ses militants allant jusqu’à 20 ans de prison.

Cette violation flagrante des droits élémentaires de la personne illustre l’instrumentalisation du pouvoir en place de dispositions juridiques iniques pour faire taire toute voix discordante. En effet, la police judiciaire transformée en « police des mœurs » s’appuie sur des articles du code pénal qui criminalisent les rapports consentis hors mariage et les avortements dont un certain nombre de femmes sont obligées d’y recourir.

Cette affaire illustre le degré de violence institutionnelle envers les femmes en premier lieu, ainsi que l’ensemble des citoyens, le bafouement du droit des femmes à disposer de leur corps et la manipulation politique envers les journalistes qui dérangent.

Nous associations, organisations politiques éprises de justice exprimons notre indignation pour ces pratiques cherchant à museler les voix libres en s’appuyant sur des lois liberticides moyenâgeuses.

Réclamons : 

– La libération immédiate de Hajar, son mari, son médecin et ses 2 collaborateurs ;

– Le respect des conventions internationales dont le Maroc est signataire notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques adopté par l’Assemblée Générale des Nations Unies le 16 décembre 1966 ;

– L’abrogation des dispositions liberticides du code pénal marocain, notamment les articles 490, 129, 454.

Paris, le 12 septembre 2019 

NB : Le verdict du tribunal de première instance de Rabat sera prononcé lundi 30.09.2019

 

Premiers signataires :

Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM)- France, Association des Marocains en France (AMF), Association Marocaine des Droits Humains – AMDH-Paris/IDF, Association Naoura – Belgique, Association EMCEMO – Pays Bas, Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT)- France, Immigration Développement Démocratie ( IDD ) – France, Plateforme Euro-Marocaine Migration, Développement, Citoyenneté et Démocratie (MDCD), Association Khamsa solidaire ici et ailleurs- France, Coordination Maghrébine des Organisations des Droits Humains (CMODH), Comité de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie – Belgique, Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP-France), SOS migrants ASBL – Belgique, Réseau féministe « Ruptures » – France, Femmes solidaires – France, Egalité femmes – France, Agir pour le changement et la démocratie en Algérie (ACDA) – France, Ligue des Droits de l’Homme (LDH) – France, AFAPREDESA, L’ACORT, MRAP